Mesurer l'exposition au posemètre en lumière naturelle

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N°3 de la série sur l'Exposition

Fausse donnée : "L'histogramme et l'indicateur de surexposition du boitier sont des instruments de mesure de l'exposition" 

 

 

Voici 3 visualisations d'une même photo faite à Ibiza en plein soleil en Juin 2017, à 18:00. Coucher de soleil à 22:00 (soit 4 heures d'ensoleillement restantes, ce qui donne un soleil encore bien puissant)

 

La photo a été exposée avec un posemètre, de manière à ce qu'elle soit optimisée pour le numérique (exposition "à droite"). Ces images parlent d'elles mêmes...

 

Voici pour commencer, une photo du LCD pour montrer ce qu'il affiche à la PDV. L'écrétage est affiché en noir. On voit que l'appareil photo indique une forte surexposition

- Photo exposée à 80 iso, ƒ/6,3 mesure faite avec la sphère sortie. Temps d'obturation donné par le posemètre : 1/640e
- Au boitier : ƒ/4, 1/640e, 80 Iso
- Décalage d'expo (optimisation de l'expo pour le numérique) : +1,33 IL

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Voici la photo ci-dessus ouverte "tous curseurs à zéro" dans Lightroom (photo initiale).

On voit qu'elle n'est pas du tout surexposée et encore moins cramée. Pourtant, on à bien ajouté +1,33 IL (mesure au posemètre) par rapport à l'ouverture boitier.

Accessoirement, les valeurs claires de l'histogramme sont parfaitement calées sur la droite du graphique

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La photo finale après développement numérique. Bien entendu, aucune zone n'est surexposée

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Conclusion : si vous tenez compte de l'avertisseur de surexposition et de l'histogramme (qui je le rappelle, ne sont PAS des instruments de mesure), en fait, vous sous-exposez et vous détruisez votre image.

 

Si vous avez confiance en votre flashmètre/posemètre, vous aurez l'expo juste et SANS DESTRUCTION des hautes lumières (ni des basses lumières), même en situation de forte dynamique

 

Autres Références : 
Tuto : Shootez en plein soleil 

Fausse donnée : "En numérique, on n'a plus besoin de Flashmètre"

Non, la retouche n'est pas obligatoire !

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Photo réalisée sans retouche et sans maquillage studio

 

EDITO

 

Si j'en juge par les portraits que je vois défiler chaque jour sur mes réseaux sociaux, l'usage de la retouche à grands coups de Split Frequency, Dodge & Burn ou même de flou gaussien, semble être systématique

 

J'ai vu récemment des photos réalisées en argentique, puis retouchées de manière poussée dans Photoshop. Si je retouchais en numérique sur de l'argentique, j'utiliserais des méthodes équivalentes à celles des retoucheurs / repiqueurs (pinceau et gris-film) afin de préserver le rendu du film sur l'image finale.


Cette vague de retouches peut donner l'impression (erronnée) aux jeunes photographes, qu'ils doivent obligatoirement retoucher de manière poussée leur propres photos sous peine d'etre rejetés par le monde de la photographie amateur !

On m'a même rapporté que "pour se faire remarquer sur l'internet, il fallait retoucher ainsi". Dramatique n'est-ce pas ?

 

Mais sachez que vous pouvez réaliser des portraits sans utiliser sytématiquement une retouche poussée et un "surfaçage" de peau qui conduit à faire ressembler votre modèle à un non-humain. Rien ne vous oblige a suivre cette mode venue de Russie, et qui donne l'impression (fausse) d'etre devenue un "standard".

 

Mais on en voit dans les magazines et dans les pubs !

Est-ce a dire que chaque photo que vous réalisez est destinée à un magazine ou à une marque qui vous ont demandé expressément d'effectuer un tel traitement ? 

 

Vous n'êtes pas, en tant qu'amateur, obligé d'utiliser systématiquement des techniques de retouche "High End" plutot destinée à la photo de beauté professionnelle (visuels pub, magazines beauté). Un portrait ne nécessite pas obligatoirement un tel traitement. 

 

Certaines personnes sont tellement dans ce point de vue de retouche systematique, qu'elles énumèrent une litanie de techniques que l'on pourrait utiliser pour retoucher une image, tout en en oubliant une, essentielle : on peut tres bien ne pas retoucher avec des techniques aussi poussées, voire ne pas retoucher du tout si les circonstances le permettent !

 

Il est pourtant possible de sortir une image sans utiliser Photoshop (Ca demande du travail, mais ca s'apprend, de la même manière que la retouche s'apprend)

 

Il faut arriver à distinguer quel type de traitement pour quel type d'image et ne pas tout mettre dans le même sac. Vous voulez apprendre la retouche "High End" ? allez y ! Ca fait partie des choses que l'on devrait savoir faire... ou pas si ce n'est pas votre style.

Mais ne vous sentez pas obligé d'en mettre partout, tout le temps.

 

Et si votre but est juste de vous amuser et de trouver quelques modèles pour poser pour vous, sortez vous de la tête que vous allez "attirer leur attention" avec des photos systématiquement retouchées. Je suis bien plaçé pour savoir que ce n'est pas nécessaire. Une des premières choses que je dis à un modèle, c'est que je ne retouche pas ou très peu.

