Edito : Les Formations, la Technique et l'Artistique

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Tout comme ma photographie en tant que portraitiste, mes formations à la photo sont conformes à une certaine vision technique et artistique, que j'essaie de vous faire partager, afin de vous donner les outils qui vous permettront de développer votre propre personnalité photographique.

 

Portraitiste orienté mode

Je suis avant tout portraitiste. C'est le portrait qui est a la base de tout ce que je réalise en photographie d'humains. Je ne réalise pas de la photo de mode, mais des portraits à vocation Mode, vocation Mode que l'on retrouve également en photo de Nu, en portrait Artistique, en photo d'Enfants, d'Artistes, de Comédiens et, dans une certaine mesure, en photo Institutionnelle

Vous retrouverez donc cette vision de la photographie, tout au long des formations que je délivre.

 

La vision technique

Selon moi, la technique est la première étape primordiale et doit être totalement assimilée au point de ne plus avoir à y penser. Seule la maitrise technique permet de posséder une totale liberté créatrice. Sans technique, on se heurte a des difficultés qui vont empécher de s'exprimer correctement d'un point de vue artistique. Durant les formations, nous mettons donc l'accent sur la lumière et sa mesure, l'exposition, le cadrage, l'impact de la distance, etc. Connaitre la technique permet aussi de comprendre le "pourquoi". C'est cette connaissance des raisons pour lesquelles on va utiliser telle ou telle technique qui donnera a votre photographie, une intelligence technique et créatrice.

Lors des formations, vous apprendrez tous les fondamentaux techniques, mais je vous expliquerai également les raisons pour lesquelles ont doit les connaitre, ainsi que la relation entre technique et artistique

 

Le succes en photographie, et plus particulièrement pour le portrait, dépend de la capacité de saisir ces instants supprèmes qui passent en une fraction de seconde, sans jamais se répéter – de sorte que la lumière, l'équilibre, l'expression – doivent être vus, ressentis pour ainsi dire – en un éclair, la mécanique et la technique étant si parfaitement maîtrisées qu'elles deviennent automatiques..

-- Edward Weston

 

La vision artistique

L'artistique est le complément de la Technique. C'est un domaine rarement abordé de manière complète en formation Photo. Chaque élément technique devrait avoir une justification artistique. Et qu'on le veuille ou non, chaque élément technique aura un impact sur l'artistique. Donc, quitte à choisir, autant faire en sorte que cet aspect des choses soit sous votre contrôle. L'élément le plus important est votre base culturelle, aussi bien en photo que dans les domaines connexes (vidéo, cinéma, musique, peinture, littérature, etc). Votre culture va élargir votre champ artistique et va donner un sens à vos photographies.

Lors des formations, nous ferons constamment des références culturelles et artistiques. A chaque utilisation d'une technique et même d'un outil, nous verrons comment cet usage se rattache a une notion artistique et/ou culturelle et comment ceci va participer à l'intention​ sous-jacente à vos photographies.

 

Le regard

Si photographier une jolie fille bien maquillée, avec un matériel haut de gamme, puis retoucher l'image produite dans Photoshop suffisait pour produire une bonne photo, nous serions inondés d'œuvres d'Art. Malheureusement, 99% des portraits que je vois défiler chaque jour sont probablement tres jolis à regarder, mais ne dégagent rien en ce qui concerne le sujet de l'image : l'humain. Et la raison en est que ces images retranscrivent une communication inexistante entre modèle et photographe.
Or la chose la plus importante dans un portrait, c'est ce que le regard nous dit. Une photo nous renvoie ce qui s'est passé au moment de la prise de vues. 

Lors des formations, nous verrons comment se mettre en communication avec le modèle, comment faire en sorte qu'elle se mette en communication avec nous. Puis nous chercherons à faire en sorte que cette communication soit retranscrite sur la photographie.

 

Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

 

Edito : Soyez professionnel

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Edito : Humeur à propos du culte de la médiocrité
 

Le laxisme, la fainéantise et la facilité semblent prendre le pas sur le sérieux avec lequel on est censé aborder une formation, même en tant qu'amateur.

Il y a pire : si vous essayez de faire comprendre aux autres que pour devenir bon, il faut travailler et être exigeant, on risque de vous taxer "d'élitiste" ou de "faisant partie du système". Le maitre mot semble être : "soyez médiocres, sinon vous vous ferez tirer dessus".

En dehors de son intéressant aspect sociologique, ce genre de comportement risque de mettre des bâtons dans les roues de ceux qui veulent réellement apprendre.

La bonne solution est donc dêtre "professionnel" dans sa manière d'aborder sa formation, que l'on soit photographe pro ou amateur. "Professionnel" au sens "serieux" du terme.


