"Comment évaluer une photo ?" par Mark Clennon

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Comment évaluer une photo ?

Certains critères sont objectifs mais d’autres sont beaucoup plus subjectifs.

En jugeant de la qualité d’une photographie il est important de l’aborder sous ses principaux angles, en premier lieu sur les aspects « techniques » : son sujet, sa composition, sa lumière et la technique photographique pure utilisée pour la réaliser.


[...] Étant donné que les images sont jugées par des êtres humains et non par des machines, il y a aussi une série de critères subjectifs.

Notamment parce que la photographie est une forme d'art qui s'est - heureusement - émancipée il y a longtemps sur le fait de n’'être qu'une simple représentation de la réalité.


[...]  C'est la transformation ulterieure qui rend un shoot artistique, la variation entre la réalité et la façon dont elle est dépeinte. C'est dans cette variation que réside la valeur ajoutée et elle est intimement liée à la vision spécifique du photographe.

 

[...] Lors de la "lecture" d'une image, ainsi que lors de sa prise de vue, le bagage culturel et visuel du spectateur et du photographe joue un rôle fondamental parce que c'est l'un des éléments qui, inconsciemment, influenceront à la fois l'évaluation par l'examinateur de cette image et l'approche du photographe pour la réaliser.

 

—— Mark Clennon

 

Edito : Les Formations, la Technique et l'Artistique

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Tout comme ma photographie en tant que portraitiste, mes formations à la photo sont conformes à une certaine vision technique et artistique, que j'essaie de vous faire partager, afin de vous donner les outils qui vous permettront de développer votre propre personnalité photographique.

 

Portraitiste orienté mode

Je suis avant tout portraitiste. C'est le portrait qui est a la base de tout ce que je réalise en photographie d'humains. Je ne réalise pas de la photo de mode, mais des portraits à vocation Mode, vocation Mode que l'on retrouve également en photo de Nu, en portrait Artistique, en photo d'Enfants, d'Artistes, de Comédiens et, dans une certaine mesure, en photo Institutionnelle

Vous retrouverez donc cette vision de la photographie, tout au long des formations que je délivre.

 

La vision technique

Selon moi, la technique est la première étape primordiale et doit être totalement assimilée au point de ne plus avoir à y penser. Seule la maitrise technique permet de posséder une totale liberté créatrice. Sans technique, on se heurte a des difficultés qui vont empécher de s'exprimer correctement d'un point de vue artistique. Durant les formations, nous mettons donc l'accent sur la lumière et sa mesure, l'exposition, le cadrage, l'impact de la distance, etc. Connaitre la technique permet aussi de comprendre le "pourquoi". C'est cette connaissance des raisons pour lesquelles on va utiliser telle ou telle technique qui donnera a votre photographie, une intelligence technique et créatrice.

Lors des formations, vous apprendrez tous les fondamentaux techniques, mais je vous expliquerai également les raisons pour lesquelles ont doit les connaitre, ainsi que la relation entre technique et artistique

 

Le succes en photographie, et plus particulièrement pour le portrait, dépend de la capacité de saisir ces instants supprèmes qui passent en une fraction de seconde, sans jamais se répéter – de sorte que la lumière, l'équilibre, l'expression – doivent être vus, ressentis pour ainsi dire – en un éclair, la mécanique et la technique étant si parfaitement maîtrisées qu'elles deviennent automatiques..

-- Edward Weston

 

La vision artistique

L'artistique est le complément de la Technique. C'est un domaine rarement abordé de manière complète en formation Photo. Chaque élément technique devrait avoir une justification artistique. Et qu'on le veuille ou non, chaque élément technique aura un impact sur l'artistique. Donc, quitte à choisir, autant faire en sorte que cet aspect des choses soit sous votre contrôle. L'élément le plus important est votre base culturelle, aussi bien en photo que dans les domaines connexes (vidéo, cinéma, musique, peinture, littérature, etc). Votre culture va élargir votre champ artistique et va donner un sens à vos photographies.

Lors des formations, nous ferons constamment des références culturelles et artistiques. A chaque utilisation d'une technique et même d'un outil, nous verrons comment cet usage se rattache a une notion artistique et/ou culturelle et comment ceci va participer à l'intention​ sous-jacente à vos photographies.