 

Et puis, examinez maintenant, un autre point de vue : Pourquoi, plutot que de suivre une mode éphémère qui ne révèle en rien vos vrais talents photographiques, ne pas vous démarquer, comme l'ont d'ailleurs fait certains photographes, parmi les plus grands ?

Contrairement à certaines idées reçues, marques et magazines n'utilisent pas systématiquement la retouche poussée
 

Voici une photo de beauté réalisée par Patrick Demarchelier, pour une campagne beauté (Acqua di Gio d'Armani). Pas de maquillage visible, pas de retouche visible (les cernes sont présents) et une extraordinaire présence de Diane Kruger.

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D'autres photos de Patrick Demarchelier >>>

 

Et voici une photo de mode pour le magazine Vogue, réalisée par Peter Lindbergh. Là encore pas de retouche visible, cernes présents, etc. Plutot que sur l'artificialité du traitement, l'accent est mis sur le travail photographique et la présence de Mariacarla Boscono

 

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D'autres photos de Peter Lindbergh >>>

 

Comment faire des portraits sans retouche poussée ?

La photographie nécessite un aprentissage des points suivants : 

- La mise en Lumière

- La direction et communication avec le modèle

- Le cadrage et la composition d'image

- Le developpement numérique

- Une éventuelle retouche numérique, légère et invisible

- Le post-traitement de personnalisation.

- Des références culturelles (les Maitres de la Photographie) afin de savoir ce qui est demandé...

 

Il faut juste s'y attaquer avec courage !

Et n'oubliez pas également, qu'on ne peut pas envisager de masquer indéfiniment ses lacunes sur les points ci-dessus à grands coups de Photoshop. Il faut simplement travailler pour s'améliorer.

 

Dernière chose : L'internet et les Résaux sociaux ne sont pas la Photographie dans la vraie vie. Si vous voulez vous démarquer, faites le par votre talent de photographe en développant les points ci-dessus. 

 

La retouche, c'est mal ?

Il n'est pas question critiquer l'usage de la retouche. Je retouche moi-même (ou fais retoucher) certaines de mes photos. Vous pouvez donc retoucher, bien évidemment. Gardez aux images, un look qui correspond à leur vocation ou destination.

 

L'objet de cet edito est de mettre l'accent sur le fait qu'il n'y a pas de caractère systématique au fait de retoucher ses images.

 

Le rôle du Traitement dans le Style (paragraphe extrait du texte : "Votre style photographique")

Le traitement (développement, retouche éventuelle et post-traitement de finalisation) fait partie de la technique du "labo numérique" (ou du labo argentique). Savoir post-traiter vos images est indispensable, et cela fait partie des choses qui vont vous distinguer.

 

Mais attention, ne soyez pas naïfs au point de croire qu'un type de traitement, un type de retouche, un préset Lightroom ou une Action Photoshop suffiront à créer "votre style". C'est beaucoup plus complexe que celà. La retouche n'est pas obligatoire mais si elle existe, elle fait partie du traitement. En regardant votre Portfolio, on devra trouver une unité de style au niveau du traitement.

Vous ne pouvez pas baser votre style sur "une manière de de retoucher" car : 
- Les grandes marques utilisent des retoucheurs indépendants. Vous devrez donc livrer des photos non retouchées.

- Certaines marques ou clients vous demanderont des photos non retouchées. Vous ne pouvez pas baser tout votre travail sur le fait que tout serat toujours retouché par vous et/ou comme vous le voulez

- Vous aurez a retoucher dans certain cas, mais vous devrez être capable de faire cohabiter des photos non retouchées et des photos retouchées dans le même portfolio sans que l'on puisse distinguer les unes des autres

 

Cependant, si tout votre style repose entièrement sur l'usage d'un type particulier de retouche, vous devrez prendre conscience que vos réalisations ne peuvent pas être basées sur la retouche uniquement. Comme dit au dessus, ne croyez pas qu'un type de retouche suffira à créer "votre style". La retouche sera un (et seulement un) parmi de nombreux éléments constitutifs de votre style. Vous pouvez par exemple regarder le travail de Erwin Olaf, qui utilise des retouches tres particulières, dans le cadre d'un travail dont la portée artistique et technique dépasse de tres loin la simple retouche ou traitement.

En dehors de ce cas particulier, et si retouche il y a, elle ne peut pas conditionner votre style, sinon que ce passe-t'il si on vous demande de ne pas retoucher ? 
Que se passe-t'il si la retouche est confiée au retoucheur de la marque ? 
C'est votre style qui doit dicter le rendu, avec ou sans retouche. Pour dicter votre style, utilisez les autres éléments de cette liste et si vous en faites, adaptez votre retouche à ce style.

Quelques images réalisées sans retouche

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Le Vignettage dans Lightroom

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En photographie, on peut distinguer deux types de vignettages, que l'on peut retrouver en numérique dans Lightroom, sous la forme de deux outils distincts.

