Glossaire : Key

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N°9 de la série sur l'Exposition

the predominant tone of a photograph with respect to its lightness or darkness

La tonalité prédominante d'une photographie en ce qui concerne sa luminosité ou son obscurité

— Webster Dictionnary

Glossaire : Exposition

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N°8 de la série sur l'Exposition

Quantité totale de lumière qu'on laisse frapper la surface sensible pour la formation de l'image latente*. Notez que quelles que soient les conditions de lumière, la pellicule [le capteur] doit recevoir la même exposition

— John Edgecoe - Manuel pratique de la photographie de nu

*Image Latente : Image disponible dès que la surface sensible a été exposée. En argentique l'image est latente tant que le film n'a pas été développé. En numérique, l'image est latente tant que le fichier RAW n'a pas été développé par le logiciel de développement RAW

"Comment évaluer une photo ?" par Mark Clennon

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Comment évaluer une photo ?

Certains critères sont objectifs mais d’autres sont beaucoup plus subjectifs.

En jugeant de la qualité d’une photographie il est important de l’aborder sous ses principaux angles, en premier lieu sur les aspects « techniques » : son sujet, sa composition, sa lumière et la technique photographique pure utilisée pour la réaliser.


[...] Étant donné que les images sont jugées par des êtres humains et non par des machines, il y a aussi une série de critères subjectifs.

Notamment parce que la photographie est une forme d'art qui s'est - heureusement - émancipée il y a longtemps sur le fait de n’'être qu'une simple représentation de la réalité.


[...]  C'est la transformation ulterieure qui rend un shoot artistique, la variation entre la réalité et la façon dont elle est dépeinte. C'est dans cette variation que réside la valeur ajoutée et elle est intimement liée à la vision spécifique du photographe.

 

[...] Lors de la "lecture" d'une image, ainsi que lors de sa prise de vue, le bagage culturel et visuel du spectateur et du photographe joue un rôle fondamental parce que c'est l'un des éléments qui, inconsciemment, influenceront à la fois l'évaluation par l'examinateur de cette image et l'approche du photographe pour la réaliser.

 

—— Mark Clennon

 

La mesure de la lumière en numérique

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N°7 de la série sur l'Exposition

Mesure de la source en studio

 

  • On règle le flashmètre pour afficher la sensibilité iso de son boitier

  • On règle également la vitesse. En studio le temps d'obturation n'a pas d'importance mais il ne doit pas dépasser la vitesse de synchro

  • On règle de Flashmètre en priorité T (temps d'exposition)

  • On choisit ensuite un diaphragme que l'on affichera sur son boiter. par exemple ƒ/5,6

  • On place le flashmètre devant le visage du sujet, sphère rentrée (90°) en direction du centre de la source, en commençant par la keylight. En mesurant ainsi on va "attraper" les hautes lumières de la scène.

  • On règle les autres sources s'il y en a, en utilisant la même méthode, en laissant tous les flashs allumés, afin que la mesure prenne en compte le chevauchement des sources.

  • Note : on peut faire la mesure sur soi-même en l'absence du modèle. Cela permet d'etre prêt à son arrivée.

  • On règle la puissance du flash par mesures successives jusqu'à afficher sur le flashmètre, le diaphragme choisi.

  • Pour optimiser l'exposition, on règlera la lumière jusqu'à obtenir "ƒ/5,6 + 1,33 IL" soit ƒ/9 dans notre exemple.
     

De l'usage de la sphère rétractable

 

En position rentrée, la lecture se fait à 90°, ce qui est utile pour isoler ce que l'on veut mesurer sans prendre en compte une autre source ou même les réflexions de la lumière dans la pièce ou autour de la source.

En position sortie, la lecture se fait à 180°, ce qui sert à intégrer le sujet mesuré dans son environnement (d'ou le nom de "Sphère Intégratrice") en mesurant la source, ses réflexions sur l'environnement ainsi que l'influence des autres sources éventuelles.

Voici les principaux modes d'utilisation de la Lumisphère : 
 

  • Lumisphère rentrée : Mesure de la source en studio en direction et au centre de la source. On fera une telle mesure pour la source principale et pour les sources secondaires.
  • Lumisphère sortie : Mesure en lumière naturelle. La plupart du temps, on dirigera la sphère en direction de l'appareil photo, car la source (le soleil) est "partout". 
  • Lumisphère sortie : Mesure en lumière mixte, en intérieurs ou en exterieurs. On dirigera la sphère en direction du flash afin que celle-ci prenne en compte l'addition des deux sources. Le Flashmètre Posemètre donnera le % de lumière flash (et par déduction, celui de lumière ambiante)
  • Lumisphère sortie : Mesure de contraste. lorsque l'on fait ce type de mesure, on dirige la sphère vers l'appareil photo, car le contraste varie avec le point de vue. Or le point de vue pour votre photographie sera celui de l'appareil photo.
  • Lumisphère rentrée : Mesure de contraste dans certains cas tres particuliers comme par exemple la mesure d'un contraste sur une surface plane (tableau) ou dont les deux points de mesure sont tres proches (sur le visage par exemple). lorsque l'on fait ce type de mesure, on dirige la sphère vers l'appareil photo. Nous aborderons ce type de mesure de contraste ultérieurement

 

Quel flashmètre choisir ?

 

Les Sekonic 358, 478, 758 et 858 possèdent une lumisphère (sphère) rétractable. Ils possèdent aussi la touche ∆EV qui permet de mesurer les écarts de contratse et de les exprimer en ILs et 1/10e d'ILs en lecture directe. C'est entre autres parce qu'il n'en possède pas que nous ne recommandons pas le 308. Un flashmètre fonctionne avec N'IMPORTE QUELLE MARQUE DE FLASH.

L'optimisation de l'exposition pour le numérique

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N°6 de la série sur l'Exposition

 

Définition 

L'optimisation pour le numérique consiste à décaler l'exposition vers les valeurs claires, afin que l'aquisition de l'image par l'appareil photo, se fasse sans pertes. Cette optimisation tire parti de la manière dont les données informatiques sont réparties au moment de la conversion Analogique (image saisie par le capteur) vers Numérique (conversion numérique puis traitement numérique des données provenant du capteur). Il ne s'agit pas de théorie, mais d'un manière de procéder que - au moins à titre personnel - j'ai utilisé sur des dizaines de milliers de photos.

 

Pourquoi optimiser ?

Parce que les données numériques sont organisées de manière a privilégier les hautes lumières.

Si on ne décale pas l'exposition, non seulement on perd l'avantage de ce privilège sur les hautes lumières, mais en plus on pénalise les basses lumières. Ceci reste valable même pour les capteurs les plus récents, y compris les "iso invariants" Sony
 

Note : en argentique négatif, on peut surexposer volontairement de 1IL un néga noir et blanc afin de tirer un meilleur parti des valeurs sombres. En diapo, on peut parfois sous-exposer de 1/2 IL pour saturer les couleurs. Cette optimisation d'exposition n'est donc pas quelque chose de nouveau
 

Vous trouverez en bas de l'article, davantage d'explications techniques sur ce point.

 

Comment fait-on pour optimiser ?

On va décaler l'exposition de +1,33 IL, mais uniquement dans le cas de la mesure incidente au flashmètre/posemètre. Concrètement, si vous photographiez à ƒ/4 sur votre boitier, vous réglez votre flash pour ƒ/6,3. Evidemment en procédant ainsi, l'appareil photo va vous dire que votre image est surexposée. Il n'en est rien. Les appareils photo sont construits pour tous types de public, en mesure préventive de vraies surexpositions. Optimiser à +1,33 IL n'est pas une surexposition. Non seulement les données ne sont pas abimées par "trop de lumière", mais elles ne sont pas non plus abimées par "manque de lumière".

 

Démonstrations

Vous trouverez ci-dessous des tutos anexes qui démontrent, images à l'appui, que l'optimisation fonctionne et comment elle fonctionne 

 

De manière simple, comment ce chiffre à t-il été déterminé ?

On peut le constater par approche graduelle. Si on met un peu plus que 1,33, les hautes lumières seront réellement abimées (cramées). +1,33 correspond donc très précisément au décalage maximum vers les valeurs claires, mais sans détruire les hautes lumières. C'est donc le décalage optimum.
Cette valeur s'applique à tous les boitiers, pour tous les formats (APSC, 24x36, Moyen Format). A ma connaissance il n'existe aucun boitier qui demanderait une autre valeur d'optimisation. mais si vous en entendez parler, n'hesitez pas à m'en faire part.

 

Pour une explication plus technique de la manière dont ce chiffre est déterminé,  vous trouverez en bas de l'article, davantage d'explications sur ce point.

 

Quel type de mesure ?

Attention, cette valeur d'optimisation de +1,33 n'est valable que dans le cadre d'une mesure incidente au flashmètre/posemètre. L'optimisation en mesure réfléchie est possible, mais elle demande une interprétation, ce qui implique une grande maitrise, une parfaite connaissance de son matériel et des différentes situations qui peuvent se présenter.