 

Le regard

Si photographier une jolie fille bien maquillée, avec un matériel haut de gamme, puis retoucher l'image produite dans Photoshop suffisait pour produire une bonne photo, nous serions inondés d'œuvres d'Art. Malheureusement, 99% des portraits que je vois défiler chaque jour sont probablement tres jolis à regarder, mais ne dégagent rien en ce qui concerne le sujet de l'image : l'humain. Et la raison en est que ces images retranscrivent une communication inexistante entre modèle et photographe.
Or la chose la plus importante dans un portrait, c'est ce que le regard nous dit. Une photo nous renvoie ce qui s'est passé au moment de la prise de vues. 

Lors des formations, nous verrons comment se mettre en communication avec le modèle, comment faire en sorte qu'elle se mette en communication avec nous. Puis nous chercherons à faire en sorte que cette communication soit retranscrite sur la photographie.

 

Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

 

La photo de Mode et le Portrait - Citations

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Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

 

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

La photo de Mode et le Portrait - Paolo Roversi

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Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

 

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

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Un portrait n’est jamais la personne - Peter Lindbergh

Interview de Peter Lindbergh pour le magazine Victoire by Gilles Bechet, 2013

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Il est à l’origine du phénomène « super-modèles » qui a affolé la planète mode pendant quelques années. Pourtant, à l’entendre, il a simplement réalisé des portraits de femmes comme il les aime. Reconnu comme un des plus grands photographes et portraitistes, Peter Lindbergh est loin d’avoir rangé ses objectifs.

 

Vous avez longtemps privilégié le noir et blanc, pourquoi ?

Pour faire court, je trouve ça beau. Sur les portraits en noir et blanc, la peau a un éclat différent. C’est comme si la lumière traversait la peau, alors qu’avec la couleur, elle reste en surface. Je trouve aussi que le noir et blanc est plus intense. Je pense que ça vient de tous ces photographes américains comme Walker Evans ou Dorothea Lange qui, à l ’époque de la Grande Dépression, ont fait des reportages pour le gouvernement. J’ai grandi dans cette école de photographie où les images abordaient des enjeux sociaux sans se cacher. Pour moi, le noir et blanc était synonyme de réalité. C’est bien sûr un point de vue, car on peut faire de merveilleux portraits en couleur. Et on peut aussi dire que le noir et blanc est une manière de se distancier de la réalité avec un point de vue plus artistique.

 

Pensez-vous qu’une image révèle le modèle ou le transforme dans une sorte d’alchimie ?

C’est une question à laquelle je pense souvent. Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. Quand on dit d’un portrait : C’est tout à fait lui ou tout à fait elle, c’est ridicule. Un portrait n’est jamais la personne. Sur une autre photo, on va avoir quelqu’un d’autre. Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

 

À vos débuts, on vous a crédité d’un style expressionniste, est-ce lié à vos origines, à votre enfance en Allemagne dans les années 40 ?

Je viens de Duisburg, qui est probablement la ville la plus laide d’Allemagne et, même sans doute du monde. Tout y est gris, tout est totalement industriel. Il s’en dégage malgré tout une certaine beauté que je suis apparemment le seul à voir. Devant ce genre de paysages, j’ai toujours le coeur qui bat plus vite. Chaque fois que des amis veulent venir voir d’où je viens, je les emmène faire un tour en voiture. Alors que je m’enthousiasme pour tous ces paysages industriels, je les vois plutôt incrédules ou dubitatifs.

 

Vous n’avez jamais voulu vous revendiquer comme photographe de mode. Pourtant, vous êtes à l ’origine du phénomène des « supermodèles »…

Quand on me demande d’où vient mon inspiration, je réponds d’un peu partout, sauf des magazines de mode. C’est ce qu’en font la plupart des photographes, ce qui veut dire qu’ il n’y a plus d’originalité et que la plupart des images se ressemblent.

Je n’ai pas voulu être photographe pour fournir des images ou pour vendre des vêtements. Ce qui est le plus important à mes yeux, c’est de contribuer à définir ce qu’est la femme aujourd’hui. C’est ça mon boulot. Dans les années 80, je travaillais beaucoup en Europe, j’ai eu plusieurs demandes du « Vogue » américain, que je refusais systématiquement. Ils ne comprenaient pas pourquoi. J’ai f ini par aller à New York pour expliquer que les femmes qu’on voyait dans le magazine à cette époque, apprêtées, maquillées représentaient tout ce que je n’aimais pas. Alexander Liberman, qui était directeur de Condé Nast, m’a pris au mot : Allez où vous voulez et montrez-moi votre type de femmes. J’ai été sur la plage à Los Angeles avec quelques mannequins inconnus. Il y avait déjà Linda Evangelista, Christy Turlington et Tatjana Patitz. On a fait des images très simplement. J’en étais très content. Quand il a vu mes photos, Liberman s’est gratté la tête, m’a dit : Merci jeune homme. Au revoir ! Six mois plus tard, Anna Wintour a repris le magazine. Elle a vu les photos qui correspondaient exactement à ce qu’elle voulait faire.

