Pourquoi le choix du diaphragme est-il un facteur majeur ?

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La raison est éditoriale. 


La réponse n'est pas un absolu. Mais elle vous explique pourquoi le choix du diaph doit être laissé au Photographe (ou au directeur artistique) : 

 

  • Il est tres important que le diaph soit constant pour que la Profondeur De Champ soit constante, dans la mesure du possible
  • D'une manière générale, il faut essayer également de garder une distance de PDV constante, là aussi pour que la Profondeur De Champ soit constante, tout comme le point de vue

Pour les raisons suivantes : 

 

  • Si vous faites des séries éditoriales (comme pour un édito magazine) votre série sera UNIFORME. D'ailleurs il peut arriver que le DA du magazine vous donne le diaph a utiliser (même s'il ne l'exprime pas de manière technique)
  • Idem si vous faites des séries artistiques. La photographie n'est pas exclusivement la photo unique, il fait etre capable de réaliser des séries
  • Si dans votre portfolio vous avez des images à toutes les Profondeur De Champ, cela va donner une impression de travail chaotique et non uniforme. cela va impacter votre style.
  • Un diaph peut etre imposé pour raison artistico-technique. En coiffure par exemple, il va falloir davantage de Profondeur De Champ (tout dépendra de la demande du client) car on peut vouloir que le travail de coiffure soit dans la zone nette

 

Il s'agit de recommandations d'ordre artistique basé sur ce que j'ai pu expérimenter. Pas de règles absolues. Il y a bien entendu des exceptions.

 

  • Pour des raisons de qualité optique, il ne faut cependant pas trop fermer, sauf avec les optiques "premium" comme les Leica M ou les Hasselblad MF
  • Cependant, il ne faut pas trop ouvrir non plus, car à ƒ/3,2 et en dessous QUEL QUE SOIT LE FORMAT, la progressivité est nulle et le passage de net à flou est ultra brutal. Les clients (ou de simples spectateurs) ne veulent pas de ca (même s'il ne savent pas ce que c'est, ils ont des yeux et un ressenti).

Glossaire : "De plein pied" / En pied

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Je lis très souvent l'expression "de plein pied", y compris chez les professionnels de la photo ou de la mode. Soyons clairs : "de plein pied" n'existe nulle part et ne veut donc rien dire.

L'expression "De plain-pied" se dit d'un logement construit sensiblement au niveau du sol extérieur, ou d'un logement dont toutes les pièces sont de même niveau. Rien a voir donc, avec la photographie

 

L'expression "en pied" signifie : un portrait réalisé en entier (incluant donc les pieds)
 

Mesurer l'exposition au posemètre en lumière naturelle

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N°3 de la série sur l'Exposition

Fausse donnée : "L'histogramme et l'indicateur de surexposition du boitier sont des instruments de mesure de l'exposition" 

 

 

Voici 3 visualisations d'une même photo faite à Ibiza en plein soleil en Juin 2017, à 18:00. Coucher de soleil à 22:00 (soit 4 heures d'ensoleillement restantes, ce qui donne un soleil encore bien puissant)

 

La photo a été exposée avec un posemètre, de manière à ce qu'elle soit optimisée pour le numérique (exposition "à droite"). Ces images parlent d'elles mêmes...

 

Voici pour commencer, une photo du LCD pour montrer ce qu'il affiche à la PDV. L'écrétage est affiché en noir. On voit que l'appareil photo indique une forte surexposition

- Photo exposée à 80 iso, ƒ/6,3 mesure faite avec la sphère sortie. Temps d'obturation donné par le posemètre : 1/640e
- Au boitier : ƒ/4, 1/640e, 80 Iso
- Décalage d'expo (optimisation de l'expo pour le numérique) : +1,33 IL

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Voici la photo ci-dessus ouverte "tous curseurs à zéro" dans Lightroom (photo initiale).

On voit qu'elle n'est pas du tout surexposée et encore moins cramée. Pourtant, on à bien ajouté +1,33 IL (mesure au posemètre) par rapport à l'ouverture boitier.

Accessoirement, les valeurs claires de l'histogramme sont parfaitement calées sur la droite du graphique

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La photo finale après développement numérique. Bien entendu, aucune zone n'est surexposée

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Conclusion : si vous tenez compte de l'avertisseur de surexposition et de l'histogramme (qui je le rappelle, ne sont PAS des instruments de mesure), en fait, vous sous-exposez et vous détruisez votre image.

 

Si vous avez confiance en votre flashmètre/posemètre, vous aurez l'expo juste et SANS DESTRUCTION des hautes lumières (ni des basses lumières), même en situation de forte dynamique

 

Autres Références : 
Tuto : Shootez en plein soleil 

Fausse donnée : "En numérique, on n'a plus besoin de Flashmètre"

Votre culture et le "J'aime / J'aime pas"

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Photo : Mariacarla Boscono par Peter Lindbergh

Nous avons tous le droit d'aimer certaines choses, mais également de ne pas en aimer d'autres.



En revanche, appliquer le "j'aime /  j'aime pas" à sa propre culture est très castrateur. Si vous faites cela, vous ferez toujours la même chose sans jamais évoluer. Votre propre culture ne s'étendra jamais.

Vous vous privez d'une partie du savoir et vous vous empêchez d'observer. Or l'une des caractéristiques de l'intelligence est qu'elle permet de "bénéficier des fruits de l'observation en discernant les différences"

N'oubliez pas non plus, que les gouts évoluent avec le temps et qu'ils s'étendent au fur et à mesure que vous allez conquérir des nouvelles choses, en sortant de votre zone de confort. En d'autres termes, vos gouts de maintenant ne sont qu'une infime partie de vos gouts de demain. 