 

Pourquoi ne pas optimiser dans Lightroom ?

L'optimisation doit impérativement se faire à la prise de vues. Une fois que la photo à été prise, les données sont irrémédiablement perdues si on n'a pas optimisé. Augmenter de +1,33 dans un logiciel ne créera pas des données qui n'existent pas. En revanche, ca mettra en évidence l'abscence de ces données perdues par des effets indésirables : postérisation (effet de "vagues" dans la couleur ou dans les niveaux de gris), dégradés "cassés", bruit numérique, destruction des couleurs (peau humaine de couleur rouge brique), etc

 

Doit-on systématiquement optimiser ?

Il n'y a à priori aucune raison de ne pas le faire. Cependant, l'appareil prendra tout de même la photo, même si vous n'optimisez pas. Le fichier sera simplement moins "souple" et vous prendrez le risque de faire apparaitre des défauts visibles dans le traitement (postérisations, artefacts, bruit vidéo, couleurs abimées, etc). Il n'est pas plus difficile d'optimiser que de ne pas le faire. 

 

Exposer à droite

Plutot que d'utiliser le terme "Exposer à droite" qui peut être trompeur et qui est tres rarement compris, je préfère utiliser le terme de "Optimiser l'exposition pour le numérique"

Références

Données avancées : Comment le chiffre  de +1,33 à t-il été déterminé ?
(Merci à David Pons pour le schéma et le texte de ce chapitre)

La cellule d'un appareil, comme celle d'un flashmètre/posemètre, est calée pour qu'un gris neutre qui réfléchit 18% de lumière apparaisse sur l'image comme un gris moyen de luminance 50% (0% étant le noir et 100% du blanc pur).

 

Une feuille de papier, ou toute autre surface blanche non spéculaire (blanche mais qui ne réfléchit pas comme un miroir) se situant dans la scène apparaitra sur l'image comme un gris très clair à 95% environ.

 

Cette partie étant justement la plus claire de la scène (puisque blanche), il reste malgré tout l'équivalent de +1.33 IL avant écrétage.

 

Il est alors souhaitable d'exposer en se décalant de cette valeur pour que les parties blanches de la scène se situent à presque 100% (99.8%).

 

L'exposition sera alors optimisée pour un échantillonnage numérique le plus "fin" possible.

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Sur le schéma, EV=0 est le calage du gris 18% donnant une luminosité sur l'image de 50% (c'est le calage d'une cellule/flashmètre/posemètre).

 

Une feuille de papier sera alors plus claire d'environ +2 IL (environ 2 diaphragmes). Un capteur écrétant à + 3.33IL (quelques variations selon les marques), on a donc encore +1.33 IL de surplus qu'on peut utiliser.

 

La valeur +1.33 IL permet d'exposer "au plus clair" sans surexposer, c'est à dire sans saturer/déborder le(s) capteurs/photosites."

Données avancées : L'acquisition des données en 14 bits


Un capteur numérique transforme la lumière en signaux électriques. Il délivre donc un signal analogique. C'est lors de la conversion Analogique / Numérique réalisée par le processeur de l'appareil photo, que les données sont converties en numérique, codées et stockées. à Ce stade, l'information est brute (RAW) et on ne parle pas encore d'image.

 

Optomisation, profondeur d'échantillonnage et dynamique

 

La plupart des appareils actuels codent l'information sur une profondeur de 14 bits. Pour faire simple, la profondeur désigne la richesse de l'information stockée. Plus le nombre de bits est important, et plus une même information sera codée "finement". La profondeur de codage n'a aucune incidence sur la dynamique qui elle, dépend du rapport signal / bruit. La grande majorité des Moyens Formats codent l'information sur 16 bits.

 

Découpage de l'information

 

Important : Les données ci-dessous concernent bien l'échantillonnage, et non pas le dématriçage. La manière dont le dématriçage opère, ne remet pas en question la manière dont va varier profondeur d'échantillonnage.

 

14 bits équivalent à 2^14 (2 puissance 14) nuances pour chaque couche RVB, soit 16384 nuances par couche.

Si on divise le spectre lumineux par 5, on pourrait penser à première vue que chaque partie recevrait 1/5eme de ces 16384 bits pour conserver l'information, soit environ 3276 nuances par couche pour chaque zone du spectre. Il n'en est rien.

 

En fait, c'est la motié de ces 16384 nuances qui va servir à stocker les tres hautes lumières, puis à nouveau la moitié pour les hautes lumières, etc

Ce qui donne : 
 

  1. Tres hautes lumières : 8192 nuances par couche RVB
  2. Hautes lumières : 4096 nuances par couche RVB
  3. Valeurs moyennes : 2048 nuances par couche RVB
  4. Basses lumières : 1024 nuances par couche RVB
  5. Tres basses lumières : 512 nuances par couche RVB

 

On voit donc que cette répartition des informations induit plusieurs conséquences : 

  • Le dernier IL, la zone des Tres Hautes Lumières, contient à lui seul autant d'informations que les tous les autres réunis.
  • Une sous exposition de 1 IL revient donc à perdre irrémédiablement 50% des nuances disponibles. Les informations seront bien là, mais elles seront disponibles avec deux fois moins de nuances.
  • La qualité des couleurs et notamment celles utilisées dans la restitution de la peau humaine est affectée. Si on tente d'éclairicir une photo sous-exposée, la peau pourra prendre des tonalités rouge brique ou marron terracota, car les subtiles nuances nécessaires pour rendre la peau correctement n'existent pas. Et le logiciel sera incapable de les reconstituer. Sous-exposer altère ou détruit les couleurs, et ce, même sur les systemes récents.
  • Pour que les hautes lumières de la scène soient échantillonnées avec 8192 nuances par couche, il est indispensable d'optimiser l'exposition. Si on ne le fait pas, ces hautes lumières seront échantillonnées sur seulement 4096 nuances. Bien évidemment, toutes les autres valeurs seront décalées également.
  • De ce fait, même pour une image ne présentant pas de hautes lumières et seulement des basses lumières (un low key par exemple) l'optimisation est nécessaire afin de doubler la profondeur d'échantillonnage

A ma connaissance, tous les systemes actuels fonctionnent de cette manière, même si les capteurs s'améliorent, l'échantillonnage lui, suit toujours le même principe. Mais si une nouvelle technologie est un jour mise au point, nul doute que nous en serons informés.

HighKey et surexposition

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Certaines personnes qualifient de "surexposées" des photos qui sont tout simplement "HighKey" ou développées de manière claire (sur la peau notamment)

 

Il s'agit là de confusion.

Il y a confusion entre EXPOSITION et LUMINOSITE

 

Une image peut parfaitement être réglée en luminosité claire, voire être trop lumineuse alors qu'elle a été CORRECTEMENT EXPOSEE (au flashmètre notamment)

 

Ce sujet est l'un des plus mal compris en photo.

 

Nous allons donc faire une démonstration sur ce thème.

 

Voici l'image tous réglages a zéro. pas de photoshop, lightroom seulement, exposition réalisée au flashmètre. Juste en dessous, l'écran Lightroom

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Voici l'image développée "high key", toujours dans lightroom, puis l'écran Lightroom

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Voici l'image développée "trop clair" : on perd du modelé.

le fichier pourrait encaisser largement plus que cela avant de "cramer". Ce n'est pas pour autant que l'on doit éclaircir à outrance. Il faut conserver le meilleur compromis entre luminosité et modelé.

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Voici ce que peut encaisser le fichier avant cramage (et encore, je pourrais aller plus loin en touchant aux hautes lumières)
Un fichier correctement exposé peut donc encaisser dans ce cas +3,22 ILs au développement sans problèmes
Mais pour le développement, j'ai choisi un éclaircissement de +0,92 seulement

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Glossaire : Le Falloff

Le Falloff (Incorrectement orthographié FALL OFF) est le fait que la lumière s'atténue de haut en bas, depuis la zone la plus claire, jusqu'a la zone la plus sombre de l'image, par exemple entre la tête et les pieds. Ce phénomène est NORMAL, RECHERCHE, REGLABLE et MESURABLE

Tout comme les plus grands maitres en photographie, vous pouvez utiliser le Falloff pour donner de l'expressivité à vos images

Photo : Sigrid Agren par Patrick Demarchelier pour Vogue

Glossaire : Le nom des sources selon leur rôle

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Selon leur rôle et leur positionnement, les sources prennent un nom différent :

 

  • Key Light (lumière clé) : c'est la source principale et celle par rapport à laquelle les autres sont "calées". Elle est généralement réglée plus fort que toutes les autres sources.
  • Fill Light (lumière de remplissage) : cette (ou ces) source(s) est destinée à remplir l'ombre créée par une autre source.
  • Rim Light (lumière de contour), Back Light (lumière de l'arrière) ou Edge Light (lumière de bordure) : Ces sources dessinent un filet de lumière sur le pourtour du sujet. elle sont en général situées en contrejour
  • Contre (lumière de contrejour) : source positionnée en direction de l'appareil photo. Une Rim Light est en général positiionnée en contrejour
  • Hair Light : lumière dirigée sur les cheveux
  • Background Light : Lumière ponctuelle dirigée sur le fond OU lumière éclairant le fond.