 

1 - Le vignettage dû a un assombrissement de la partie périphérique de l'optique

 

Ce vignettage est causé seulement par l'optique que vous utilisez. Cela se traduit sur votre image par un assombrissement des angles de la photo, lorsqu'elle n'est pas recadrée. Si vous recadrez votre image en éliminant du champ de votre nouveau cadre un ou plusieurs angles de la photo d'origine, ce vignettage disparaitra. 
Lightroom est tres efficace pour corriger ce problème, notamment de manière automatique. Vous le trouverez dans le module "Correction de l'objectif". Si vous cochez l"option "Activer le profil de correction", Lightroom trouvera l'objectif utilisé et le corrigera. Vous nêtes pas obligé de corriger le vignettage de votre optique si le résultat vous convient.

 

2 - Le vignettage réalisé volontairement sous agrandisseur, par le tireur. 

 

Cette technique est employée par les tireurs argentiques pour "fermer" un tirage en assombrissant le pourtour de l'épreuve, lors du tirage sous agrandisseur. Ce vignettage ne se limite pas aux angles. On peut également "ouvrir" un tirage en éclaircissant les bords du tirage au point de les faire se confondre avec le blanc du papier tirage. Cette dernière technique est passée de mode, mais reste réalisable dans certains cas.

Lightroom reproduit cette possibilité avec la fonction "vignettage après recadrage" du module "Effets".

  • Selon comment vous déplacez le curseur "gain", vous obtiendrez soit un vignettage "fermé" (assombri) ou "ouvert" (éclairci). Comme dans la réalité, ce vignettage apparaitra sur les bords de votre "tirage". En conséquence, si vous recadrez votre image, l'effet s'adaptera à votre nouveau cadrage.

  • Si vous voulez bien comprendre l'impact des différents curseurs, commencez par positionner le curseur "contour progressif" à 0. Cela vous permettra de visualiser votre pourtour de tirage. Vous re-règlerez la progressivité à la fin.

  • Le curseur "Milieu" détermine la taille de la zone claire au centre du tirage

  • Le curseur "Arrondi" permet de déterminer la forme de l'arrondi de la zone claire. Tirez le curseur dans les deux sens pour constater comment il agit.

  • Le curseur "Hautes Lumières" vous permet de doser le pas pris par les hautes lumières sur le vignettage, lorsque vous etes en "priorité hautes lumières" ou en "priorité de la couleur". En "priorité hautes lumières", plus vous allez vers la droite, et plus les hautes lumières se trouvant sous votre vignettage (a condition bien sur qu'il y en ait) estomperont le vignettage. En "priorité de la couleur", plus vous allez vers la droite, et plus la couleur se trouvant sous votre vignettage (a condition bien sur qu'il y en ait) estompera à son avantage, le gris du vignettage.

  • Une fois ces réglages faits, n'oubliez pas de replacer le curseur "contour progressif" le plus possible vers 100, pour que l'effet ne soit pas caricatural au final.

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Un vignettage Positif réalisé sous agrandisseur, sur tirage argentique. Photo & Tirage : Julien Colant

Autres facteurs de vignettage

 

D'autres élements peuvent créer un vignettage :

  • Un pare-soleil d'objectif mal positionné ou non adapté. On pourra parfois en ressentir les effets lorsqu'il empiète sur le champ de l'objectif
  • Certains setups lumière (studio ou exterieurs) qui vont créer un assombrissement de tout ou partie du pourtour de l'image. Le simple fait de cadrer un champ dont l'angle est plus large que celui du modeleur du flash peut créer une impressionde vignettage. Ce vignettage n'est pas forcément un défaut et peut être délibéré.

En argentique une source très importante de vignettage est celui produit par l'objectif de l'agrandisseur. On le subit beaucoup plus fortement que celui produit par l'objectif de la prise de vue (un film négatif entre 10 et 14 IL de dynamique, un papier tirage environ 4 IL, donc on subit tres fort des faibles variations de luminosité).
Afin de limiter ce vignettage, on doit utiliser des agrandisseurs avec des colonnes hautes et qui sont aussi très lumineux pour pouvoir diaphragmer et pour pouvoir n'utiliser que la partie centrale de la projection.

-- Julien Colant, Photographe

 

Allez-y en douceur

 

Sauf cas spécifiques, il est préférable d'utiliser ces curseurs avec subtilité. Bien souvent l'idéal pour un effet, c'est de ne s'apercevoir qu'il était là, seulement après l'avoir retiré. Cependant, vous pouvez le marquer davantage si vous tenez à un rendu typé.
Comme bien souvent lors de l'utilisation caricaturale d'un effet, le probleme ne vient pas de l'effet lui-même, mais de l'opérateur qui l'a utilisé !

Le Portrait en Noir et Blanc

Article originel >>> 
 

Lightroom permet de gérer le workflow complet de votre image, depuis son développement RAW, jusqu’a la sortie JPG, en passant par une éventuelle retouche dans Photoshop.