Dans leur grande majorité, les adolescents "savent tout sur tout", du haut de leur quelques années de vie. C'est un comportement excusable, car c'est le passage obligé vers la vie d'adulte. Mais vous, ne restez pas dans "l'adolescence de votre savoir"...



A l'inverse, si vous vous intéressez à une multitude de sujets (même à ceux que vous n'aborderez pas vous même, en tant que photographe), vous allez commencer à "ouvrir votre œil". Aller voir une exposition de Dali (par exemple) peut agrandir singulièrement votre horizon artistique et créatif...



Afin de découvrir de nouvelles choses, quitte à devoir vous "faire violence" pour sortir de votre zone de confort, dites vous que si des gens sont considérés comme des maitres dans leur discipline, ce n'est jamais par hasard. Essayez de découvrir pourquoi ils ont acquis ce statut et ce qui, dans leur œuvre, représente la maitrise. Vos n'êtes pas obligé de tout aimer. mais vous êtes tenus de tout regarder, dans la mesure de vos possibilités.



Et vous pouvez étendre cette notion à votre culture technique : essayez d'aborder de nouvelles techniques dont vous pourriez avoir besoin, afin d'augmenter l'étendue de vos compétences. et pour "ouvrir votre horizon"

 

Note pour l'éducation des enfants : 
J'ai eu la chance de naitre avant l'internet et de ne pas être victime de la dispersion et superficialité mentales que peut provoquer un afflux de données non évaluées (souvent fausses) et prodiguées sans notion de niveau du lecteur et hors-séquence. En effet, Internet "permet" d'accéder à énormément de données fausses, lues "en diagonale", sans spécifier le niveau requis et sans ordre précis et donc sans notion de progressivité. Nos enfants sont à la merci de telles données potentiellement dangereuses pour leur intégrité intellectuelle et culturelle.

Lorsque j'étais enfant, j'a dévoré des "encyclopédies pour enfants" comme par exemple des "encyclopédies scientifiques" et "encyclopédies sur l'Art", avec des textes simples écrits avec des polices de taille moyenne et beaucoup d'illustrations, souvent sous la forme de dessins clairs et lisibles. Je prenais à la lettre A et terminais à Z.
On peut dire que ça m'a sauvé la vie, culturellement parlant. Le savoir, c'est la liberté et la prise de contrôle de sa destinée.

Je vous suggère donc de procéder de la même manière avec vos enfants. Pas de tablettes (de toutes façons vivement déconseillées pour les petits) mais des encyclopédies papier de ce type, que vous pouvez lire avec eux au début, pour les inciter. Ce sont des gros livres qui sentent l'encre et le papier. Vous verrez qu'au bout d'un moment, vos enfants seront "accro", même si par ailleurs ils se servent de leurs tablettes et autres smartphones ou ordis. Cela va stimuler leur intérêt pour la technique et pour l'art, intérêt qui durera toute leur vie.


Attention à l'Encyclopédie "Tout l'Univers" : Elle est très bien, mais je vous conseille de ne la leur donner qu'après avoir utilisé des encyclopédies plus simples, en 2 ou 3 (gros) volumes.

Pour les parents

Passée la période de rejet de l'école, il y a toujours un moment de sa vie ou l'on ressent le besoin d'apprendre à nouveau. Vous pouvez donc vous aussi, prendre ces encyclopédies pour enfants en commençant par celle que vous préférez le plus.
 

Ne vous sentez pas ridicules si vous aimez une encyclopédie toute simple, au contraire. Le savoir, c'est le savoir. Il est bon à prendre partout ou on le peut. Les encyclopédies pour enfants existent pour que les petits puissent acquérir des données en tenant compte de leur développement intellectuel et de leurs capacités cognitives. Mais ça ne veut pas dire que les adultes ne peuvent pas les utiliser eux-aussi, afin de reprendre "les bases"

La lecture de A à Z permet de tout aborder, avec plus ou moins de curiosité, et d'éviter les "jaime / j'aime pas"

Amusez vous bien ;)

Non, la retouche n'est pas obligatoire !

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Photo réalisée sans retouche et sans maquillage studio

 

EDITO

 

Si j'en juge par les portraits que je vois défiler chaque jour sur mes réseaux sociaux, l'usage de la retouche à grands coups de Split Frequency, Dodge & Burn ou même de flou gaussien, semble être systématique

 

J'ai vu récemment des photos réalisées en argentique, puis retouchées de manière poussée dans Photoshop. Si je retouchais en numérique sur de l'argentique, j'utiliserais des méthodes équivalentes à celles des retoucheurs / repiqueurs (pinceau et gris-film) afin de préserver le rendu du film sur l'image finale.


Cette vague de retouches peut donner l'impression (erronnée) aux jeunes photographes, qu'ils doivent obligatoirement retoucher de manière poussée leur propres photos sous peine d'etre rejetés par le monde de la photographie amateur !

On m'a même rapporté que "pour se faire remarquer sur l'internet, il fallait retoucher ainsi". Dramatique n'est-ce pas ?

 

Mais sachez que vous pouvez réaliser des portraits sans utiliser sytématiquement une retouche poussée et un "surfaçage" de peau qui conduit à faire ressembler votre modèle à un non-humain. Rien ne vous oblige a suivre cette mode venue de Russie, et qui donne l'impression (fausse) d'etre devenue un "standard".