Pourquoi le choix du diaphragme est-il un facteur majeur ?

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La raison est éditoriale. 


La réponse n'est pas un absolu. Mais elle vous explique pourquoi le choix du diaph doit être laissé au Photographe (ou au directeur artistique) : 

 

  • Il est tres important que le diaph soit constant pour que la Profondeur De Champ soit constante, dans la mesure du possible
  • D'une manière générale, il faut essayer également de garder une distance de PDV constante, là aussi pour que la Profondeur De Champ soit constante, tout comme le point de vue

Pour les raisons suivantes : 

 

  • Si vous faites des séries éditoriales (comme pour un édito magazine) votre série sera UNIFORME. D'ailleurs il peut arriver que le DA du magazine vous donne le diaph a utiliser (même s'il ne l'exprime pas de manière technique)
  • Idem si vous faites des séries artistiques. La photographie n'est pas exclusivement la photo unique, il fait etre capable de réaliser des séries
  • Si dans votre portfolio vous avez des images à toutes les Profondeur De Champ, cela va donner une impression de travail chaotique et non uniforme. cela va impacter votre style.
  • Un diaph peut etre imposé pour raison artistico-technique. En coiffure par exemple, il va falloir davantage de Profondeur De Champ (tout dépendra de la demande du client) car on peut vouloir que le travail de coiffure soit dans la zone nette

 

Il s'agit de recommandations d'ordre artistique basé sur ce que j'ai pu expérimenter. Pas de règles absolues. Il y a bien entendu des exceptions.

 

  • Pour des raisons de qualité optique, il ne faut cependant pas trop fermer, sauf avec les optiques "premium" comme les Leica M ou les Hasselblad MF
  • Cependant, il ne faut pas trop ouvrir non plus, car à ƒ/3,2 et en dessous QUEL QUE SOIT LE FORMAT, la progressivité est nulle et le passage de net à flou est ultra brutal. Les clients (ou de simples spectateurs) ne veulent pas de ca (même s'il ne savent pas ce que c'est, ils ont des yeux et un ressenti).

Source basse trop forte : ce que cela provoque...

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Mettre trop d'éclairage provenant du bas (soit avec un réflecteur, soit par réflexion du sol ou d'un vêtement, soit avec une autre source) est une erreur assez fréquente qui a deux conséquences majeures : 

 

  • Le cou parait visuellement plus gros. Habituellement le cou présente une zone plus claire à l'avant et s'assombrit graduellement vers les cotés. En éclairant trop fort, le "cylindre" du cou devient "plat" car les ombres qui formaient le volume et le relief ont disparu. Sur une image 2D, le cerveau interprète ça comme un "cou plat, large et massif". Egalement, le cou donne l'impression de faire quasiment la même largeur que la tête...

 

  • Le menton se confond avec le cou. Habituellement le cou est plus sombre, et possède une ombre portée produite par le menton, ce qui pour le cerveau dans une image 2D veut dire "plus loin". Le plan du menton et celui du cou paraissent bien séparés. En éclairant trop fort, la lumière sur le menton et sur le cou est identique, ce qui contribue a confondre les plans menton / cou (voir a faire disparaitre les limites du menton). Par ailleurs il y a un illogisme sur le fait que l'ombre portée n'est plus présente, alors que la keylight elle, a bien produit cette ombre.

 

L'image ci-dessus illustre ces deux points. Même si a gauche ce défaut d'éclairage (source basse trop forte) n'est pas très marqué il est tout de même génant. A droite, une correction (correspondant +- à une diminution de -1IL sur la source basse) a été faite dans Photoshop (par Dodge & Burn), ce qui restaure la vision du cou, telle qu'on l'a sous un éclairage naturel (celui du soleil)

 

Méfiez-vous donc des "techniques" et "workshops" qui poussent à "sur éclairer" le cou. En ce qui me concerne, je n'ai jamais vu aucun Maitre de la photographie utiliser un tel procédé. Il y à surement une raison ;)

Glossaire : "De plein pied" / En pied

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Je lis très souvent l'expression "de plein pied", y compris chez les professionnels de la photo ou de la mode. Soyons clairs : "de plein pied" n'existe nulle part et ne veut donc rien dire.

L'expression "De plain-pied" se dit d'un logement construit sensiblement au niveau du sol extérieur, ou d'un logement dont toutes les pièces sont de même niveau. Rien a voir donc, avec la photographie

 

L'expression "en pied" signifie : un portrait réalisé en entier (incluant donc les pieds)
 

La Caractérisation Film : La Lumière

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N°2 de la série sur la Caractérisation Film

Definition de caractérisation : 
Caractérisation : n, qui consiste à caractériser

Caractériser : v, Mettre en évidence le ou les traits dominants ou distinctifs d'une chose ou d'une personne.

Caractériser une image numérique, consiste à donner à cette image, des caracatéristiques similaires à celles que possède le film, afin d'obtenir un rendu plus proche de la photographie telle qu'on la connait depuis presque 200 ans.

 

La caractérisation va opérer sur trois traits distinctifs majeurs du "caractère film" :

  • La couleur (Chrominance)
  • La lumière (Luminance)
  • La sensation de texture

Nous allons traiter ici du deuxième trait distinctif : la lumière

 

Caractérisation lumière : Modifier la réponse dynamique de la lumière

Tout comme pour la couleur, le numérique est très linéaire en réponse lumineuse, afin de pouvoir faire ce que l'on veut au moment du traitement. Les noirs notamment sont très pleins, un peu trop par rapport a ce que l'on obtient en film...

Si nous voulons donner à notre image le caractère de lumière du film, nous pouvons couper une partie des noirs ou des blancs de manière quasi invisible ou au contraire en prenant un parti-pris ouvertement typé.

 

Cela ne veut pas dire que l'on cherche à "copier" le film, mais plutot que l'on prend le contrôle de la réponse en lumière, au lieu de se contenter de subir celle qui est proposée par le numérique brut. Bien entendu, ce choix doit faire l'objet d'un dosage, selon ce que l'on veut rendre.

 

Techniquement la caractérisation lumière se traduit par l'usage d'une courbe en S (ou en "demi S") dont les extrémités "coupent" les fréquences hautes ou basses. Il y a quelques années, j'ai commencé à utiliser le terme anglais "cut" par souci de simplicité, pour désigner cette "coupure" des ombres ou des blancs. N'oubliez pas de régler votre courbe Lightroom en mode paramétrique. Dans Photoshop, l'outil "Courbe" convient parfaitement

Vous pouvez regarder le tuto de Marion Dunyach >>> pour la manière de procéder...

Filtre, un abus de langage pour un terme fourre-tout

 

En photographie, un "filtre" est un objet placé sur le parcours que fait la lumière pour éclairer un sujet, ou pour parvenir jusqu'au film ou au capteur. On utilise également des filtres au tirage sous agrandisseur.

Mais ce terme est parfois abusivement utilisé comme terme "fourre-tout" pour désigner un traitement effectué sur l'image numérique, dans le but d'émuler* un traitement argentique ou une pratique argentique.


Il est assez enrichissant de comprendre ce qui compose ce traitement, car au moment ou on va l'utiliser, on saura à quoi cela correspond en argentique (et ce que fait le numérique pour l'émuler), et par voie de conséquence, on saura reproduire ces traitements par soi-même avec une certaine crédibilité. Compréhension égale maitrise.

 

Un filtre contient des éléments précis en termes de traitement : 
- Caractérisation film sur le critère colorimétrique

- Caractérisation film sur le critère luminance (cut, contraste, etc)

- Caractérisation de type traitement croisé ou virage

- Caractérisation film sur le critère "texture et matière" (grain film spécifique, texture de matière)

- Vignettage

- Etc

L'utilisation du terme "filtre" - notamment par moquerie - est en fait l'aveu de sa propre méconnaissance des process impliqués dans le traitement.

 

*émuler : imiter par logiciel.

La Caractérisation Film : La couleur

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N°1 de la série sur la Caractérisation Film

Definition de caractérisation : 
Caractérisation : n, qui consiste à caractériser

Caractériser : v, Mettre en évidence le ou les traits dominants ou distinctifs d'une chose ou d'une personne.

Caractériser une image numérique, consiste à donner à cette image, des caractéristiques similaires à celles que possède le film, afin d'obtenir un rendu plus proche de la photographie telle qu'on la connait depuis presque 200 ans.

 

La caractérisation va opérer sur trois traits distinctifs majeurs du "caractère film" :

  • La couleur (Chrominance)

  • La lumière (Luminance)

  • La sensation de texture

Nous allons traiter ici du premier trait distinctif : la couleur

Caractérisation couleurs : Retrouver des couleurs "non-linéaires"

Un appareil numérique est conçu pour une foule d'applications. Certaines de ces applications nécessitent une parfaite linéarité des couleurs. Linéraire veut dire que chaque couleur est représentée fidèlement, sans dérive de teinte (le rouge est rouge et non magenta) et sans dérive de saturation (chaque couleur est saturée de la même manière)

 

En photographie "film" en revanche, chaque pellicule à sa "personnalité couleur". Les films présentent des dominantes différentes selon le type de film choisi et selon la marque du film. Si on veut "typer film", il faut donc opérer de la même manière.