01 Les deux méthodes

Pour réaliser une image en noir et blanc, vous avez deux possibilités :

 

Mode 1 - Faire un développement RAW, directement en Noir et blanc

Mode 2 - Faire un développement RAW couleurs, exporter dans un fichier PSD/TIFF vers Photoshop, et créer le noir et blanc a postériori, dans Lightroom

 

Si vous savez que votre image ne sera jamais utilisée en couleurs, il est nettement préférable de choisir la solution 1, car un fichier raw est vraiment plus malléable en termes de possibilités de développement, qu’un fichier « bitmap » (PSD ou TIFF)

En revanche, si votre image doit être utilisable en diverses versions (couleurs, noir et blanc, sépia, etc), vous réaliserez votre noir et blanc à partir de l’image PDS/TIFF, elle même exportée puis retouchée en couleurs.

L’illustration ci-dessous vous montre a gauche un Noir et blanc réalisé en « Mode 2 » : l’image PSD couleurs retouchée a été transformée en Noir et Blanc, directement dans Lightroom. Ceci n’affecte pas le fichier PSD

A droite, une image Noir et blanc avec un léger virage brun, réalisée directement en RAW, sans retouche, dans Lightroom

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02 Le Workflow "Mode 1"

 

Le Mode 1 consiste à créer votre Noir et Blanc sur le fichier RAW lui même

 

Afin que le Noir et Blanc numérique perde son aspect artificiel et « vidéo », j’introduis une phase de caractérisation film (que vous pouvez retirer si elle ne vous convient pas)

 

  • Import du fichier RAW dans Lightroom
  • Développement numérique Noir et Blanc
  • Post-Traitement de caractérisation film
  • Export JPG du fichier de sortie (Profil « sRVB »)

 

Un fichier RAW permet une latitude de traitement étonnamment étendue. 

 

L’illustration ci-dessous vous montre l’image avant développement, tous curseurs à leur valeur neutre.
L’après représente l’image définitive, sans retouche, mais avec son traitement noir & Blanc et sa caractérisation film / Tirage : J’ai choisi un léger virage brun clair

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03 Le Workflow "Mode 2"

Le Mode 2 consiste à créer votre Noir et Blanc sur le fichier PSD/TIFF préalablement créé en couleurs.

 

  • Import du fichier RAW dans Lightroom
  • Développement numérique couleurs
  • Export du Fichier couleurs vers Photoshop, en vue de la retouche (Profil « Adobe 98 »)
  • Ne pas oublier de cocher la case « Ajouter à ce catalogue » dans le module d’export de Lightroom, pour que le fichier créé à l'étape précédente soit visible et traitable dans Lightroom
  • Post-Traitement de caractérisation film sur le fichier PSD dans Lightroom. Ce post-traitement n’affecte pas le fichier PSD lui même. Il est visible uniquement dans Lightroom.
  • Export JPG du fichier de sortie (Profil « sRVB »), a partir du fichier PSD dans Lightroom

 

L’illustration ci dessous Vous montre une image couleurs retouchée dans Photoshop (fichier PSD) et affichée ici dans Lightroom, avec à coté, une version en Noir & Blanc sous forme de copie virtuelle.

Notez que toute modification du fichier PSD couleurs impactera la version noir et blanc sans avoir besoin de faire de manipulation supplémentaire.

Vous trouverez dans cet autre tuto, davantage de détails sur le workflow décrit ci dessus : Le workflow

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04 Le développement : la tonalité

Ce développement peut être réalisé indifféremment en Mode 1 ou en Mode 2.

 

Faites toutefois attention aux limitations du fichier bitmap en Mode 2, qui pourrait provoquer l’apparition de bruit vidéo et/ou de postérisation !

 

La première étape consiste, comme on s’en doute, à passer en noir et blanc, soit à l’aide du bouton, en haut à droite du panneau Réglages de base, ou sur le mot NB du panneau TSL/Couleur/NB. Les curseurs du module Tonalité, panneau Réglages de base, doivent être utilisés de haut en bas, afin de régler le caractère de l’image (sa luminosité et son contraste).

 

Dans l’illustration ci-dessous, nous avons délibérément choisi un rendu “délavé”, ce qui explique la position du curseur Ombres. Mais, bien entendu, il est tout à fait possible de réaliser un rendu très contrasté. N’hésitez pas à bouger chaque curseur un par un, avec une large amplitude de mouvement, pour comprendre quelle influence il va avoir sur
votre développement.

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05 Le contraste

Le curseur Contraste va influencer la totalité de l’image.

 

D’une manière plus pratique, vous pouvez aligner ce curseur avec la dureté de la source :

  • source “dure” (bols durs, soleil intense), Contraste supérieur à zéro
  • source “moyenne” (parapluie argenté, bol beauté, ombre), Contraste à zéro
  • source “douce” (boîtes à lumière de grande taille, lumière du matin ou du soir, ciel voilé), Contraste inférieur à zéro.

 

Les quatre curseurs suivants (Hautes lumières, Ombres, Blancs, Noirs) serviront à régler la tonalité spécifique à l’image et à l’interprétation que vous souhaitez en donner. Ces curseurs fonctionnent dans les deux sens, ce qui rend ce module extrêmement puissant.