 

Mais on en voit dans les magazines et dans les pubs !

Est-ce a dire que chaque photo que vous réalisez est destinée à un magazine ou à une marque qui vous ont demandé expressément d'effectuer un tel traitement ? 

 

Vous n'êtes pas, en tant qu'amateur, obligé d'utiliser systématiquement des techniques de retouche "High End" plutot destinée à la photo de beauté professionnelle (visuels pub, magazines beauté). Un portrait ne nécessite pas obligatoirement un tel traitement. 

 

Certaines personnes sont tellement dans ce point de vue de retouche systematique, qu'elles énumèrent une litanie de techniques que l'on pourrait utiliser pour retoucher une image, tout en en oubliant une, essentielle : on peut tres bien ne pas retoucher avec des techniques aussi poussées, voire ne pas retoucher du tout si les circonstances le permettent !

 

Il est pourtant possible de sortir une image sans utiliser Photoshop (Ca demande du travail, mais ca s'apprend, de la même manière que la retouche s'apprend)

 

Il faut arriver à distinguer quel type de traitement pour quel type d'image et ne pas tout mettre dans le même sac. Vous voulez apprendre la retouche "High End" ? allez y ! Ca fait partie des choses que l'on devrait savoir faire... ou pas si ce n'est pas votre style.

Mais ne vous sentez pas obligé d'en mettre partout, tout le temps.

 

Et si votre but est juste de vous amuser et de trouver quelques modèles pour poser pour vous, sortez vous de la tête que vous allez "attirer leur attention" avec des photos systématiquement retouchées. Je suis bien plaçé pour savoir que ce n'est pas nécessaire. Une des premières choses que je dis à un modèle, c'est que je ne retouche pas ou très peu.

 

Et puis, examinez maintenant, un autre point de vue : Pourquoi, plutot que de suivre une mode éphémère qui ne révèle en rien vos vrais talents photographiques, ne pas vous démarquer, comme l'ont d'ailleurs fait certains photographes, parmi les plus grands ?

Contrairement à certaines idées reçues, marques et magazines n'utilisent pas systématiquement la retouche poussée
 

Voici une photo de beauté réalisée par Patrick Demarchelier, pour une campagne beauté (Acqua di Gio d'Armani). Pas de maquillage visible, pas de retouche visible (les cernes sont présents) et une extraordinaire présence de Diane Kruger.

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D'autres photos de Patrick Demarchelier >>>

 

Et voici une photo de mode pour le magazine Vogue, réalisée par Peter Lindbergh. Là encore pas de retouche visible, cernes présents, etc. Plutot que sur l'artificialité du traitement, l'accent est mis sur le travail photographique et la présence de Mariacarla Boscono

 

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D'autres photos de Peter Lindbergh >>>

 

Comment faire des portraits sans retouche poussée ?

La photographie nécessite un aprentissage des points suivants : 

- La mise en Lumière

- La direction et communication avec le modèle

- Le cadrage et la composition d'image

- Le developpement numérique

- Une éventuelle retouche numérique, légère et invisible

- Le post-traitement de personnalisation.

- Des références culturelles (les Maitres de la Photographie) afin de savoir ce qui est demandé...

 

Il faut juste s'y attaquer avec courage !

Et n'oubliez pas également, qu'on ne peut pas envisager de masquer indéfiniment ses lacunes sur les points ci-dessus à grands coups de Photoshop. Il faut simplement travailler pour s'améliorer.

 

Dernière chose : L'internet et les Résaux sociaux ne sont pas la Photographie dans la vraie vie. Si vous voulez vous démarquer, faites le par votre talent de photographe en développant les points ci-dessus. 

 

La retouche, c'est mal ?

Il n'est pas question critiquer l'usage de la retouche. Je retouche moi-même (ou fais retoucher) certaines de mes photos. Vous pouvez donc retoucher, bien évidemment. Gardez aux images, un look qui correspond à leur vocation ou destination.

 

L'objet de cet edito est de mettre l'accent sur le fait qu'il n'y a pas de caractère systématique au fait de retoucher ses images.

 

Le rôle du Traitement dans le Style (paragraphe extrait du texte : "Votre style photographique")

Le traitement (développement, retouche éventuelle et post-traitement de finalisation) fait partie de la technique du "labo numérique" (ou du labo argentique). Savoir post-traiter vos images est indispensable, et cela fait partie des choses qui vont vous distinguer.

 

Mais attention, ne soyez pas naïfs au point de croire qu'un type de traitement, un type de retouche, un préset Lightroom ou une Action Photoshop suffiront à créer "votre style". C'est beaucoup plus complexe que celà. La retouche n'est pas obligatoire mais si elle existe, elle fait partie du traitement. En regardant votre Portfolio, on devra trouver une unité de style au niveau du traitement.

Vous ne pouvez pas baser votre style sur "une manière de de retoucher" car : 
- Les grandes marques utilisent des retoucheurs indépendants. Vous devrez donc livrer des photos non retouchées.