Le dictionnaire Merriam Webster nous dit : 
 

1. c (1) : characterized by or conforming to the technical or ethical standards of a profession

3 : following a line of conduct as though it were a profession


1 c 1 : Qui est caractérisé ou qui se conforme aux standards éthiques d'une profession

3 : Qui suit une ligne de conduite tout comme si c'etait une profession

 

— Merriam Webster Dictionnary

 

Je pense que beaucoup de personnes limitent sa définition à "qui est de métier".

 

La définition qui se cantonne au "statut" est tellement incomplète qu'elle en devient inexacte.

 

Soit dit en passant, n'utilisez pas de dictionnaires trop petits (si vous en utilisez) car ils sont incomplets et n'acceptez pas naivement les "définitions" que vous voyez sur le Net

 

On peut exercer une activité sans que ca soit notre métier et toutefois être PROFESSIONNEL dans la manière de la pratiquer.

 

A l'inverse, on peut être du métier, et agir de manière NON PROFESSIONNELLE. Un Plombier qui bâcle un travail sur un chantier est "de profession", mais aura agi de manière "non pro" en faisant son boulot.

 

En ce sens, être photographe "professionnel" n'a rien à voir avec le fait de posséder un N° de Siret. 

 

Remarque : l'inverse de "professionnel" n'est pas "amateur" mais "dilettante". En voici la définition donnée par le dictionnaire Webster :

dil·et·tante : a person whose interest in an art or in an area of knowledge is not very deep or seriousN'écoutez pas les ragots et les confusions des gens sur les forums et groupes. Ces confusions sont très nombreuses. Consultez un DICTIONNAIRE ou un LIVRE DE COURS PHOTO datant de l'avant numérique, écrit par une personne crédible (comme Jogh Edgecoe ou René Bouillot)

 

Si vous ne vous instruisez pas, vous devenez manipulables. Si vous connaissez les choses, il sera très difficile de vous manipuler.

 

Un Professionnel est une personne dont l'intérêt dans son art ou dans sa sphère de connaissances est très poussé et très sérieux. Un dilettante est tout l'inverse.


Soyez PROFESSIONNEL et non pas DILETTANTE. Soyez exigeant avec vous mêmes. Remettez cent fois l'ouvrage sur le métier. Entrainez-vous, et au fur et a mesure que votre niveau augmente, entrainez-vous plus encore. Cultivez-vous dans votre discipline et dans les disciplines connectées à la votre. Soyez exigeant avec les autres, comme vous l'êtes avec vous même.

Et surtout, n'écoutez pas les dilettante, les esprits négatifs, les oiseaux de mauvais augure, et les adeptes du culte de la médiocrité. Ils n'ont qu'un seul objectif : vous faire descendre aussi bas qu'ils le sont eux-mêmes.
Ils sont faciles a reconnaitre. Ils prônent le fait de ne pas se cultiver, de ne pas apprendre de technique, de ne pas respecter les rêgles (règles qu'ils ne connaissent pas eux-mêmes) et tentent de s'attaquer à tous ceux qui — d'une manière ou d'une autre — se décaracassent pour essayer d'apprendre et/ou pour essayer d'apprendre aux autres.

 

Ces remarques sont générales, et ne se limitent ni a ce propos, ni même a la photographie.

Photographiez ce que vous avez devant les yeux...

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"Mettre en valeur" : 

 

J'ai vu assez souvent apparaitre chez les photographes, cette notion de "mettre en valeur" : 

  • "Tu as mis le sujet principal en valeur" 

  • Le modèle est bien "mis en valeur" 

  • Je voulais "mettre en valeur la chevelure"

  • etc

Je ne pense pas que le rôle du photographe soit "de mettre en valeur" un portion spécifique, mais plutôt de mettre en image une scène globale. Voir les choses ainsi peut changer considérablement la manière d'éclairer ou de composer une image.

 

Si l'on ressent le besoin de devoir isoler un point ou une partie de l'image d'une manière autre que par la simple composition, c'est que quelque chose ne va pas dans la composition de l'image

 

Si l'on ressent le besoin de devoir éclairer une partie de la scène, au détriment de la mise en lumière générale, dans le but de "mettre en valeur' cette partie, quelque chose de va pas dans la compréhension de la lumière en photographie.

En effet c'est justement grace à la composition que l'on met l'accent, que l'on raconte, etc... La composition est en elle même un mode de narration.

 

J'ai remarqué que les excellents photographes "Photographient ce qu'ils ont devant les yeux". Ils utilisent un outil que nous sommes tous censés posséder : la composition d'image

 

Photographiez ce que vous avez sous les yeux

 

La photographie est un témoignage. La photographie est une opinion. Réaliser une photo, qu'elle soit spontanée ou préparée, c'est donner son opinion sur ce que l'on a devant les yeux.