La caractérisation couleurs va donc permettre de "dé-linéariser" les couleurs de manière a créer des dominantes et des dérives voulues et recherchés, afin de personnaliser le rendu des couleurs, tout comme c'est le cas sur un film : on choisit son film en fonction du rendu. On déterminera sa "réponse couleurs" en fonction de ce que l'on désire comme type de rendu.

 

Vous trouverez ci-dessous un exemple de dé-linéarisation couleurs à la manière d'un film, opérée ici avec le module "Etalonnage de de l'appareil photo" de Lightroom, qui est l'un des modules permettant d'agir sur la "réponse couleurs".


Chaque composante vidéo (Rouge Vert et Bleu) peut être dé-linéarisée :

 

  • En teinte : on peut agir sur la teinte de la composante et faire en sorte (par exemple) que les rouges - au lieu d'être rouges - virent vers l'orangé
  • En saturation : on va faire en sorte que cette dérive vers l'orangé (dans notre exemple) soit plus ou moins saturée selon le résultat désiré

L'effet est ici caricatural, pour les besoins de la démonstration. Dans la réalité le dosage sera fondamental. 

Capture d’écran 2017-08-05 à 15.15.03

Un image "caractérisée film", sans toutefois avoir eu recours à l'usage du module "Etalonnage de l'appareil photo"

Capture d’écran 2017-08-05 à 15.12.34

Un image "caractérisée film", après avoir eu recours à l'usage du module "Etalonnage de l'appareil photo"

Les autres modules utilisables pour la caractérisation couleurs

 

le Module TSL : Teinte Saturation Luminance

Texte à venir

 

La Balance des Blancs du Module "Reglages de Base"

La fonction "Balance des Blancs" est tres souvent mal comprise. Je vous propose donc de commencer par lire ce texte.

Nous verrons ensuite comment détourner sa fonction première, dans un but de caractérisation

 

Le module au nom très mal traduit : "le Split Toning"

Le terme "Virage partiel" ne veut absolument rien dire, et en plus il risque de vous mettre dans la confusion.

Nous éviterons donc de le traduire. Mais si on devrait le faire, une traduction plus fidèle serait "Colorisation Sélective". L'idée à comprendre ici, c'est que ce module va permettre : 

  • D'effectuer une COLORISATION (toning) de l'image, avec une couleur transparente
  • Et ce de manière différenciée en effectuant une séparation (split) dont le point central peut etre réglé avec le curseur Balance, entre les Hautes Lumières et les Basses Lumières à l'aide de deux jeux de curseurs (choix de la couleur et saturation de la couleur choisie) 

Avec ce module vous allez pouvoir réaliser :

L'émulation (imitation par logiciel) du traitement croisé argentique sur les photos couleurs
L'émulation de différents virages chimiques sur les photos monochromes


Virages et Traitements Croisés ne sont pas obligatoires lorsque vous voulez caractériser. Ce sont des "effets spéciaux argentiques"optionnels, que nous émulerons (ou non) en numérique, au sein de notre caractérisation.

Filtre, un abus de langage pour un terme fourre-tout

 

En photographie, un "filtre" est un objet placé sur le parcours que fait la lumière pour éclairer un sujet, ou pour parvenir jusqu'au film ou au capteur. On utilise également des filtres au tirage sous agrandisseur.

Mais ce terme est parfois abusivement utilisé comme terme "fourre-tout" pour désigner un traitement effectué sur l'image numérique, dans le but d'émuler* un traitement argentique ou une pratique argentique.


Il est assez enrichissant de comprendre ce qui compose ce traitement, car au moment ou on va l'utiliser, on saura à quoi cela correspond en argentique (et ce que fait le numérique pour l'émuler), et par voie de conséquence, on saura reproduire ces traitements par soi-même avec une certaine crédibilité. Compréhension égale maitrise.

 

Un filtre contient des éléments précis en termes de traitement : 
- Caractérisation film sur le critère colorimétrique

- Caractérisation film sur le critère luminance (cut, contraste, etc)

- Caractérisation de type traitement croisé ou virage

- Caractérisation film sur le critère "texture et matière" (grain film spécifique, texture de matière)

- Vignettage

- Etc

L'utilisation du terme "filtre" - notamment par moquerie - est en fait l'aveu de sa propre méconnaissance des process impliqués dans le traitement.

 

*émuler : imiter par logiciel.

Mesurer l'exposition au flashmètre en studio

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N°4 de la série sur l'Exposition

Voici 3 visualisations d'une même photo faite en studio

 

La photo a été exposée avec un flashmètre, de manière à ce qu'elle soit optimisée pour le numérique (exposition "à droite"). Ces images parlent d'elles mêmes...

Voici pour commencer, une photo du LCD pour montrer ce qu'il affiche à la PDV. L'écrétage est affiché en noir. On voit que l'appareil photo indique une forte surexposition

- Au boitier : ƒ/4, 80 Iso

- Au Flashmètre : ƒ/6,3
- Décalage d'expo (optimisation de l'expo pour le numérique) : +1,33 IL

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Curseurs à Zero : Aucune zone n'est écrétée, ni même surexposée

Accessoirement, les valeurs claires de l'histogramme sont parfaitement calées sur la droite du graphique

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La photo Finale après développement (en noir et blanc)

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image (exagérément) éclaircie jusqu'a l'écrétage réel

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Conclusion : 

 

  • Une image "exposée à droite", avec une optimisation de +1,33 IL au flashmètre n'est ni surex, ni cramée.
  • Une fois exposée correctement, il reste encore une marge confortable d'éclaircissement au développement (pratique pour les HighKeys notamment)

La grande illusion de la Synchro Haute Vitesse

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Depuis quelque temps, le matériel flash permet de travailler à des vitesses supérieures à la vitesse maximale de synchro-x, notamment au dessus du 1/250e. Mais les constructeurs ne mettent pas suffisamment l'attention sur un élément tres important : cette augmentation de la vitesse se fait au détriment de l'energie lumineuse disponible qui s'en trouve radicalement limitée.

 

HSS et Hypersync : la Haute Vitesse au prix d'une perte conséquente d'énergie

 

Pour faire simple, on peut déterminer que la perte en énergie est de l'ordre de 1IL a chaque doublement du temps de pose
Par exemple, pour un flash Profoto B2 délivrant 250 joules, on obtiendra en mode HSS :

 

  • Au 1/500e (soit le double de la vitesse de synchro), l'énergie maximale du flash passera à 125 Joules
  • Au 1/1000e, l'énergie maximale du flash passera à 75 Joules
  • Au 1/2000e, l'énergie maximale du flash passera à 33 Joules

Lorsqu'on diminue le temps de pose, le fond est assombri, mais le sujet reçoit également moins de lumière provenant du flash puisque l'énergie baisse.

Or en général, lorsqu'on diminue le temps de pose, c'est pour "contrer" une luminosité exterieure importante. L'energie flash ne devrait donc pas baisser mais à minima, rester constante


Remarque : Le HSS induit donc les mêmes conditions de limitation que l'utilisation de filtres ND


A titre d'information, pour utiliser le flash en plein soleil de manière efficace, on devra disposer d'une énergie allant de 600 a 1200 joules. On voit donc que l'usage d'un flash en HSS se limitera plutot aux zones à l'ombre.


Le seul système permettant la synchronisation à haute vitesse sans perte d'énergie : les appareils Moyen Format équipés d'optiques à obturateur central

 

A l'inverse des systèmes HSS, la synchro-X n'affecte pas l'énergie délivrée par le flash. Les appareil avec objectifs à obturation centrale permettent de synchroniser à toutes les vitesses. Lorsqu'on change la vitesse du boitier, l'énergie délivrée par le flash n'est pas affectée. Le sujet reçoit la même illumination, alors que l'arrière plan lui, est assombri. 

On peut citer par exemple les systèmes Hasselblad H allant du H1 au H5 pour une vitesse maximale au 1/800e et le Hasselblad H6 ainsi que le Hasselblad X1D qui synchronisent jusqu'au 1/2000e. Avec un générateur 1200 joules par exemple, on pourra donc synchroniser au 1/2000e et à 1200 joules d'énergie.

Contrairement au système HSS, Les Obturateurs Centraux ne nécessitent pas de flashs spécifiques pour synchroniser à haute vitesse.