 

Mais cette révolution n’a pas duré ?

En quelques années, on en a fait les dix visages qui faisaient la loi dans les magazines. Et ces dix visages ont été corrompus par l ’ industrie de la mode et des cosmétiques à coups de contrats de 50 millions de dollars. On les a vues avec plusde maquillage, plus de bracelets en or et pour f inir, elles ressemblaient exactement aux femmes qui étaient là avant elles. Elles avaient perdu toute leur fraîcheur et leur indépendance.

 

Vous venez de réaliser une campagne avec Cate Blanchett pour Silhouette. Cela représentet- il un défi particulier de faire le portrait de quelqu’un avec des lunettes ?

C’est un élément qui s’ajoute sur le visage et peut transformer l’expression, la rendre plus sévère. Pour faire une bonne photo, il faut s’en détacher, créer une ambiance agréable et puis vient le moment où quand vous voyez les lunettes, elles ne veulent plus rien dire. Vous ne photographiez plus la réalité mais la relation et, du coup, vous ne voyez plus les lunettes comme quelqu’un d’autre les verrait. Et c’est là que ça devient intéressant.

 

On vous présente comme une icône de la photo, quelles sont les personnes qui, pour vous, sont des icônes ?

La femme qui travaille chez moi. Ma femme de ménage est une icône. Elle ne demande jamais rien. Elle travaille dur et c’est une personne merveilleuse. Elle travaille cinq fois plus vite que n’ importe qui avant elle et elle adore mes gosses. J’aurais tendance à choisir des gens normaux comme icônes. J’ai rencontré pas mal d’ icônes. Certaines d’entre elles étaient exceptionnelles, d’autres ne l’étaient pas. Je suis un peu fatigué de l’« icônisation » systématique des célébrités. Mais Cate Blanchett, pour ne citer qu’elle, est une personne vraiment merveilleuse. Kate Winslet également mais, à côté d’elles, il y a aussi de nombreuses stars hollywoodiennes qu’on ne voit jamais sans leur agent et leur secrétaire particulier. Dès qu’on leur adresse la parole, elles doivent regarder vers quelqu’un d’autre pour guetter une réponse. Les personnes remarquables sont généralement modestes.

 

Avez-vous une méthode pour créer une bonne relation avec les modèles ?

Il faut qu’ ils se sentent à l ’aise. Pour cela il n’y a pas de « trucs » sinon qu’ il faut aimer les gens. Vous êtes différent chaque jour. Il ne faut pas tricher, simplement rester soi-même. Certains jours, c’est plus diff icile. Mais quand le modèle se sent bien, il ne fait rien, il n’essaie rien et révèlera un peu de lui-même.

 

Quelle est la chose la moins conventionnelle que vous avez faite en photo ?

Chaque jour, il faut essayer d’être différent et non conventionnel. Surtout quand on prépare les choses à l ’avance, il faut avoir le courage d’agir complètement différemment. C’est très important, vous faites des photos sur le moment même pas trois semaines avant. La chose la moins conventionnelle à faire, c’est de ne pas respecter ce qui a été prévu. Cela demande de se sentir à l ’aise, j’y arrive seulement depuis quelques années. Je n’aurais pas pu travailler comme ça à 25 ans. Il faut être sûr de soi et travailler avec des gens qui vous font confiance.

 

Pensez-vous qu’on puisse connaître une nouvelle époque des super-modèles ?

Je ne crois pas. Cela a correspondu à un moment où l’ image de la femme dans la photographie de mode a été complètement chamboulée. Ce n’était pas uniquement dû aux modèles qui, bien sûr, étaient très belles mais à ce qu’elles véhiculaient. Aujourd’hui, il n’y aurait rien d’exceptionnel à prendre cinq ou dix mannequins inconnues. On peut le faire à tout moment. Régulièrement, des nouveaux mannequins apparaissent mais elles ne représentent rien de fondamentalement différent de tout ce qui a été vu auparavant. Mais ça pourrait encore arriver, pourquoi pas ? Si on rassemble cinq mannequins et qu’on leur trouve quelque chose comme les cinq visages les plus romantiques sortis d’un f ilm de Tarkovski, par exemple, et qu’elles changent notre appréciation de la beauté avec des visages que l’on n’aurait jamais vus auparavant. Ça se pourrait…

Votre Style Photographique

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L'œuvre d'un photographe acquiert sa forme et son style par la vision personnelle de l'auteur. Il ne s'agit pas simplement de technique, mais de la façon dont il regarde la vie et le monde qui l'entoure.