 

Le curseur de microcontraste, appelé Clarté, permettra d’adoucir une image globalement trop agressive ou de redonner de la présence à une image dont la douceur générale vous plaît, mais qui manque un peu de “précision”.

 

N’hésitez pas, là encore, à bouger ce curseur pour en constater les effets sur votre image.

 

Sur l’illustration ci-dessous, nous pouvons voir deux opposés en matière de contraste.

 

Le traitement sur fichier RAW permet d’obtenir toutes les nuances intermédiaires sans dégradation de l’image, notamment des basses
valeurs. Attention à la “montée” de bruit vidéo et de postérisation si vous tentez un tel traitement sur un fichier PSD/TIFF, même en 16 bits.

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06 Le développement localisé

Vous pouvez utiliser le pinceau pour effectuer un développement localisé dans l’image.

 

Cependant, si votre prise de vue est bonne et si vous avez effectué un travail correct en amont sur le panneau Réglages de base, vous n’en aurez pas systématiquement besoin. Il vaut mieux reprendre son développement à l’étape précédente, plutôt que de tenter de “réparer” un mauvais réglage à coups de pinceau.

 

Cependant, le pinceau vous permettra aussi d’effectuer du dodge and burn (éclaircissement/assombrissement localisé, comme les tireurs argentiques le réalisaient sous leur agrandisseur).

 

L’illustration vous montre comment densifier les sourcils.

 

Note : évitez impérativement de renforcer la netteté du regard en localisé. Cela donne un rendu très artificiel et peu esthétique. Les yeux et le regard sont une affaire de maquillage et de direction du modèle au moment de la prise de vue. Pas de posttraitement numérique exagéré…

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07 Le Filtrage couleurs

Le filtrage couleurs permet d’imiter l’effet des filtres que l’on fixait sur son boitier à la prise de vues en Noir & Blanc argentique.

 

Le Mélangeur Noir et blanc possède toutefois 8 gammes de nuances colorées, réglables en luminosité de -100 à +100. En agissant sur ces curseurs, vous éclaircirez/assombrirez dans toute l’image, la nuance correspondant au curseur sélectionné.


Avec le TAT (Targeted Adjustment Tool - Outil de réglage par zone ciblée), Lightroom sélectionnera pour vous la ou les couleurs concernées et leur ratio respectif.

 



Sur l’illustration ci-dessous, vous pouvez voir comment la peau a été éclaircie : cliquez sur la peau, maintenez le bouton de la souris, poussez la souris vers le haut et observez ce qui se passe. Sur notre exemple, le résultat est caricatural pour les besoins de la démonstration. Allez-y en finesse…

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08 Le posttraitement de caractérisation film : La Dynamique

Nous allons tenter de « casser » le rendu « trop propre » de nos appareils numériques en introduisant une « courbe en S » dont les extrémités seront décalées vers le haut pour les valeurs basses, et vers  le bas pour les valeurs hautes.

 

Ceci aura pour conséquence de « couper » les valeurs les plus basses et/ou les valeurs les plus hautes de notre image. Notez que la coupure des valeurs hautes est optionnelle car son action est plus radicale.

 

Cela semble « voiler » l’image et ce n’est pas tout à fait faux. Si l’effet (le voile des valeurs sombres notamment) est trop marqué, il suffira de descendre plus proche de son origine, la courbe du S en bas à gauche.

 

Là encore, il faut « tester » afin d’adapter le dosage à votre photo, telle que vous l’avez développée. Cette courbe fait partie du « post-traitement » de l’image. Elle s’ajoute au développement pour le caractériser, mais sans en changer la nature fondamentale. 

 

Effectuer un « cut » (une coupure des valeurs sombres et/ou claires) ne donne pas une image « grise » ou « manquant de contraste ». Cela donne une image avec une caractérisation « film » et on peut lui donner une infinité de nuances.

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09 Le posttraitement de caractérisation film : le grain film

Le module de grain film de Lightroom fonctionne de la manière ci-après.

 

  • Le curseur Valeur permet de régler la force de l’effet.
  • Le curseur Taille permet de régler la taille des grains, ce qui est lié à la sensibilité ISO du film.
  • Le curseur Cassure permet de déterminer la forme des grains, que l’on peut utiliser conjointement avec la taille.

 

Notez que le curseur Taille floute l’image de manière très réaliste, au fur et à mesure qu’on augmente la taille du grain. Avec ce module, on peut passer d’un grain très fin et très délimité, comme un film de basse sensibilité (tel qu’un Kodachrome 25 ISO), à un grain grossier et de grande taille, avec toutes les valeurs intermédiaires.

 

L’illustration ci-dessous vous montre deux réglages extrêmes, les réglages indiqués à droite correspondant à l’image de droite.

 

Dans la réalité, il faudra agir avec davantage de subtilité. Notez que le grain s’apprécie en regardant l’image dans son intégralité et à distance normale d’observation. En d’autres termes, ne faites pas vos réglages de grain avec une image zoomée à 100 %, le nez collé à l’écran.