 

Il existe quelques rares appareils à obturateur électronique (comme le Fuji X100) permettant eux aussi de synchroniser à haute vitesse sans perte conséquente d'énergie, à condition que les sujets ne soient pas en mouvement trop rapide. Quelques infos plus approfondies concernant les obturateus électroniques : https://phototrend.fr/2016/03/mp-170-lobturateur-photo-mecanique-electronique/

 

Les filtres gris neutres

Un filtre gris neutre va assombrir le décor ET le flash. Concrètement, à chaque fois que l'on va filtrer de 1 IL supplémentaire, on devra doubler la puissance flash. Cette solution a donc le même genre d'inconvénients que le HSS/Hypersync, la visée obscurcie en plus ! Sans parler de l'altération possible de la qualité image, à cause du filtrage de plus ou moins bonne qualité. On reste tributaire de la vitesse de synchro

 

Technique : HSS vs HYPERSYNC

 

Ces deux modes de synchronisations sont très différents : 

la HSS utilise un train d'éclairs courts pour exposer en fin de compte, chaque bande de l'image balayée sur le capteur par les rideaux et couvrir ainsi toute la photo de manière uniforme.  C'est ce système qui est utilisé dans les cobras ou les Profoto A1, B1x, B2, D2 et PRO10

L'Hypersync fonctionne sur le principe d'une durée d'éclair plus longue que la synchro X pour que en un flash toute la photo soit éclairée.
L'Hypersync fonctionne donc avec des éclairs lents (longs), ce qui a pour conséquence de ne pas fonctionner à faible énergie ou avec des flashs rapides et chez Elinchrom ou Broncolor ca nécessite un tube éclair spécifique, plus lent.
Premier problème  : on peut obtenir une lumière non homogène, tant en terme de Température de Couleurs que de luminosité.
Autre problème : ce système fonctionne plus ou moins bien suivant le boitier et il faut souvent peaufiner des réglages de délais. 

 

Conclusion

 

Le HSS est une fonction dont l'efficacité présente certaines limitations à prendre en compte. A vous de déterminer si elle conviendra à votre usage. Prenez bien en compte ce fait : le seul vrai système capable de synchroniser à haute vitesse sans perte d'énergie est le Moyen Format équipé d'objectifs à obturation centrale. Ce n'est pas par hasard si ce système couteux est encore fabriqué.

Mesurer l'exposition au posemètre en lumière naturelle

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N°3 de la série sur l'Exposition

Fausse donnée : "L'histogramme et l'indicateur de surexposition du boitier sont des instruments de mesure de l'exposition" 

 

 

Voici 3 visualisations d'une même photo faite à Ibiza en plein soleil en Juin 2017, à 18:00. Coucher de soleil à 22:00 (soit 4 heures d'ensoleillement restantes, ce qui donne un soleil encore bien puissant)

 

La photo a été exposée avec un posemètre, de manière à ce qu'elle soit optimisée pour le numérique (exposition "à droite"). Ces images parlent d'elles mêmes...

 

Voici pour commencer, une photo du LCD pour montrer ce qu'il affiche à la PDV. L'écrétage est affiché en noir. On voit que l'appareil photo indique une forte surexposition

- Photo exposée à 80 iso, ƒ/6,3 mesure faite avec la sphère sortie. Temps d'obturation donné par le posemètre : 1/640e
- Au boitier : ƒ/4, 1/640e, 80 Iso
- Décalage d'expo (optimisation de l'expo pour le numérique) : +1,33 IL

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Voici la photo ci-dessus ouverte "tous curseurs à zéro" dans Lightroom (photo initiale).

On voit qu'elle n'est pas du tout surexposée et encore moins cramée. Pourtant, on à bien ajouté +1,33 IL (mesure au posemètre) par rapport à l'ouverture boitier.

Accessoirement, les valeurs claires de l'histogramme sont parfaitement calées sur la droite du graphique

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La photo finale après développement numérique. Bien entendu, aucune zone n'est surexposée

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Conclusion : si vous tenez compte de l'avertisseur de surexposition et de l'histogramme (qui je le rappelle, ne sont PAS des instruments de mesure), en fait, vous sous-exposez et vous détruisez votre image.

 

Si vous avez confiance en votre flashmètre/posemètre, vous aurez l'expo juste et SANS DESTRUCTION des hautes lumières (ni des basses lumières), même en situation de forte dynamique

 

Autres Références : 
Tuto : Shootez en plein soleil 

Fausse donnée : "En numérique, on n'a plus besoin de Flashmètre"

Votre culture et le "J'aime / J'aime pas"

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Photo : Mariacarla Boscono par Peter Lindbergh

Nous avons tous le droit d'aimer certaines choses, mais également de ne pas en aimer d'autres.



En revanche, appliquer le "j'aime /  j'aime pas" à sa propre culture est très castrateur. Si vous faites cela, vous ferez toujours la même chose sans jamais évoluer. Votre propre culture ne s'étendra jamais.

Vous vous privez d'une partie du savoir et vous vous empêchez d'observer. Or l'une des caractéristiques de l'intelligence est qu'elle permet de "bénéficier des fruits de l'observation en discernant les différences"

N'oubliez pas non plus, que les gouts évoluent avec le temps et qu'ils s'étendent au fur et à mesure que vous allez conquérir des nouvelles choses, en sortant de votre zone de confort. En d'autres termes, vos gouts de maintenant ne sont qu'une infime partie de vos gouts de demain. 

Dans leur grande majorité, les adolescents "savent tout sur tout", du haut de leur quelques années de vie. C'est un comportement excusable, car c'est le passage obligé vers la vie d'adulte. Mais vous, ne restez pas dans "l'adolescence de votre savoir"...



A l'inverse, si vous vous intéressez à une multitude de sujets (même à ceux que vous n'aborderez pas vous même, en tant que photographe), vous allez commencer à "ouvrir votre œil". Aller voir une exposition de Dali (par exemple) peut agrandir singulièrement votre horizon artistique et créatif...



Afin de découvrir de nouvelles choses, quitte à devoir vous "faire violence" pour sortir de votre zone de confort, dites vous que si des gens sont considérés comme des maitres dans leur discipline, ce n'est jamais par hasard. Essayez de découvrir pourquoi ils ont acquis ce statut et ce qui, dans leur œuvre, représente la maitrise. Vos n'êtes pas obligé de tout aimer. mais vous êtes tenus de tout regarder, dans la mesure de vos possibilités.



Et vous pouvez étendre cette notion à votre culture technique : essayez d'aborder de nouvelles techniques dont vous pourriez avoir besoin, afin d'augmenter l'étendue de vos compétences. et pour "ouvrir votre horizon"

 

Note pour l'éducation des enfants : 
J'ai eu la chance de naitre avant l'internet et de ne pas être victime de la dispersion et superficialité mentales que peut provoquer un afflux de données non évaluées (souvent fausses) et prodiguées sans notion de niveau du lecteur et hors-séquence. En effet, Internet "permet" d'accéder à énormément de données fausses, lues "en diagonale", sans spécifier le niveau requis et sans ordre précis et donc sans notion de progressivité. Nos enfants sont à la merci de telles données potentiellement dangereuses pour leur intégrité intellectuelle et culturelle.

Lorsque j'étais enfant, j'a dévoré des "encyclopédies pour enfants" comme par exemple des "encyclopédies scientifiques" et "encyclopédies sur l'Art", avec des textes simples écrits avec des polices de taille moyenne et beaucoup d'illustrations, souvent sous la forme de dessins clairs et lisibles. Je prenais à la lettre A et terminais à Z.
On peut dire que ça m'a sauvé la vie, culturellement parlant. Le savoir, c'est la liberté et la prise de contrôle de sa destinée.

Je vous suggère donc de procéder de la même manière avec vos enfants. Pas de tablettes (de toutes façons vivement déconseillées pour les petits) mais des encyclopédies papier de ce type, que vous pouvez lire avec eux au début, pour les inciter. Ce sont des gros livres qui sentent l'encre et le papier. Vous verrez qu'au bout d'un moment, vos enfants seront "accro", même si par ailleurs ils se servent de leurs tablettes et autres smartphones ou ordis. Cela va stimuler leur intérêt pour la technique et pour l'art, intérêt qui durera toute leur vie.


Attention à l'Encyclopédie "Tout l'Univers" : Elle est très bien, mais je vous conseille de ne la leur donner qu'après avoir utilisé des encyclopédies plus simples, en 2 ou 3 (gros) volumes.

Pour les parents

Passée la période de rejet de l'école, il y a toujours un moment de sa vie ou l'on ressent le besoin d'apprendre à nouveau. Vous pouvez donc vous aussi, prendre ces encyclopédies pour enfants en commençant par celle que vous préférez le plus.
 

Ne vous sentez pas ridicules si vous aimez une encyclopédie toute simple, au contraire. Le savoir, c'est le savoir. Il est bon à prendre partout ou on le peut. Les encyclopédies pour enfants existent pour que les petits puissent acquérir des données en tenant compte de leur développement intellectuel et de leurs capacités cognitives. Mais ça ne veut pas dire que les adultes ne peuvent pas les utiliser eux-aussi, afin de reprendre "les bases"

La lecture de A à Z permet de tout aborder, avec plus ou moins de curiosité, et d'éviter les "jaime / j'aime pas"

Amusez vous bien ;)

Les caractéristiques de nos formations

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Il existe de nombreuses formations à la photographie. Mais tout comme la photographie elle même, la formation est un métier. Voici donc les points principaux qui caractérisent nos formations.