- Certaines marques ou clients vous demanderont des photos non retouchées. Vous ne pouvez pas baser tout votre travail sur le fait que tout serat toujours retouché par vous et/ou comme vous le voulez

- Vous aurez a retoucher dans certain cas, mais vous devrez être capable de faire cohabiter des photos non retouchées et des photos retouchées dans le même portfolio sans que l'on puisse distinguer les unes des autres

 

Cependant, si tout votre style repose entièrement sur l'usage d'un type particulier de retouche, vous devrez prendre conscience que vos réalisations ne peuvent pas être basées sur la retouche uniquement. Comme dit au dessus, ne croyez pas qu'un type de retouche suffira à créer "votre style". La retouche sera un (et seulement un) parmi de nombreux éléments constitutifs de votre style. Vous pouvez par exemple regarder le travail de Erwin Olaf, qui utilise des retouches tres particulières, dans le cadre d'un travail dont la portée artistique et technique dépasse de tres loin la simple retouche ou traitement.

En dehors de ce cas particulier, et si retouche il y a, elle ne peut pas conditionner votre style, sinon que ce passe-t'il si on vous demande de ne pas retoucher ? 
Que se passe-t'il si la retouche est confiée au retoucheur de la marque ? 
C'est votre style qui doit dicter le rendu, avec ou sans retouche. Pour dicter votre style, utilisez les autres éléments de cette liste et si vous en faites, adaptez votre retouche à ce style.

Quelques images réalisées sans retouche

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Fausse donnée : C'est trop centré

Centrer n'est pas et n'a jamais été une erreur en photographie

 

Je pense que la confusion vient de l'expression "Cadré dans la pastille" qui aurait été mal comprise et/ou mal interprétée

 

Un exemple parmi des milliers : une photo de Nadia Auermann par Patrick Demarchelier

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Et un portrait tout simple, qui comme des millions d'autres est ... centré !
(Diane Kruger par Patrick Demarchelier pour la campagne "Acqua di Gio d'Armani)

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Fausse Donnée : En studio, il faut fermer à f8

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Cette affirmation est non fondée

En 24x36, la profondeur de champ est très importante. Si en plus on ferme a f/8 ou plus encore, à f/11, on aura un résultat "tout net" et sans relief

Les optiques 24x36 (Leica mises à part) étant globablement inaptes à rendre correctement la profondeur dans l'image on aura en plus un effet d'écrasement, surtout avec les zooms : tous les plans sembleront n'en faire qu'un.

Introduire un peu de flou en ouvrant à ƒ/4 permettra de donner un peu de profondeur à l'image.

Certes on ne peut pas tout faire à ƒ/4, mais on ne peut pas non plus généraliser en disant "En studio, il faut fermer à f/8".

Une application smartphone vous donnera la PDC de votre choix focale / distance / ouverture. Mais rassurez vous, même à ƒ/4 il y a largement de quoi laisser le sujet net.

Je pense que cette affirmation trouve son origine dans le fait que dans le temps, les optiques étaient meilleures à ƒ8 et surtout, que les flashs ne permettaient pas de descendre en puissance. Ces notions étaient très répandues dans les clubs photo. Ces deux choses ne sont plus d'actualité.

Glossaire : Piqué

Evitons de confondre piqué et netteté. Le piqué est la capacité du couple objectif/capteur [ou objectif/film] à restituer de très petits détails

La notion de netteté est fréquemment confondue avec celle de piqué. Le piqué est une propriété de l'objectif, liée en particulier au pouvoir de séparation qui caractérise son aptitude à enregistrer de fins détails

-- "Tous Photographes" - Jacques Croizier - Dunod

De très nombreuses personnes confondent Piqué et Netteté, et ne considèrent pour établir la qualité de l'optique, que les zones nettes de l'image. Le piqué est l'aptitude de l'optique (plus précisément du couple optique/support - Capteur ou film) à restituer des détails. Mais les meilleures optiques sont aptes a restituer des détails également dans les zones floues

Une image n'est que partiellement nette, surtout à grande ouverture. Elle comprend aussi des zones situées dans le flou (bokeh).

On pourrait également dé-focuser (décaler le point) sur une photo et observer le résultat : une optique de piètre qualité donnera un résultat illisible. Une optique de qualité continuera à donner des éléments discernables, voire lisibles.

La très grande majorité des optiques sont capables de restituer nettement les zones nettes. Mais cela ne suffit pas à établir que l'optique est de qualité. Si c'etait le cas 99% des optiques du marché seraient "de qualité exceptionnelle". Les constructeurs comptent sur cet attrait du public pour la netteté (et la marketent à fond) afin de masquer les faiblesses de leurs optiques dans les zones floues. C'est une recette qui semble fonctionner, sauf pour celui qui a l'œil averti.

Seule une optique de qualité sera capable de restituer des détails dans les zones floues, tout autant que dans les zones nettes. Le flou sera "lisible", avec des détails parfaitement perceptibles à tel point qu'on pourra parfois percevoir des zones comme "nettes" alors qu'en fait, elles se trouvent dans la zone floue.
Il sera nécessaire de se rapprocher du tirage (ou de zoomer dans l'image numérique) pour se rendre compte que la zone concernée est en fait "dans le bokeh".

Ces flous relatifs, depuis les plus subtils jusqu'aux plus marqués engendrent un rendu "3D" et une impression de "profondeur" dans l'image, accompagnés d'une douceur générale dans les textures et dans les transitions.


A l'opposé, les optiques tres nettes dans la zone du point et médiocres dans le flou auront un rendu tres "sec" et dur, avec des arrière plans illisibles et "crémeux" (aplats flous sans détails), parfois chargés d'artefacts, de dédoublements et d'images fantômes (parties de l'image "inventées" par l'optique et qui n'existent pas dans la scène). Le passage de la texture nette à la "texture" floue se fera sans subtilité. Ceci est souvent aggravé par l'usage inapproprié d'ouvertures tres grandes, qui mettent en évidence les défauts de ces optiques.