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Les ratios d'aspect et les formats

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Natalia Vodianova photographiée par Paolo Roversi — Ratio d'image 3:4

 

La photographie utilise une variété assez importante de  formats de pellicules ou de plans films. Mais le ratio de ces formats (rapport largeur : hauteur) rassemble plusieurs formats.

 

LES "RATIOS D'ASPECT" DES FORMATS


Ratio 1:1

6 x 6 cm - Moyen Format

28 x 28 mm - Petit Format (instamatic)

 

Ratio 2:3

24 x 36 mm - Petit Format

6 x 9 cm - Moyen Format


Ratio 4:5

4 x 5 Inches - Grand Format

8 x 10 Inches - Grand Format

16 x 20 Inches - Grand Format


Ratio 3:4

4,5 x 6 cm - Moyen Format

9 x 12 Inches - Grand Format

 

Ratio 5:7

5 x 7 Inches - Grand Format


Ratio 6:7

6 x 7 cm - Moyen Format

 

Ratio 11:14

11 x 14 Inches - Grand Format

 

LES GAMMES DE FORMATS

 

Petit Format

24x36, APS, APS-C et plus petit.

Note : en Petit Format, les dimensions désignent celles de la surface utile exposée et non la taille de la pellicule pour une vue. En 24x36 par exemple, la taille de la pellicule pour une vue est de 35 x 38 mm

 

Moyen Format

de 4,5 x 6 cm à 6 x 9 cm

Note : en Moyen format, les dimensions désignent la taille de la pellicule pour une vue, marges comprises. Par exemple, la dimension de surface utile d'un format 6 x 6 cm est de 5,6 x 5,6 cm

 

Grand Format

9 x 12 cm (3,55 x 4,73 Inches) et au dessus
Note : en Grand Format, les dimensions désignent la taille du plan film.

 

TERMES USURPES

 

Full Frame et Plein format

Si on veut utiliser ces termes, il faut dire de quel format on parle, puisqu'il existe des "Plein Format" en 24x36 mais aussi en Moyen Format
Autant utiliser le terme "24x36"

 

DX / FX

Ces termes sont des dénominations commerciales appartenant à Nikon. Ce ne sont pas des "formats" photographiques.

Fausse Donnée : La Balance des blancs

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Plutot que le terme français, je vous propose de regarder la définition de "Balance" dans le dictionnaire Merriam Webster
Définition du mot 'balance', dans le dictionnaire Merriam Webster : a counterbalancing weight, force, or influence 

Pour se rapprocher davantage de la définition anglaise, Il serait préférable d'utiliser le terme "Compensation du Blanc" plutot que "Balance". Cela aide à davantage de compréhension.

 

la Balance des Blancs c'est quoi ?

C'est la procédure qui consiste à faire le réglage nécessaire, pour que les blancs paraissent blancs avec l'illuminant qui éclaire la scène


4000 K "c'est froid", 6000 K, "c'est chaud" !

Hé bien non, c'est l'inverse !

La lumière du jour peut varier dans des conditions extrêmes de 2000 à 16000 K.
Plus une lumière est froide, plus sa notation sera élevée et plus elle tirera sur le bleu, et inversement, plus une lumière est chaude, plus sa notation sera basse et plus elle tirera vers le jaune ou l'orange.

 

Voici la Température de couleurs émises par les principaux illuminants

  • Bougie : 1800 K
  • Lampe à incandescence : 2500 K
  • Lampe Halogène : 3400 K
  • Ecran de télévision : 9300 K
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On voit donc que plus la source émet des couleurs "froides" et plus le chiffre en Kelvins est élevé. Le "plein soleil" est aux alentours de 5000 K, alors qu'un ciel voilé, à la lumière plus "bleue" donnera une TC aux alentour de 6500 K

 

Pourquoi le réglage sur le boitier ou sur le logiciel produit-il un résultat inversé ?

Ce réglage est une compensation (balance) de la température de couleur de l'illuminant, en se basant sur le blanc. 
Il est donc normal que pour compenser un illuminant dont la TC est froide (Chiffre de notation élevé) on utilise un indice de compensation (celui qui est affiché dans le logiciel) dont le chiffre de notation est bas.

 

Il y a une dominante, donc la White Balance est mal réglée !

Là encore, il y a incompréhension...

  • Admettons que l'on règle parfaitement la WB sur une image.
  • Puis que l'on ajoute un virage ou un traitement croisé à notre image...
  • Nous obtiendrons ainsi une image à la WB parfaitement calée, mais avec une dominante...

La compensation concerne l'illuminant, c'est a dire la source de lumière. Celà n'a rien à voir avec le traitement.

Tout comme en argentique, on peut détourner l'usage de cette compensation pour créer des effets spéciaux. mais il s'agit bien d'un détournement d'usage. Ne pas oublier qu'un décalage de la compensation provoque un ré-étalonnage complet de toute la colorimétrie. Or une dominante n'affecte jamais toutes les couleurs. Pour corriger une dominante, on utilisera d'autres outils, qui n'agiront que sur la couleur concernée.

Renseignez vous sur le type de traitement qui a été fait sur l'image !
 

On ne doit pas utiliser le terme "balance des blancs" ?