 

Les programmes de formation

Chaque formation fait l'objet d'un programme défini, avec un objectif à atteindre. Le programme suit les critères de formation requis par la Formation Continue. Il s'agit donc de formations professionnelles, à destination des amateurs débutants, des amateurs avertis et des professionnels de tous niveaux. Bien que les formations permettent d'acquérir des techniques studio avancées, vous pouvez tout à fait les suivre même si vous n'avez jamais fait de studio. En effet, les stages sont conçus pour s'imbriquer les uns derrière les autres, tout en représentant à titre unitaire, un corps de connaissance complet et progressif.

 

L'exactitude des données techniques

Les données techniques concernant la photographie existent depuis des décennies, bien avant le numérique et bien avant l'internet. Les sources éprouvées de données techniques exactes sont les livres de photographie datant de l'avant numérique.


En revanche, l'internet et notamment la grande majorité des "tutos" Youtube sont bourrés d'erreurs, d'approximations, de confusions, d'inexactitudes et de fausses données.
 C'est du au fait que ces tutos — normalement constituants d'un support pédagogique — sont réalisés par des gens qui ne sont pas formateurs ni pédagogues et ou qui ne citent pas leur sources mais donnent plutôt leur opinion, et malheureusement leur propres confusions. Ceci est aggravé par le fait que les lecteurs de ces tutos acceptent ces données comme vraies, sans discernement.


Nous n'utilisons AUCUNE donnée provenant nativement de l’internet.


Nos formations sont basées sur des données réputées exactes et crédibles exclusivement. Notamment les livres de John Hedgecoe ou de René Bouillot, ainsi que d’excellents dictionnaires papier tels que le Merriam Webster Dictionary ou de toute autre source réputée fiable, crédible et vérifiée
.

 

Pour tout ce qui est spécifique au numérique et ce pour quoi il n’existe pas actuellement de documentation, les données proviennent d’une solide expérimentation, puis expérience du sujet, et d’un effort de vulgarisation afin que ces données soient accessibles à tout le monde, après avoir été longuement testées et recoupées. par ailleurs, nous entrenons des mises à jour régulières des données et des connaissances que nous vous prodiguons.

 

Cursus

Les formations ne sont pas des stages isolés. Chaque stage adresse un corps de connaissances spécifique et complet. Les stages sont articulés entre eux, afin de couvrir tout ce qu'un photographe de personnes est censé connaitre. L'acquisition des données se fait de manière progressive au travers des différents stages. Durant ce cursus vous aurez la possibilité d'aborder notamment :

  • Le cadrage (distance, angle, hauteur, etc)

  • La mesure de la lumière au Flashmètre/Posemètre (mesure incidente)

  • Le choix et l’utilisation des modeleurs lumière

  • La lumière en studio (30 plans lumières différents répartis sur 3 stages)

  • La lumière mixte en exterieurs (flash + lumière naturelle)

  • La lumière mixte "on Location" (appartements Haussmaniens, lofts, "indus", etc)

  • La lumière naturelle pure en intérieurs et extérieurs (plusieurs dizaines de situations lumineuses) à Paris, St Tropez et Ibiza

  • La réalisation de vos propres plans lumière

  • La direction du modèle en shooting photo

  • La connexion modèle/photographe

  • Le coaching du modèle lors de séances d’entrainement à la pose

  • La Direction Artistique

  • L’élaboration de votre style et comment vous différencier des autres photographes

  • Le développement numérique dans Lightroom

  • La retouche numérique dans Photoshop

Mesure de la lumière

Avec l'arrivée du numérique, la mesure de la lumière au flashmètre ou au posemètre à eu tendance a être mise de coté avec l’idée trompeuse que l’on pourrait s'en passer. Or le seul moyen d'obtenir une mesure exacte, avec des résultats reproductibles et constants est d'utiliser un Flashmètre/Posemètre, particulièrement en numérique. Toutes les formations sont basées sur l'utilisation de cet instrument de mesure de la lumière.

 

Le déblocage de ceux qui ont la sensation de ne plus progresser

Si vous avez une petite base de connaissances en photo, ou même que vous êtes un vétéran averti, mais que malgré tout, vous avez l'impression de ne plus pouvoir avancer, il est fort probable que vous soyez en situation de "plafonnage". Cette situation peut durer [depuis] des années. Nos formations sont conçues pour vous aider a résoudre cette situation afin que vous puissiez progresser à nouveau.

 

Compléter votre formation scolaire

Si vous êtes ou avez été étudiant(e) en photographie, nous pouvons vous préparer un programme sur mesure qui complètera votre cursus scolaire, notamment au niveau de la pratique en relation avec la réalité du métier, tel qu'il est pratiqué tous les jours par les professionnels de la photographie.

 

Les formations passent par l'acquisition des bases

Afin de ne pas être bloqué ultérieurement dans votre progression, les formations vous donneront dès le départ, toutes les bases importantes dans l'apprentissage de la photo. Si vous n’êtes pas débutant, nous rechercherons quelles sont parmi les bases, celles qui vous manquent ou que vous avez besoin de réviser. Parmi les bases les plus courantes vous trouverez : la mesure au flashmètre et l'exposition, la mise en lumière et ses lois, le cadrage et la perspective, la composition d'image, de développement numérique, la communication modèle/photographe, etc
Chaque stage pratique s'appuie sur des données théoriques qui vous seront expliquées au fur et à mesure du déroulement de la formation.

 

Les formations sont basées sur le travail des maitres de la photographie.

La photographie existe depuis presque 200 ans. On peut donc considérer que tout a déjà été fait en photo, et qu'en étudiant le travail éprouvé et mondialement reconnu de certains maitres de la photographie, on pourra acquérir tous les éléments techniques et artistiques qui fonctionnent et que vous pourrez immédiatement mettre en pratique, tout comme le font les étudiants en Beaux-Arts lorsqu’ils étudient les travail des grands peintres. Les formations comprennent donc de nombreux plans lumière « à la manière » de ces grands maitres. Ces plans sont décortiqués tant du point vue technique qu’artistique. On établit également le pourquoi artistique et technique de ces plans lumière, dans quel cas les utiliser et pour quelles fins artistiques. Nos formations ne sont pas basées sur le style photographique du formateur qui pourrait être trop spécifique, mais uniquement sur celui des grands noms de la photographie, vous garantissant ainsi une base de connaissances solides, provenant de sources reconnues et diversifiées.

 

Les formations sont basées sur la culture et la technique argentique

Nos formations sont basées sur des données techniques provenant des livres décrivant les techniques utilisées en photographie argentique...
Le numérique est quelque chose de très récent et nouveau, et la plupart des concepts en numérique, sont des métaphores de la photographie argentique, à commencer par l'appareil photo lui même qui est en fait une caméra vidéo à images fixes.
Si on veut vraiment comprendre le numérique, il faut étudier l'argentique. 
Les formations se basent donc sur des concepts argentiques simples, afin de vous faire comprendre plus facilement et complètement le numérique et ce, de manière durable et pérenne.

 

Le regard, la clé du Portrait

En plus de l’aspect purement technique pour la réalisation de vos photos, nous mettrons l’accent sur le portrait et plus particulièrement sur la connexion modèle/photographe car c’est un facteur majeur qui fera la différence lorsque vous réaliserez vos images.

Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

Les formations passent par l'acquisition des données avancées

Si vous désirez vous perfectionner davantage, nous pouvons également aborder des notions plus avancées comme la relation entre la lumière et l’émotion afin retranscrire un mood, le coaching du modèle, la direction du modèle en séance, la Direction Artistique et l’élaboration d’un shooting, les moodboards, la prise de vues en lumière naturelle dure ainsi que toute formation personnalisée qui ne serait pas incluse dans les programme, dans le cadre du ProCoaching (cours particuliers sur mesure)

 

La relation entre la lumière et l’artistique

On peut se servir d’un plan lumière pour tel ou tel type de séance photo, de client, de produit ou de personne. Le choix d’un type de lumière peut en-outre, être guidé par un choix artistique, pour créer une ambiance ou une émotion particulières. Pour chaque set nous donnons le cadre d’application pratique mais également le type de contexte artistique dans lequel on peut l’utiliser. Certains cours peuvent comprendre la lecture de portfolios de Maitres de la photographie et l’analyse de leur lumière, de leur connexion modele/photographe, et de leur style

 

Compréhension de la lumière

La lumière fait partie du domaine de la physique. Elle a une manière bien particulière de se propager. Plutot que de se contenter de réaliser des successions de plans lumière sans davantage d'explications de pourquoi et de comment on les utilise, les formations vous apprendront également, sur quels principes physiques simples sont basés ces plans lumière. De cette manière, vous serez capable de créer vos propres "sets" lumière, en vous servant de ces principes physiques simples. En d'autres termes, les formations vous apprendront à apprendre.