 

Les optiques médiocres auront tendance a écraser les plans les uns sur les autres, quelle que soit l'ouverture, supprimant ainsi tout notion de "3D" dans l'image. C'est le cas de tous les zooms 24x36, quelle que soit leur marque et leur prix. Un zoom est un objectif "utilitaire" fait pour le reportage. Ils est conçu pour avoir un sujet sur le point parfaitement restitué et avec un maximum de netteté, sans attention particulière portée au reste de l'image. Il faut donc absolument proscrire les zooms en portrait "artistique", ils ne sont pas faits pour cet usage.

Les optiques fixes a grande ouverture "écrasent tout" à partir de ƒ1,8, quel que soit leur prix ("effet rideau"). Ouvrir à ƒ1,8, ƒ1,4 ou ƒ1,2 permet d'obtenir davantage de lumière. Mais d'un point de vue restitution optique (lisibilité des détails et sensation de "3D"), on se trouve largement au delà des limites de l'objectif.

 

La qualité du bokeh dépend largement de la construction de l'optique. Pour cette raison, les optiques qui fournissent un bokeh de grande qualité sont onéreuses.

-- Harold Davis, Practical Artistry: Light & Exposure for Digital Photographers, 2008

La lisibilité dans les zones floues

Contrairement à ce que l'on pourrait penser à première vue, l'image ci-dessous est totalement dans le flou, sauf ce qui se trouve dans le plan de l'iris de l'œil

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On s'en rend mieux compte en zoomant dans l'image...

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Bien qu'ils soient situés dans le flou, les cheveux restent lisibles individuellement

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La progressivité dans le passage « de net à flou »

 

La progressivité est déterminante dans la qualité de lecture d’une image. Un passage brutal de net à flou (ou inversement) « heurte » le confort de lecture.

 

Les points ci-dessous sont souvent confus ou mal compris : 

 

  • Une optique de qualité médiocre dans les zones floues et dont la netteté est excessive ou aggressive dans la zone du point, donnera une mauvaise progressivité. Elles présenteront un "changement de texture" tres désagréable à l'œil

  • La progressivité est relative à l'ouverture

  • La progressivité est non dépendante de la PDC. Donc le problème n'est pas de faire un portrait "à faible PDC", mais "à trop grande ouverture", ce qui ne veut pas dire la même chose. En ce qui me concerne, je suis la plupart du temps à Pleine Ouverture en MF (c'est à dire... à f4 !) et à f4 en 24x36.

  • La progressivité est non dépendante du format. Le MF a la même progressivité à f4 que le 24x36 à f4. Mais, à f4, le MF à une PDC équivalente à celle du 24x36 à f2,4 et, la qualité des optiques fait que cette progressivité est également représentée de manière plus douce et détaillée. Il est évident qu'un 100HC Hasselblad, même ouvert à f2,2 à un rendu sans commune mesure avec un 85 f1.2 à f2,5. mais le passage de net à flou est aussi court sur les deux optiques. On ne s'en rend pas compte car la PDC sur le HC100 est bien plus courte (équivalente à celle d'une optique 24x36 ouverte à f1,4) et sa qualité optique est sans comparaison.

  • La progressivité ne change pas avec la distance de prise de vues (pas de manière significative). Seule la PDC change.

  • Au delà d'une certaine ouverture (disons a partir de ƒ/3,6) en plus de l'abscence de progressivité, on assiste a une phénomène d'écrasement des plans se trouvant dans le flou, pour aboutir a une sensation de "décor peint sur un rideau de fond" que j'appelle "effet rideau". Cette perte de profondeur va se manifester plus ou moins selon la qualité des optiques, mais elle finit par se produire au fur et à mesure que l'on ouvre le diaph, quel que soit l'optique utilisée.

 

Donc c'est juste un fait facilement observable : à f1,2 il n'y a aucune progressivité et le passage de net à flou se fait d'un seul coup. La solution consiste à fermer l'optique à f4 (par exemple) pour retrouver une progressivité correcte. Sur les très bonnes optiques (Canon 100 f2, Canon 135 f2, Canon 50 f1.2, on peut aller jusqu’à f3,2 voire f2,8 ou f2).

 

Évidemment, en petit format, on aura plus de Profondeur De Champ pour cette même ouverture, mais cette solution consistant à fermer est à mon avis préférable, d'autant qu'en plus, les optiques se trouvent alors dans une zone de meilleure qualité optique.


La photo ci dessous, légèrement recadrée, à été réalisée à courte PDC sur un Canon EOS 5D à ƒ4 avec le 135 ƒ2 qui est selon moi une des meilleures optiques Canon (de loin bien meilleure que la 85 f1.2, car bien plus homogène). On voit que le piqué est correct (les cheveux sont "distinguables" dans le bokeh par exemple) et la progressivité reste "en pente relativement douce".

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Ci-desssous, une image réalisée au HC210 à 210 mm sur un Hasselblad. L'angle de champ est le même que le 135 Canon en 24x36, la distance est la même (3 mètres) l'ouverture est la même. On voit nettement que la PDC est plus courte.

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Mais dans les deux cas, la progressivité est identique.

 

Je pense que les critiques sur les photos a (trop) grande ouverture viennent de l'incompréhension. Les gens qui utilisent ces optiques ne comprennent pas ou n'ont pas conscience ce qui est décrit ci-dessus et font dans ce cadre, un mauvais usage de leur objectif.