Malheureusement, cette mauvaise traduction fait désormais partie du langage de la photo numérique.

  • On peut donc continuer à l'employer, si possible en toute connaissance de cause.
  • Ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'une mauvaise traduction à partir d'un "faux ami", ce qui introduit davantage de confusion dans un sujet dans lequel il y en a déjà beaucoup
  • Puisqu'on utilise "Balance" qui est dans ce cas un terme anglais, autant utiliser White Balance (WB)
  • Mais l'idéal serait d'utiliser "Compensation du Blanc"

Les réglages de l'appareil photo

Le tableau ci-dessous vous montre les températures d'illuminants qui sont compensées par chaque réglage

temperature-de-couleur-selon-source-lumineuse

Tuto : Les chapeaux du photographe moderne

De nos jours et avec l'avènement du numérique, les chapeaux autrefois portés par d'autres personnes, doivent (ou peuvent) être portés par le photographe lui-même.

  • Le Photographe
  • Le Tireur Photo
  • Le Retoucheur (si la retouche est requise)

Le chapeau "photographe"

 

Le photographe est celui qui va : 

  • Mettre la scène en lumière
  • Déterminer l'exposition (censée être correcte)
  • Faire le cadrage en choisissant l'angle et la distance
  • Déclencher
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A ce stade, l'image est "dans la boite", mais elle n'existe pas encore en tant que photographie. Il faudra un processus pour la matérialiser. Que le processus soit automatique (fichier jpg créé par le boitier) ou manuel, il y a obligatoirement un process à réaliser (post-traitement), que l'on soit en numérique ou en argentique et ce, depuis l'invention de la photographie il y a plus de 200 ans.

En d'autres termes, aucune image ne peut exister sans post-traitement

Le chapeau "Tireur Photo"

 

Tout d'abord, je vous invite a regarder cette vidéo, qui explique ce qu'est le Tireur Photo et quel est son rôle. Nous ferons ensuite le parallèle avec le numérique

Le Développement et le Tirage sont de nos jours, effectués en grande partie sur les logiciels de développement Raw : Lightroom, Adobe Camera Raw (en conjonction avec Photoshop), Capture One, et DXO pour les plus performants et les plus connus.

 

Ces logiciels vont permettre d'effecturer la partie créative du développement/tirage, dont Raymond Cauchetier parle dans la vidéo ci-dessus. On voit donc que la création de l'image ne se limite pas à la seule Prise de Vues (chapeau de "Photographe"), mais qu'elle passe aussi par le Chapeau du "Tireur Photo" (Développement et Tirage)

 

L'impression se fait sur des imprimantes à jet d'encre, mais il existe des procédés qui permettent d'imprimer du numérique sur du papier argentique (tireuses laser, procédés alternatifs argentico-numériques)

 

Vous pouvez consulter cet article pour en savoir davantage sur le développement numérique, et cet article pour en savoir davantage sur l'importance du traitement numérique, en ce qui concerne le rendu photographique.

Le chapeau "Retoucheur" - Si celui-ci est requis

 

Je vous propose en tout premier lieu de regarder cette vidéo d'une retoucheuse argentique au travail (et de bien écouter ce qu'elle dit sur le numérique)

Quelques faits importants concernant la retouche : 

 

Qu'est-ce que la retouche ?

  • Il y a beaucoup de confusion sur ce qu'est la retouche. et notamment, un mélange avec le Développement/Tirage. Je vous invite donc a clarifier ça en lisant ce texte
  • La confusion existe parfois chez les gens qui ont fait de la photographie argentique, ce qui devrait normalement ne pas se produire
  • Le retouche existe depuis la création de la photo, il y a plus de 200 ans. Rien de nouveau donc. Photoshop n'a pas inventé la retouche
  • La retouche n'est pas destinée à "effacer des défauts ou des erreurs". Elle est destinée à donner à l'image, le rendu que l'on s'est proposé de réaliser ou que l'on vous a demandé d'exécuter. 

Faut-il retoucher ? dans quelle mesure ?

  • Que ce soit en argentique ou en numérique, la retouche peut être si discrète et si légère qu'elle est totalement invisible. Il y a donc des degrés d'application de la retouche. 
  • Certaines photos ou certains styles photographiques ne nécessitent pas de retouche. Un simple Développement/Tirage suffira
  • Dans d'autres cas, une retouche modérée sera nécessaire : éliminer quelques petits défauts sur la peau, un fil électrique qui traverse le ciel, etc. La question que vous pouvez vous poser est : "est ce-que si je laisse ce détail, il va apporter quelque chose à la photo ?"
  • Enfin, il existe des disciplines (en Beauté et pour la plupart des images de Mode ou de Publicité) ou la retouche est non seulement requise mais "obligatoire", afin de respecter la demande du client, mais aussi les règles et coutumes de la discipline. C'est donc la demande qui décide, et non le photographe.
  • Dans le cas d'une retouche "poussée" il est évident que la retouche se voit. Il s'agit alors de "visuels pub", destinés à apporter un coté onirique, à stimuler l'imaginaire et non à retranscrire la réalité
  • Quoi qu'il en soit, la "réalité photographique" est une vue de l'esprit. En fait, une photo est toujours "l'expression d'une opinion". A chacun d'utiliser la quantité de retouche qu'il estime nécessaire pour parvenir à ses (ces) fins.
  • Notez qu'un photographe complet, sera tout autant capable de produire autant d'images non retouchées (mais publiables) qu'il sera capable de produire des images retouchées de manière professionnelle.