 

Travailler hors de sa zone de confort

Nos formations sont destinées à vous faire progresser. Or une condition clé de la progression, c'est d'être mis dans une situation ou vous devrez faire face aux difficultés, afin que l'on vous aide à les franchir. Les programmes contiennent donc un ensemble d'étapes qui représentent un effort mesuré et calibré que nous vous aiderons à passer en douceur, pour une meilleure qualité de progression.

 

Niveau des participants, matériel photo et effectifs

  • Les stages comprennent au maximum 5 ou 6 élèves. En moyenne vous serez dans un groupe de 2 à 3 élèves. De ce fait l'attention portée à chaque participant est optimale 

  • Le niveau en photo requis pour les stagiaires est "connaitre les bases de la photo". Il n'est pas nécessaire d'avoir ce que vous estimez être "un bon niveau" pour suivre un stage. Ce sont les stages qui vous aideront à vous améliorer.

  • Les stages sont conçus de manière à ce que des participants de niveau différent, amateurs ou pros, puissent se côtoyer sans aucun problème

  • Les formations peuvent être suivies par tout stagiaire possédant du matériel de base. Aucun matériel haut de gamme n'est requis. 

 

Le Formateur et l'Organisme de Formation

Olivier Chauvignat a commencé la photographie en 1970 et a pris son « virage numérique » a partir de l’année 2000, avec une très gros travail de recherche et de vulgarisation, concrétisés sous forme de programmes de stages et de tutoriels gratuits mis à la disposition du public sur son site. Après une dizaine d'année passées à délivrer des formations sur logiciels informatiques dans le cadre de sociétés de formation, Olivier Chauvignat a formé plusieurs centaines de photographes — amateurs comme professionnels — depuis Mai 2004. Il a également écrit divers articles relatifs à la formation photo dans la presse : Chasseur d’Images, le Monde de la Photo, Savoir Tout Faire en Photographie, Phototech. Tout comme la photographie, la formation est en métier. Les formations que que nous délivrons sont des formations professionnelles, qui peuvent également entrer dans le cadre de la Formation Continue.
 

Declaration d'Activité de l'Organisme de Formation

L'orgnaisme de Formation "Olivier Chauvignat" ont fait l’objet d’une déclaration d'activité auprès de la Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. La préfecture de la Région Ile-de-France à enregistré cette déclaration d’activité sous le numéro 11 75 54997 75.

Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’Etat

 

Qualité de la formation

L'organisme de formation Olivier Chauvignat répond aux exigences du Décret no 2015-790 du 30 juin 2015 relatif à la qualité des actions de la formation professionnelle continue

 

Les références

Olivier Chauvignat à formé des photographes amateurs, des photographes professionnels et à formé pour les entreprises suivantes, dans le cadre de la Formation Continue : Brittany Ferries – Arte – Sud-Ouest – Noos/Numéricâble – La Samaritaine – Agence TBWA France – L’Oréal Professionnel – Oberthur Technologies – AFMI/GNPP – Visual Press Agency – Vivendi Games Europe SA – Agence Studio « Tard Dans La Nuit » – Les MJC en Ile De France – ST Microelectronics – SNCF – ST2N Nice – Primaphot – Profoto France – Apside SA – Oracle France – Boulanger – La Samaritaine - Pôle Emploi – Courte Paille – AFDAS – CEFORMA – AGECIF – AGEFOS - FAFCEA - France Telecom / Orange - Midi Libre - Université de Rouen. Il a délivré des  formations pour les Clubs Photo : Club Photo Boulogne France - Club Photo Alstom France – Club Photo PSA Peugeot-Citroën Velizy France – Club Photo IBM France - Club Photo Rolex / Genève

Les gens viennent et/ou nous allons former : en France métropolitaine et Corse – Belgique – Suisse – Luxembourg – Espagne et Les Baléares – La Réunion – La Martinique – La Guadeloupe – Tahiti – Nouvelle Calédonie – Brésil – Quebec – Gabon – Congo – Turquie – Thailande – Taiwan – Allemagne - Liban - USA

Progressez à nouveau par le "déplafonnage"

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Si vous avez une petite base de connaissances en photo, ou même que vous êtes un vétéran averti, mais que malgré tout, vous avez l'impression de ne plus pouvoir avancer, il est fort probable que vous soyez en situation de "plafonnage". Cette situation peut durer [depuis] des années.

 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, avoir la sensation d'être bloqué dans sa progression n'est pas du au fait que l'on ne parvient pas à atteindre "l'étage supérieur". La plupart du temps c'est du à des données de base manquantes. Le problème est donc dû a ce qui se situe avant votre niveau réel, et non pas à ce que vous pensez ne pas pouvoir atteindre après.

 

En d'autres termes, si vous avez l'impression de ne pas avancer, cherchez dans les bases que vous devriez connaitre (relativement à votre niveau) ce qui vous manque. Parmi les "manques" les plus courants : la mesure au flashmètre et l'exposition, le cadrage et la perspective, la compo d'image, la communication modèle/photographe, etc

 

Le but est de "lisser" toutes vos connaissances afin de les ramener à votre niveau réel. Vous pourrez ensuite progresser à nouveau. Le but du "déplafonnage"* est de déterminer ce qui vous manque et de l'apporter. Cela demande un peu de recherche de votre part mais les résultats sont en général assez spectaculaires.

 

On pourrait dire également, que votre niveau réel est souvent plus élevé que ce que vous pensez être capable de faire.

 

Notez que si vous vous formez dès le départ en n'omettant aucune des bases de la photographie, vous ne vous trouverez normalement jamais en situation de plafonnage.

Contactez-moi si vous pensez que vous vous trouvez dans une telle situation

*Le terme de "déplafonnage" a été créé par Philippe Ganter, qui a écrit de nombreuses méthodes de musique.

La roadmap : votre feuille de route au travers de nos formations

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Le formulaire en ligne ci-dessous vous permettra d'exprimer vos difficultés ainsi que els choses que vous aimeriez apprendre ou améliorer

A la suite du remplissage de ce formulaire, une entrevue vous sera proposée, par messagerie ou si nécessaire, par téléphone ou par Skype

QUESTIONNAIRE D'EVALUATION

Edito : Les Formations, la Technique et l'Artistique

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Tout comme ma photographie en tant que portraitiste, mes formations à la photo sont conformes à une certaine vision technique et artistique, que j'essaie de vous faire partager, afin de vous donner les outils qui vous permettront de développer votre propre personnalité photographique.

 

Portraitiste orienté mode

Je suis avant tout portraitiste. C'est le portrait qui est a la base de tout ce que je réalise en photographie d'humains. Je ne réalise pas de la photo de mode, mais des portraits à vocation Mode, vocation Mode que l'on retrouve également en photo de Nu, en portrait Artistique, en photo d'Enfants, d'Artistes, de Comédiens et, dans une certaine mesure, en photo Institutionnelle

Vous retrouverez donc cette vision de la photographie, tout au long des formations que je délivre.

 

La vision technique

Selon moi, la technique est la première étape primordiale et doit être totalement assimilée au point de ne plus avoir à y penser. Seule la maitrise technique permet de posséder une totale liberté créatrice. Sans technique, on se heurte a des difficultés qui vont empécher de s'exprimer correctement d'un point de vue artistique. Durant les formations, nous mettons donc l'accent sur la lumière et sa mesure, l'exposition, le cadrage, l'impact de la distance, etc. Connaitre la technique permet aussi de comprendre le "pourquoi". C'est cette connaissance des raisons pour lesquelles on va utiliser telle ou telle technique qui donnera a votre photographie, une intelligence technique et créatrice.

Lors des formations, vous apprendrez tous les fondamentaux techniques, mais je vous expliquerai également les raisons pour lesquelles ont doit les connaitre, ainsi que la relation entre technique et artistique

 

Le succes en photographie, et plus particulièrement pour le portrait, dépend de la capacité de saisir ces instants supprèmes qui passent en une fraction de seconde, sans jamais se répéter – de sorte que la lumière, l'équilibre, l'expression – doivent être vus, ressentis pour ainsi dire – en un éclair, la mécanique et la technique étant si parfaitement maîtrisées qu'elles deviennent automatiques..

-- Edward Weston

 

La vision artistique

L'artistique est le complément de la Technique. C'est un domaine rarement abordé de manière complète en formation Photo. Chaque élément technique devrait avoir une justification artistique. Et qu'on le veuille ou non, chaque élément technique aura un impact sur l'artistique. Donc, quitte à choisir, autant faire en sorte que cet aspect des choses soit sous votre contrôle. L'élément le plus important est votre base culturelle, aussi bien en photo que dans les domaines connexes (vidéo, cinéma, musique, peinture, littérature, etc). Votre culture va élargir votre champ artistique et va donner un sens à vos photographies.

Lors des formations, nous ferons constamment des références culturelles et artistiques. A chaque utilisation d'une technique et même d'un outil, nous verrons comment cet usage se rattache a une notion artistique et/ou culturelle et comment ceci va participer à l'intention​ sous-jacente à vos photographies.