Et selon moi, un bon photographe à de bonnes aptitudes à "photographier ce qu'il a devant les yeux" sans avoir besoin de davantage d'artifices (notamment en utilisant un post-traitement exagéré dans le but de compenser un "manque" à la prise de vues) pour que la photo "parle" et transmette par elle même, ce que le photographe "avait devant les yeux" au moment de la prise de vues et la la façon dont il l'a traduit sous forme photographique

 

A photograph is not created by a photographer. What they do is just open a little window and capture it. The world then writes itself on the film. The act of the photographer is closer to reading than it is to writing. They are the readers of the world

[Une photographie n'est pas créée par un photographe. Ce qu'ils font, c'est juste d'ouvrir une petite fenêtre et de la capturer. Le monde s'écrit alors lui-même sur le film. L'acte du photographe est plus proche de lire qu'il ne l'est d'écrire. Ils sont les lecteurs du monde.]

—— Ferdinando Scianna

 

Les gens ne regardent pas assez. Ils pensent. Ce n'est pas la même chose.

—— H. Cartier Bresson

 

Comment cela se traduit-il dans la réalité ?

 

Je vous conseille donc d'agir de la même manière. Plutot que de chercher à "mettre en avant" un élément de la scène, composez plutot une (mise en)scène, mettez la en lumière et PHOTOGRAPHIEZ CE QUE VOUS AVEZ DEVANT LES YEUX.

Ou bien pour la photo spontanée : remarquez une scène, regardez là, shootez la.

 

Il est a mon avis bien plus simple de photographier ce qui est là, devant vous, plutot que d'essayer de vous ingénier a utiliser des artifices pour tenter d'attirer l'attention sur telle ou telle partie. C'est en tout ca comme celà que je procède, tant en photo de mode (notamment en édito) qu'en reportage. Je ne prétends pas que c'est la seule manière de faire, mais elle fonctionne au moins pour moi et ce depuis plusieurs décennies.

C'est votre œil, votre composition, votre cadrage, votre point de vue sur ce que vous avez devant les yeux, qui va donner VOTRE interprétation de ce qui se trouvait là.

A Guide to PhotoVogue, by Alessia Glaviano, Senior Photo Editor of Vogue Italia and L'Uomo Vogue

PhotoVogue has reached over 72,000 photographers and each day, we receive thousands of photographs to review.

To be able to explain personally to each user the reason why his/her photograph was rejected we would need a team of people in charge of that only and I’m afraid we don’t have either the time or the resources to do that. The photos featured on Photo Vogue are personally selected by the Photo Editors of Vogue Italia (which is also the added value such photography platform offers); they are constantly reviewing and selecting, even outside working hours, but do not have physically the time to provide individual explanation of the reason why a certain image was rejected.

I believe that it is important to pay attention to what is approved and what is rejected among the works you upload, this way you’ll be more able to appreciate what type of photographs we accept; in doing so, however, I kindly ask you to keep in mind that the selection is the result of our personal review and, in no way, do we expect to be the beholders of the absolute truth.

As we pointed out more than once however, if you decide to submit your works to us, in doing so you must also accept our judgment, after all, participating is not compulsory but simply a choice. Photo Vogue is open to all photography genres but it is not for everyone; it is not a “democratic” (if you pass me the term) platform on which everybody can simply upload whatever they like. Photo Vogue will feature only those images that have been approved by us.

Having said this, with this article I would like to elaborate on some of the assessment criteria so as to help you become self-critical.

The right approach when taking a photograph is not "I’ve seen something I like hence I’ll photograph it” (think How? Why? What is by the side, above and below that view/object you liked? What angle will you take the picture from? With what lens?); it is true that, especially with certain photographic genres, you have to seize the moment but, to ensure that the photography-wise that moment is perfect, you need to have absorbed certain processes and have developed a "photographic eye".

The right way to position yourself in respect to the subject is the same way you’d do in front of a blank canvas so as to give the necessary attention to all the elements you are going to include, put in your framing and on set in order to understand the meaning of composition in photography.

My advice, at the beginning, is to focus on something and to photograph it repeatedly day after day: it could be a street view, for the instance; the goal is to absorb certain procedures so that they become almost automatic.

How to assess a photograph? There are both objective and subjective criteria. In assessing an individual photograph the subject, the composition, the light and the technique are important. Whereas when it comes to a photographic narrative, besides the above mentioned criteria, there needs to be no repetition, unless it is meaningful to the story; in addition, there needs to be narrative cohesion and the ability to tell a story.