Combien de temps doit-on passer en retouche ?

  • Selon le type de résultat voulu ou demandé, le temps de retouche peut aller de quelques minutes a plusieurs heures.
  • Le temps passé peut-être lié à la difficulté de la retouche, ou tout simplement au type de rendu demandé qui peut nécessiter beaucoup de temps pour le réaliser.
  • Si on doit passer du temps à retoucher des "bétises" faites aux étapes précédentes, ce n'est pas la retouche qui doit être incriminée, mais celui qui à mal réalisé les étapes précédentes.

La retouche, processus créatif ?

  • A priori, la retouche semble être destinée a corriger des erreurs. Ce n'est pas sa seule utilité.
  • La retouche (ou une certaine manière de retoucher) peut faire partie du style. Elle est donc également un processus créatif

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre en retouche ?

  • Retoucheur est un métier. Ce qui implique des techniques spécifiques et un grand savoir faire. Mais ce Chapeau peut-être porté par le photographe, si celui-ci s'y investit en prenant dès le départ, les bonnes habitudes
  • De nombreux procédés utilisés pas des amateurs inexpérimentés et n'ayant aucune culture de la retouche professionnelle ne sont pas des techniques de retouche. Utiliser du "flou gaussien" ou n'importe quel filtre de flou, ou technique de floutage (comme par exemple le réglage "clarté négative" de Lightroom) NE FAIT PAS PARTIE DES TECHNIQUES DE RETOUCHE. Le résultat est en général catastrophique et n'a rien à voir avec ce qu'un retoucheur pro sera capable de produire. C'est de la "retouche de comptoir" (par analogie aux "discussions de comptoir", dans lesquelles les gens "refont le monde" accoudés au zinc)
  • Les retoucheurs pros ne FLOUTENT PAS LA PEAU. Si vous voulez donc que vos retouches aient en rendu professionnel, il faut apprendre à retoucher comme les pros et oublier le floutage.
  • Le "lissage de peau" n'utilise pas le floutage. Le lissage est une technique professionnelle qui demande de nombreuses heures de pratique pour parvenir a un résultat pro. Ce n'est pas accessible à un débutant. Il ne pourra y parvenir qu'après de nombreuses heures de pratique.
  • La fausse retouche (utilisant le flou la plupart du temps) fait croire aux gens naifs que l'on peut "retoucher en appliquant un simple filtre". Ne soyez pas crédules. 

Une photo "avant retouche"

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La même photo "apres retouche " (il reste quelques détails a éliminer)

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Une photo "non retouchée" nécessitant tres peu de retouche

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Conclusion

 

Le métier de photographe a évolué. Il me semble inéluctable que le Photographe doive savoir porter également le chapeau du "Tireur Photo", voire celui du "Retoucheur", car la maitrise de son style en dépend.

 

Autrefois, le Photographe et le Tireur travaillaient de concert. Le photographe réalisait la Prise de Vues, et le Tireur "interprétait la partition" en apportant sa propre touche créative. De nos jours, c'est le Photographe qui doit être capable de faire les deux.

 

Pour certains styles photographiques, la retouche est nécessaire. L'idéal serait de pouvoir s'en charger, à condition de le faire de manière "professionnelle" (même si ce n'est pas votre métier). Les retouches mal faites (en utilisant de "techniques" amateur) donnent une tres mauvaise image de votre travail, car elles mettent en évidence votre incapacité à obtenir un résultat "pro" (même si la photo n'est pas votre métier). 

  • La photographie est un métier. Développer/Tirer une photo est un métier. Retoucheur est un métier

  • On peut les pratiquer de manière amateur, mais le meilleur moyen de progresser et de parvenir à un certain niveau, c'est de pratiquer sa passion "comme un pro", c'est a dire avec beaucoup de sérieux et d'exigence

  • J'estime que pour parvenir a un bon niveau en photo, il faut environ 10 ans de travail serieux, exigeant et constant, tant en prise de vues qu'en Developpement/Tirage

  • Au bout de 10 ans, il faudra travailler encore plus dur, car les gens attendront encore davantage de vous

  • J'estime que pour devenir compétent en retouche sur ses propres images (sans pour cela prétendre atteindre le niveau d'un retoucheur pro, qui lui est capable de retoucher les photos des autres), il faudra environ deux ans de travail intensif et journalier.

Ne vous découragez pas. Mais ne vous laissez pas non plus endormir naivement par les apparences. La photographie est un loisir enrichissant, mais qui demande beaucoup de travail, si vous avez vraiment envie d'arriver à un certain résultat. Comportez vous comme un professionnel dans votre approche de la photographie, même si celle-ci n'est pas votre métier.

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