 

Une optique ouvrant à f1,2 n'est pas faite pour faire des portraits rapprochés à f1,2, au risque de mettre en évidence les limites et défauts du petit format et/ou de leur objectif chèrement acquis.

On lit parfois cet argument qui dit "si j'ai acheté cette optique ƒ1,2, c'est pas pour l'utiliser à f4"; La encore, nous avons une indication de cette mauvaise compréhension.

 

La grande ouverture est destiné à être utilisée en cas de très basse lumière, ou pour faire des photos "a deux plans" (un net, un flou), mais certainement pas de images qui mettent des éléments "en perspective" (car lorsque des plans successifs doivent être représentés, on a besoin de progressivité). Or, un portrait rapproché met des éléments en pespective : regard, tempes, oreilles, cheveux...

 

Les utilisateurs de Moyen Format parlent souvent de cette "différence de progressivité" (qui techniquement n'en est pas une, comme décrit ci-dessus) à juste titre. Cette "différence de progressivité" entre 24x36 et Moyen Format est due au fait que à PDC comparable, le diaph sera plus fermé en Moyen Format. La progressivité sera "douce", sera donc dûe à l'usage d'un diaph plus fermé.

 

Progressivité, piqué et sensation de profondeur

Cette photo permet d'illustrer la manière dont une optique piquée va donner une sensation "3D", en restituant toutes les nuances de flou et de net

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Sur cette image, on peut juger de l'excellente lisibilité des arrière plans, et donc du piqué de l'optique

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Ci-dessus, un portrait non retouché (simple développement dans Lightroom)
On peut constater que lorsqu'une optique pique réellement, il n'est pas nécessaire d'utiliser le subterfuge d'une infographie excessive ou spécifique des yeux : le regard se détache "tout seul". Ce n'est pas Photoshop qui fait la force du regard. C'est le travail avec le modèle au moment de la prise de vues. Et c'est la manière dont l'optique retranscrira ce regard.


Et pour changer de style, cette photo de paysage réalisée par Jean-Marc Kuntz, au Moyen Format numérique
Vous pourrez apprécier la représentation en profondeur des différents plans dans l'image : 
- Les montagnes au loin, elles-mêmes sur des plans successifs
- Le village au creux de la vallée
- Les différents chalets en ribambelle mais dont les toits sont bien échelonnés en profondeur plutot que d’être "les uns sur les autres"
- La finesse, la douceur, la lisibilité dans le flou, le piqué, etc...

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Ci-dessous, vous trouverez quelques photos réalisées en 24x36, avec une optique Leica (Summilux 75) sur Leica M
Photos : DR

On pourra observer l'excellente lisibilité des arrières plans, la progressivité (relative selon l'ouverture utilisée), et la douceur générale

M+Lux 75
M+Summilux 75 à f1,7
M+Lux 75 à f2
Arbres, M+Lux 75-3

Glossaire - Bokeh

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Définition du Webster Dictionary

Définition de Bokeh
C'est la qualité ou l'effet de flouté que l'on voit dans les zones "hors focus" d'une photographie prise avec une faible profondeur de champ

<Le bon Bokeh est doux et agréable, alors que le mauvais bokeh produit un effet irrégulier et discordant... La qualité du bokeh dépend largement de la construction de l'optique. Pour cette raison, les optiques qui fournissent un bokeh de grande qualité sont onéreuses. - Harold Davis, Practical Artistry: Light & Exposure for Digital Photographers, 2008>

Ethymologie
emprunté au Japonais boke "flou, brumeux"
Première utilisation : 2000

Definition of bokeh

noun | bo·keh | \ˈbō-kā, -kə\
:  the blurred quality or effect seen in the out-of-focus portion of a photograph taken with a narrow depth of field

<Good bokeh is smooth and pleasing, whereas bad bokeh produces a jagged and discordant effect. … The quality of bokeh is largely dependent on the construction of the lens. For this reason, lenses that provide high-quality bokeh are prized. — Harold Davis, Practical Artistry: Light & Exposure for Digital Photographers, 2008> 
 

Origin of bokeh

borrowed from Japanese boke “blur, haziness”
First Known Use: 2000

Notions complémentaires

Je vous invite également à lire le texte suivant : Glossaire : Piqué

Fausse donnée : Je lis parfois que le Bokeh est [uniquement] "le flou d'arrière plan". Cette définition est inexacte

Photographiez ce que vous avez devant les yeux...

Capture d’écran 2015-02-27 à 14.29.05

"Mettre en valeur" : 

 

J'ai vu assez souvent apparaitre chez les photographes, cette notion de "mettre en valeur" : 

  • "Tu as mis le sujet principal en valeur" 

  • Le modèle est bien "mis en valeur" 

  • Je voulais "mettre en valeur la chevelure"

  • etc

Je ne pense pas que le rôle du photographe soit "de mettre en valeur" un portion spécifique, mais plutôt de mettre en image une scène globale. Voir les choses ainsi peut changer considérablement la manière d'éclairer ou de composer une image.

 

Si l'on ressent le besoin de devoir isoler un point ou une partie de l'image d'une manière autre que par la simple composition, c'est que quelque chose ne va pas dans la composition de l'image

 

Si l'on ressent le besoin de devoir éclairer une partie de la scène, au détriment de la mise en lumière générale, dans le but de "mettre en valeur' cette partie, quelque chose de va pas dans la compréhension de la lumière en photographie.