Given that the images are assessed by human beings and not machines, there is also a series of subjective criteria that may prevail over the technical ones precisely because photography is a form of art which – luckily – has emancipated itself from being a mere representation of reality long time ago, hence our job is not to judge how a sunset truly resembles the real deal or how clear and precise a certain photograph is; there are many technically perfect shots which are flat, with no soul and that work only as a mere photographic reproduction of the subject.

It is transformation that makes a shot artistic, the variance between reality and the way it is portrayed: such variance is the added value and represents the photographer’s unique vision. A good photograph needs to have a soul, be open, not provide answers but rather trigger questions, it needs to intrigue, have several layers of meaning and not be dull, flat, banal or one-dimensional.

When “reading” an image, as well as when taking it, the cultural and visual baggage of both the viewer and the photographer plays a fundamental role because this is one of the elements that will, unconsciously, influence both the reviewer’s assessment of such image and the photographer’s approach to shooting it.

Like Instagram and social network, photography is now considered on par with a language although, if you consider it carefully, it is not quite like that: it is not quite a language but rather different types of languages according to who are those engaged in the dialogue and where they are; this applies to photography as it does with the different world languages, dialects, a formal and informal tone.  

Being more familiar with the subject of a photograph doesn’t make everyone an expert arbiter or a good photographer just as it is true that not everyone who knows how to write (in the most literal interpretation of the term) can be called a writer. Being able to judge a photograph means to truly know the history of photography, have knowledge of the masters and have studied, and not one photographic genre only because, given the current fusion of the different genres, being competent in only one would be limiting and ultimately not enough.

Some time ago I posted on my Instagram account a series of guidelines related to fashion photography; I had chosen fashion photography because this is the genre in which I’ve seen the most flagrant and gross errors, and not only in the images that are submitted to us on a daily basis on the Photo Vogue platform but also on many of the so called “fashion magazines” that all they achieve through their ill-crafted photographs is to belittle one of the most fascinating photographic genres, one that is ground-breaking and forerunner of innovation in photography generally speaking.

I believe that fashion photography is the most complex photographic genre, one in which being skilled photographers is not enough and, above all, it does not guarantee total control over the end result which depends on the model, the make-up and hair style, the set and the styling, all elements that a good fashion photographer needs to be able to guide or, at least, judge like a good film director.

Some of these guidelines can be applied to other photographic genres. I will list them below:

- Unless you know exactly and are fully confident in what you are doing, don’t go over the top. In all other cases, LESS IS MORE.

- The make-up and hair style of the model are fundamental.

- Accessories are equally paramount as they can make a photograph look incredible or completely spoil it: earrings, bracelets, necklaces, bags, glasses – consider each element that will feature in the image and ask yourself whether it improves or worsens the picture.

- If you don’t have access to a good stylist, opt for simplicity: again LESS IS MORE.

- If you do fashion photography, a good way to learn to assess whether the work of the stylist you are collaborating with is good is to observe and analyze the styling of the most prestigious international fashion magazines.

- Pay attention to any small detail appearing in your framing. Everything that is considered accidental in real life becomes intentional in a photograph.

- Assess the ability of your subject/model to move and, unless you are working with a professional who truly knows how to move in front of the camera, avoid over the top poses. With this regard, I’d recommend that you watched the artistic video Poses by artist Yolanda Dominguez.

- There is no one way only to shoot a fashion photograph: if, for instance, you are good at reportage, you should not revolutionize your style completely; a fusion of genres often produces the most exciting results.

- Strive to achieve an image with several layers: add levels to your framing. The co-existence of several critical points on the different focal planes – foreground, mid-ground, background – can make an image truly powerful.

- If you are working for a magazine, you need to be coherent and able to present a story comprising at least 8 images, all of which must be excellent. The pages of a magazine lend very well to story-telling. Treat your frames like movie stills.

- Get inspired from a wealth of sources: art, literature, social matters, films etc. Photography-wise, some directors of the 60’s and 70’s have become go-to references for their authorial style and the obsessive attention to details in each frame. I’m thinking about Godard, Antonioni, Kubrick, Bergamn or Fassbinder. Watching their movies is great training for the eyes. Spend hours, days and, generally, as much time as possible in specialized bookstores and museums browsing through magazines and sites which – as pointed before - publish articles and images by leading names in the sector.


- An excellent fashion photograph does not simply show the clothes that are to be advertised though it; remember that, after a couple of months, the merely retail value of a product dies away but images “emancipate” and can go down in history forever precisely because of the social, psychological and cultural zeitgeist they depict. Because they go beyond what they advertise and portray - “voice” – a world, a dream, an era and a vision.

 

di Alessia Glaviano

 

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