 

Le regard

Si photographier une jolie fille bien maquillée, avec un matériel haut de gamme, puis retoucher l'image produite dans Photoshop suffisait pour produire une bonne photo, nous serions inondés d'œuvres d'Art. Malheureusement, 99% des portraits que je vois défiler chaque jour sont probablement tres jolis à regarder, mais ne dégagent rien en ce qui concerne le sujet de l'image : l'humain. Et la raison en est que ces images retranscrivent une communication inexistante entre modèle et photographe.
Or la chose la plus importante dans un portrait, c'est ce que le regard nous dit. Une photo nous renvoie ce qui s'est passé au moment de la prise de vues. 

Lors des formations, nous verrons comment se mettre en communication avec le modèle, comment faire en sorte qu'elle se mette en communication avec nous. Puis nous chercherons à faire en sorte que cette communication soit retranscrite sur la photographie.

 

Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

 

Glossaire : Retouche

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Définitions :

 

Source : Manuel Pratique de la photographie de nu - John Hedgecoe - Edition 1988 p169

 

Repique : Suppression des défauts techniques d'une image (par exemple les rayures ou les poussières). On emploie des crayons spéciaux ou des encres passées au pinceau ou projetées à l'aérographe

Retouche : Correction par le dessin (procédés identiques à ceux de la repique) de certains défauts de l'image, par exemple, faire disparaitre la cicatrice d'un modèle

SOURCE : JEAN-CHRISTOPHE VIART

Non, la retouche n'est pas obligatoire !

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Photo réalisée sans retouche et sans maquillage studio

 

EDITO

 

Si j'en juge par les portraits que je vois défiler chaque jour sur mes réseaux sociaux, l'usage de la retouche à grands coups de Split Frequency, Dodge & Burn ou même de flou gaussien, semble être systématique

 

J'ai vu récemment des photos réalisées en argentique, puis retouchées de manière poussée dans Photoshop. Si je retouchais en numérique sur de l'argentique, j'utiliserais des méthodes équivalentes à celles des retoucheurs / repiqueurs (pinceau et gris-film) afin de préserver le rendu du film sur l'image finale.


Cette vague de retouches peut donner l'impression (erronnée) aux jeunes photographes, qu'ils doivent obligatoirement retoucher de manière poussée leur propres photos sous peine d'etre rejetés par le monde de la photographie amateur !

On m'a même rapporté que "pour se faire remarquer sur l'internet, il fallait retoucher ainsi". Dramatique n'est-ce pas ?

 

Mais sachez que vous pouvez réaliser des portraits sans utiliser sytématiquement une retouche poussée et un "surfaçage" de peau qui conduit à faire ressembler votre modèle à un non-humain. Rien ne vous oblige a suivre cette mode venue de Russie, et qui donne l'impression (fausse) d'etre devenue un "standard".

 

Mais on en voit dans les magazines et dans les pubs !

Est-ce a dire que chaque photo que vous réalisez est destinée à un magazine ou à une marque qui vous ont demandé expressément d'effectuer un tel traitement ? 

 

Vous n'êtes pas, en tant qu'amateur, obligé d'utiliser systématiquement des techniques de retouche "High End" plutot destinée à la photo de beauté professionnelle (visuels pub, magazines beauté). Un portrait ne nécessite pas obligatoirement un tel traitement. 

 

Certaines personnes sont tellement dans ce point de vue de retouche systematique, qu'elles énumèrent une litanie de techniques que l'on pourrait utiliser pour retoucher une image, tout en en oubliant une, essentielle : on peut tres bien ne pas retoucher avec des techniques aussi poussées, voire ne pas retoucher du tout si les circonstances le permettent !

 

Il est pourtant possible de sortir une image sans utiliser Photoshop (Ca demande du travail, mais ca s'apprend, de la même manière que la retouche s'apprend)

 

Il faut arriver à distinguer quel type de traitement pour quel type d'image et ne pas tout mettre dans le même sac. Vous voulez apprendre la retouche "High End" ? allez y ! Ca fait partie des choses que l'on devrait savoir faire... ou pas si ce n'est pas votre style.

Mais ne vous sentez pas obligé d'en mettre partout, tout le temps.

 

Et si votre but est juste de vous amuser et de trouver quelques modèles pour poser pour vous, sortez vous de la tête que vous allez "attirer leur attention" avec des photos systématiquement retouchées. Je suis bien plaçé pour savoir que ce n'est pas nécessaire. Une des premières choses que je dis à un modèle, c'est que je ne retouche pas ou très peu.

 

Et puis, examinez maintenant, un autre point de vue : Pourquoi, plutot que de suivre une mode éphémère qui ne révèle en rien vos vrais talents photographiques, ne pas vous démarquer, comme l'ont d'ailleurs fait certains photographes, parmi les plus grands ?

Contrairement à certaines idées reçues, marques et magazines n'utilisent pas systématiquement la retouche poussée
 

Voici une photo de beauté réalisée par Patrick Demarchelier, pour une campagne beauté (Acqua di Gio d'Armani). Pas de maquillage visible, pas de retouche visible (les cernes sont présents) et une extraordinaire présence de Diane Kruger.

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D'autres photos de Patrick Demarchelier >>>

 

Et voici une photo de mode pour le magazine Vogue, réalisée par Peter Lindbergh. Là encore pas de retouche visible, cernes présents, etc. Plutot que sur l'artificialité du traitement, l'accent est mis sur le travail photographique et la présence de Mariacarla Boscono

 

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D'autres photos de Peter Lindbergh >>>

 

Comment faire des portraits sans retouche poussée ?

La photographie nécessite un aprentissage des points suivants : 

- La mise en Lumière

- La direction et communication avec le modèle

- Le cadrage et la composition d'image

- Le developpement numérique

- Une éventuelle retouche numérique, légère et invisible

- Le post-traitement de personnalisation.

- Des références culturelles (les Maitres de la Photographie) afin de savoir ce qui est demandé...

 

Il faut juste s'y attaquer avec courage !

Et n'oubliez pas également, qu'on ne peut pas envisager de masquer indéfiniment ses lacunes sur les points ci-dessus à grands coups de Photoshop. Il faut simplement travailler pour s'améliorer.

 

Dernière chose : L'internet et les Résaux sociaux ne sont pas la Photographie dans la vraie vie. Si vous voulez vous démarquer, faites le par votre talent de photographe en développant les points ci-dessus. 

 

La retouche, c'est mal ?

Il n'est pas question critiquer l'usage de la retouche. Je retouche moi-même (ou fais retoucher) certaines de mes photos. Vous pouvez donc retoucher, bien évidemment. Gardez aux images, un look qui correspond à leur vocation ou destination.

 

L'objet de cet edito est de mettre l'accent sur le fait qu'il n'y a pas de caractère systématique au fait de retoucher ses images.

 

Le rôle du Traitement dans le Style (paragraphe extrait du texte : "Votre style photographique")

Le traitement (développement, retouche éventuelle et post-traitement de finalisation) fait partie de la technique du "labo numérique" (ou du labo argentique). Savoir post-traiter vos images est indispensable, et cela fait partie des choses qui vont vous distinguer.

 

Mais attention, ne soyez pas naïfs au point de croire qu'un type de traitement, un type de retouche, un préset Lightroom ou une Action Photoshop suffiront à créer "votre style". C'est beaucoup plus complexe que celà. La retouche n'est pas obligatoire mais si elle existe, elle fait partie du traitement. En regardant votre Portfolio, on devra trouver une unité de style au niveau du traitement.

Vous ne pouvez pas baser votre style sur "une manière de de retoucher" car : 
- Les grandes marques utilisent des retoucheurs indépendants. Vous devrez donc livrer des photos non retouchées.

- Certaines marques ou clients vous demanderont des photos non retouchées. Vous ne pouvez pas baser tout votre travail sur le fait que tout serat toujours retouché par vous et/ou comme vous le voulez

- Vous aurez a retoucher dans certain cas, mais vous devrez être capable de faire cohabiter des photos non retouchées et des photos retouchées dans le même portfolio sans que l'on puisse distinguer les unes des autres

 

Cependant, si tout votre style repose entièrement sur l'usage d'un type particulier de retouche, vous devrez prendre conscience que vos réalisations ne peuvent pas être basées sur la retouche uniquement. Comme dit au dessus, ne croyez pas qu'un type de retouche suffira à créer "votre style". La retouche sera un (et seulement un) parmi de nombreux éléments constitutifs de votre style. Vous pouvez par exemple regarder le travail de Erwin Olaf, qui utilise des retouches tres particulières, dans le cadre d'un travail dont la portée artistique et technique dépasse de tres loin la simple retouche ou traitement.

En dehors de ce cas particulier, et si retouche il y a, elle ne peut pas conditionner votre style, sinon que ce passe-t'il si on vous demande de ne pas retoucher ? 
Que se passe-t'il si la retouche est confiée au retoucheur de la marque ? 
C'est votre style qui doit dicter le rendu, avec ou sans retouche. Pour dicter votre style, utilisez les autres éléments de cette liste et si vous en faites, adaptez votre retouche à ce style.

Quelques images réalisées sans retouche

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Images protegées