En effet c'est justement grace à la composition que l'on met l'accent, que l'on raconte, etc... La composition est en elle même un mode de narration.

 

J'ai remarqué que les excellents photographes "Photographient ce qu'ils ont devant les yeux". Ils utilisent un outil que nous sommes tous censés posséder : la composition d'image

 

Photographiez ce que vous avez sous les yeux

 

La photographie est un témoignage. La photographie est une opinion. Réaliser une photo, qu'elle soit spontanée ou préparée, c'est donner son opinion sur ce que l'on a devant les yeux.

Et selon moi, un bon photographe à de bonnes aptitudes à "photographier ce qu'il a devant les yeux" sans avoir besoin de davantage d'artifices (notamment en utilisant un post-traitement exagéré dans le but de compenser un "manque" à la prise de vues) pour que la photo "parle" et transmette par elle même, ce que le photographe "avait devant les yeux" au moment de la prise de vues et la la façon dont il l'a traduit sous forme photographique

 

A photograph is not created by a photographer. What they do is just open a little window and capture it. The world then writes itself on the film. The act of the photographer is closer to reading than it is to writing. They are the readers of the world

[Une photographie n'est pas créée par un photographe. Ce qu'ils font, c'est juste d'ouvrir une petite fenêtre et de la capturer. Le monde s'écrit alors lui-même sur le film. L'acte du photographe est plus proche de lire qu'il ne l'est d'écrire. Ils sont les lecteurs du monde.]

—— Ferdinando Scianna

 

Les gens ne regardent pas assez. Ils pensent. Ce n'est pas la même chose.

—— H. Cartier Bresson

 

Comment cela se traduit-il dans la réalité ?

 

Je vous conseille donc d'agir de la même manière. Plutot que de chercher à "mettre en avant" un élément de la scène, composez plutot une (mise en)scène, mettez la en lumière et PHOTOGRAPHIEZ CE QUE VOUS AVEZ DEVANT LES YEUX.

Ou bien pour la photo spontanée : remarquez une scène, regardez là, shootez la.

 

Il est a mon avis bien plus simple de photographier ce qui est là, devant vous, plutot que d'essayer de vous ingénier a utiliser des artifices pour tenter d'attirer l'attention sur telle ou telle partie. C'est en tout ca comme celà que je procède, tant en photo de mode (notamment en édito) qu'en reportage. Je ne prétends pas que c'est la seule manière de faire, mais elle fonctionne au moins pour moi et ce depuis plusieurs décennies.

C'est votre œil, votre composition, votre cadrage, votre point de vue sur ce que vous avez devant les yeux, qui va donner VOTRE interprétation de ce qui se trouvait là.

Fausse Donnée : La Balance des blancs

photo mode paris olivier chauvignat

Plutot que le terme français, je vous propose de regarder la définition de "Balance" dans le dictionnaire Merriam Webster
Définition du mot 'balance', dans le dictionnaire Merriam Webster : a counterbalancing weight, force, or influence 

Pour se rapprocher davantage de la définition anglaise, Il serait préférable d'utiliser le terme "Compensation du Blanc" plutot que "Balance". Cela aide à davantage de compréhension.

 

la Balance des Blancs c'est quoi ?

C'est la procédure qui consiste à faire le réglage nécessaire, pour que les blancs paraissent blancs avec l'illuminant qui éclaire la scène


4000 K "c'est froid", 6000 K, "c'est chaud" !

Hé bien non, c'est l'inverse !

La lumière du jour peut varier dans des conditions extrêmes de 2000 à 16000 K.
Plus une lumière est froide, plus sa notation sera élevée et plus elle tirera sur le bleu, et inversement, plus une lumière est chaude, plus sa notation sera basse et plus elle tirera vers le jaune ou l'orange.

 

Voici la Température de couleurs émises par les principaux illuminants

  • Bougie : 1800 K
  • Lampe à incandescence : 2500 K
  • Lampe Halogène : 3400 K
  • Ecran de télévision : 9300 K
Capture d’écran 2014-09-03 à 14.50.19
Capture d’écran 2014-09-03 à 14.50.42

On voit donc que plus la source émet des couleurs "froides" et plus le chiffre en Kelvins est élevé. Le "plein soleil" est aux alentours de 5000 K, alors qu'un ciel voilé, à la lumière plus "bleue" donnera une TC aux alentour de 6500 K

 

Pourquoi le réglage sur le boitier ou sur le logiciel produit-il un résultat inversé ?

Ce réglage est une compensation (balance) de la température de couleur de l'illuminant, en se basant sur le blanc. 
Il est donc normal que pour compenser un illuminant dont la TC est froide (Chiffre de notation élevé) on utilise un indice de compensation (celui qui est affiché dans le logiciel) dont le chiffre de notation est bas.

 

Il y a une dominante, donc la White Balance est mal réglée !

Là encore, il y a incompréhension...

  • Admettons que l'on règle parfaitement la WB sur une image.
  • Puis que l'on ajoute un virage ou un traitement croisé à notre image...
  • Nous obtiendrons ainsi une image à la WB parfaitement calée, mais avec une dominante...

La compensation concerne l'illuminant, c'est a dire la source de lumière. Celà n'a rien à voir avec le traitement.

Tout comme en argentique, on peut détourner l'usage de cette compensation pour créer des effets spéciaux. mais il s'agit bien d'un détournement d'usage. Ne pas oublier qu'un décalage de la compensation provoque un ré-étalonnage complet de toute la colorimétrie. Or une dominante n'affecte jamais toutes les couleurs. Pour corriger une dominante, on utilisera d'autres outils, qui n'agiront que sur la couleur concernée.