 

-- Pete Turner

CREATIVITY - by Peter Lindbergh

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CREATIVITY

Creativity is the basis of self-expression. Why are some people supposedly more creative than others, and why can’t others open themselves up enough to be able to express who they are?

Creation is the birth of something, and something cannot come from nothing. When someone creates something: a painting, a poem, a photograph, the creativity comes from an idea, from a feeling, from emotion, or from a combination of ideas, feelings and emotions that are somehow ‘reborn’ from all our experiences and perspectives.

Creativity is the desire to express ourselves. To formulate these expressions, we have to draw from our reservoir of experience, dreams, desires and experimentation and mix together what was, what is, and what could be… I don’t think you can learn it, it is rather something that evolves. Your perception of everything in your life fills up this reservoir.

Some people are drawn to create and express themselves, others are drawn to reflect, to analyze. But in the end, they all could be creative if they had the desire to explore the way in which they are integrated in the world of their experiences. Because creativity is really a rebirth, a true tone we feel for ourselves and for our world. Then our work becomes a real part of who we are. Maybe all this is a question of how deep we are willing to go…

 

-- Peter Lindbergh

La mode...

Dans la mode, on sait qu'on a réussi quand on dérange un peu les gens

— Coco Chanel

La Technique, la Culture et le Message

L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois […]

Photographier : c’est dans un même instant et en une fraction de seconde reconnaître un fait et l’organisation rigoureuse de formes perçues visuellement qui expriment et signifient ce fait.

C’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre

La composition doit être une de nos préoccupations, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants. Pour appliquer le rapport de la section d’or, le compas du photographe ne peut être que dans son œil 

Les gens ne regardent pas assez. Ils pensent. Ce n'est pas la même chose.

—— (L’instant décisif, Les Cahiers de la Photographie n°18, 1986. H. Cartier Bresson).

Le succes en photographie, et plus particulièrement pour le portrait, dépend de la capacité de saisir ces instants supprèmes qui passent en une fraction de seconde, sans jamais se répéter – de sorte que la lumière, l'équilibre, l'expression – doivent être vus, ressentis pour ainsi dire – en un éclair, la mécanique et la technique étant si parfaitement maîtrisées qu'elles deviennent automatiques..

-- Edward Weston

Toute création passe par une technique mise au service d’un résultat satisfaisant pour les sens. Bonheur des formes, des couleurs, des mots, de l’oreille, du toucher…

Mes photographies ne sont ni militantes, ni objectives, je ne témoigne de rien, n’ai aucun message à délivrer, ni point de vue à faire valoir

Tous les appareils sont aussi bons les uns que les autres, ce n'est que question de goût, de poids, de forme et de prix. Le conseil que je vous donnerai sera donc :
Choisissez celui qui vous plaît, qui s'harmonise le mieux à votre dernière voiture, à la couleur de votre costume, ou qui est utilisé par votre photographe favori...
... L'appareil photographique n'a donc qu'une importance toute relative car, en fin de compte, ce n'est pas lui qui fait la photo mais vous. La preuve en est qu'un bon photographe fera de bonnes photographies avec n'importe quel appareil, y compris une boîte d'allumettes (modèle ménage) percée d'un trou.
Donc soyez fiers et ambitieux, maîtrisez la bête, soyez-en le maître absolu; n'en soyez jamais l'esclave débile.

-- JeanLoup Sieff

En fin de compte, dans tout art, le but, c'est la simplicité. Et arriver à cette simplicité est une des choses les plus difficiles à réaliser. Mais c'est certainement une des choses les plus essentielles.

L'œuvre d'un photographe acquiert sa forme et son style par la vision personnelle de l'auteur. Il ne s'agit pas simplement de technique, mais de la façon dont il regarde la vie et le monde qui l'entoure.

 

-- Pete Turner

La culture pour un photographe est bien plus importante que la technique

-- Gisèle Freund

Une grande photographie demande trois points : une grande vision, une grande technique, le tout alimentée par une grande passion.

-- Maureen Gallagher

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Yves Saint Laurent par Jeanloup Sieff, 1971.

Eduquez vous

Vous éduquer vous même ne signifie pas que vous etiez stupide en premier lieu; celà veut dire que vous êtes suffisamment intelligent pour savoir qu'il vous reste beaucoup de choses à apprendre

-- Melanie Joy

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