Renseignez vous sur le type de traitement qui a été fait sur l'image !
 

On ne doit pas utiliser le terme "balance des blancs" ?

Malheureusement, cette mauvaise traduction fait désormais partie du langage de la photo numérique.

  • On peut donc continuer à l'employer, si possible en toute connaissance de cause.
  • Ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'une mauvaise traduction à partir d'un "faux ami", ce qui introduit davantage de confusion dans un sujet dans lequel il y en a déjà beaucoup
  • Puisqu'on utilise "Balance" qui est dans ce cas un terme anglais, autant utiliser White Balance (WB)
  • Mais l'idéal serait d'utiliser "Compensation du Blanc"

Les réglages de l'appareil photo

Le tableau ci-dessous vous montre les températures d'illuminants qui sont compensées par chaque réglage

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Glossaire - Grain (Film) / Bruit (Vidéo)

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Un appareil photo numérique est en fait une caméra vidéo à image fixe (les premiers appareils étaient d'ailleurs appelés "photoscopes" par analogie à "camescope"). Un système vidéo peut produire des "taches" (notamment lorsqu'il manque de lumière) appelées "bruit vidéo".

Il ne faut pas confondre le Bruit Video qui est une aberration électronique dans un système vidéo, et le Grain Film, qui est le résultat d'une transformation chimique sur un support photographie de photo argentique.

Les deux phénomènes ne sont pas de même nature et ne donnent pas du tout le même résultat.

Un boitier numérique ne produit donc pas de grain, mais du bruit vidéo.

 

Simulateurs numériques de grain argentique
la plupart des logiciels de traitement photo permettent "d'émuler" du grain argentique dont le rendu est assez réaliste. Bien entendu, le rendu de ce grain simulé par logiciel n'a absolument rien à voir avec du bruit vidéo.

 

En résumé

  1. Le bruit est produit par le capteur. C'est un défaut électronique rarement élégant (il y a des exceptions)
  2. Le Grain fait partie intrinsèque du film (ce n'est aps un "effet" comme je le lis parfois !). C'est une caractéristique physico-chimique. Mais on peut aussi le reproduire avec un simulateur de grain logiciel. 

Fausse donnée : "En numérique, on n'a plus besoin de Flashmètre"

Le seul moyen d'avoir une mesure exacte, est de mesurer en lumière incidente au flashmètre (lumière flash), ou au posemètre, dans le cas de la lumière continue (naturelle ou artificielle)


Alors que le flashmètre mesure la lumière incidente (celle qui arrive sur le sujet), la mesure réfléchie (celle utilisée par la cellule intégrée à l'appareil) dépend de la réflectance du sujet. Elle est donc fluctuante : le résultat de la mesure est différent, selon que le sujet réfléchit peu ou beaucoup, alors que la lumière elle, est restée la même. 

On utilisera donc le flashmêtre, dans tous les cas ou c'est réalisable.

 

Par ailleurs, l'histogramme "ne dit pas tout" :

  • L'histogramme donne une vue globale de la scène, pas du sujet. Impossible de connaitre la quantité de lumière recue par le sujet.

  • L'histogramme donne une vue globale de la scène en lumière réfléchie. Cela veut dire que les information d'exposition de la scène changent avec la réflectance du sujet. Or l'exposition doit être la même quelque soit le sujet photographié (sinon cela conduit a des erreurs d'exposition)

  • Un histogramme ne pourra pas donner les contrastes (les écarts basses lumières / hautes lumières ou les écarts de luminosité) au sein de la scène

  • Un histogramme ne permettra pas de déterminer le contraste latéral sur un mannequin

  • Un histogramme ne permettra pas de déterminer le contraste vertical sur un mannequin

  • Impossible de régler la distance, l'inclinaison, l'angle et le positionnement d'une boite a lumière avec un histogramme. Le flashmètre permet de le faire au 1/10e de diaph près et de le répéter avec la même exactitude, quel que soit le materiel, le lieu, les circonstances et les conditions.

  • L'histogramme ne permet pas d'établir à la fraction d'IL près, le ratio entre sources ni la symétrisation des sources. Avec un flashmètre, ou peut régler chaque source à la faction d'IL près

  • Plus la mesure de base est précise (a la faction d'IL près) et moins les variations d'exposition durant la prise de vues auront de mauvaises conséquences (celles notamment dues aux mouvements du mannequin par rapport à la source). Tous les flashes modernes se règlent au 1/10e d'IL, pour cette raison.

  • Le LCD d'un appareil photo, quel que soit son prix, ne permet pas de restituer correctement les contrastes (ni les couleurs). C'est ainsi que l'on s'aperçoit qu'une photo ne ressemble pas du tout à l'écran, à ce que l'on avait vu sur le LCD

  • Un LCD ne permet pas de juger de l'exposition. Cette erreur est tres couramment commise.

  • Le cerveau a tendance à compenser les contrastes. L'oeil va donc interpréter les contrastes alors que l'appareil de mesure lui, reste imperturbable.

  • La mesure au flashmètre est bien plus rapide que la méthode empirique de l'histogramme

  • Un Histogramme n'est pas un instrument de mesure. C'est juste le reflet statistique de la répartition des pixels dans l'image une fois faite et ce, pour le JPG servant à l'affichage. Pas pour le fichier RAW.

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