Pourquoi le choix du diaphragme est-il un facteur majeur ?

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La raison est éditoriale. 


La réponse n'est pas un absolu. Mais elle vous explique pourquoi le choix du diaph doit être laissé au Photographe (ou au directeur artistique) : 

 

  • Il est tres important que le diaph soit constant pour que la Profondeur De Champ soit constante, dans la mesure du possible
  • D'une manière générale, il faut essayer également de garder une distance de PDV constante, là aussi pour que la Profondeur De Champ soit constante, tout comme le point de vue

Pour les raisons suivantes : 

 

  • Si vous faites des séries éditoriales (comme pour un édito magazine) votre série sera UNIFORME. D'ailleurs il peut arriver que le DA du magazine vous donne le diaph a utiliser (même s'il ne l'exprime pas de manière technique)
  • Idem si vous faites des séries artistiques. La photographie n'est pas exclusivement la photo unique, il fait etre capable de réaliser des séries
  • Si dans votre portfolio vous avez des images à toutes les Profondeur De Champ, cela va donner une impression de travail chaotique et non uniforme. cela va impacter votre style.
  • Un diaph peut etre imposé pour raison artistico-technique. En coiffure par exemple, il va falloir davantage de Profondeur De Champ (tout dépendra de la demande du client) car on peut vouloir que le travail de coiffure soit dans la zone nette

 

Il s'agit de recommandations d'ordre artistique basé sur ce que j'ai pu expérimenter. Pas de règles absolues. Il y a bien entendu des exceptions.

 

  • Pour des raisons de qualité optique, il ne faut cependant pas trop fermer, sauf avec les optiques "premium" comme les Leica M ou les Hasselblad MF
  • Cependant, il ne faut pas trop ouvrir non plus, car à ƒ/3,2 et en dessous QUEL QUE SOIT LE FORMAT, la progressivité est nulle et le passage de net à flou est ultra brutal. Les clients (ou de simples spectateurs) ne veulent pas de ca (même s'il ne savent pas ce que c'est, ils ont des yeux et un ressenti).

Glossaire : "De plein pied" / En pied

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Je lis très souvent l'expression "de plein pied", y compris chez les professionnels de la photo ou de la mode. Soyons clairs : "de plein pied" n'existe nulle part et ne veut donc rien dire.

L'expression "De plain-pied" se dit d'un logement construit sensiblement au niveau du sol extérieur, ou d'un logement dont toutes les pièces sont de même niveau. Rien a voir donc, avec la photographie

 

L'expression "en pied" signifie : un portrait réalisé en entier (incluant donc les pieds)
 

La photo de Mode et le Portrait - Citations

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Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

 

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

Fausse donnée : C'est trop centré

Centrer n'est pas et n'a jamais été une erreur en photographie

 

Je pense que la confusion vient de l'expression "Cadré dans la pastille" qui aurait été mal comprise et/ou mal interprétée

 

Un exemple parmi des milliers : une photo de Nadia Auermann par Patrick Demarchelier

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Et un portrait tout simple, qui comme des millions d'autres est ... centré !
(Diane Kruger par Patrick Demarchelier pour la campagne "Acqua di Gio d'Armani)

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Fausse Donnée : En studio, il faut fermer à f8

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Cette affirmation est non fondée

En 24x36, la profondeur de champ est très importante. Si en plus on ferme a f/8 ou plus encore, à f/11, on aura un résultat "tout net" et sans relief

Les optiques 24x36 (Leica mises à part) étant globablement inaptes à rendre correctement la profondeur dans l'image on aura en plus un effet d'écrasement, surtout avec les zooms : tous les plans sembleront n'en faire qu'un.

Introduire un peu de flou en ouvrant à ƒ/4 permettra de donner un peu de profondeur à l'image.

Certes on ne peut pas tout faire à ƒ/4, mais on ne peut pas non plus généraliser en disant "En studio, il faut fermer à f/8".

Une application smartphone vous donnera la PDC de votre choix focale / distance / ouverture. Mais rassurez vous, même à ƒ/4 il y a largement de quoi laisser le sujet net.

Je pense que cette affirmation trouve son origine dans le fait que dans le temps, les optiques étaient meilleures à ƒ8 et surtout, que les flashs ne permettaient pas de descendre en puissance. Ces notions étaient très répandues dans les clubs photo. Ces deux choses ne sont plus d'actualité.

Les ratios d'aspect et les formats

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Natalia Vodianova photographiée par Paolo Roversi — Ratio d'image 3:4

 

La photographie utilise une variété assez importante de  formats de pellicules ou de plans films. Mais le ratio de ces formats (rapport largeur : hauteur) rassemble plusieurs formats.

 

LES "RATIOS D'ASPECT" DES FORMATS


Ratio 1:1

6 x 6 cm - Moyen Format

28 x 28 mm - Petit Format (instamatic)

 

Ratio 2:3

24 x 36 mm - Petit Format

6 x 9 cm - Moyen Format


Ratio 4:5

4 x 5 Inches - Grand Format

8 x 10 Inches - Grand Format

16 x 20 Inches - Grand Format


Ratio 3:4

4,5 x 6 cm - Moyen Format

9 x 12 Inches - Grand Format

 

Ratio 5:7

5 x 7 Inches - Grand Format


Ratio 6:7

6 x 7 cm - Moyen Format

 

Ratio 11:14

11 x 14 Inches - Grand Format

 

LES GAMMES DE FORMATS

 

Petit Format

24x36, APS, APS-C et plus petit.

Note : en Petit Format, les dimensions désignent celles de la surface utile exposée et non la taille de la pellicule pour une vue. En 24x36 par exemple, la taille de la pellicule pour une vue est de 35 x 38 mm

 

Moyen Format

de 4,5 x 6 cm à 6 x 9 cm

Note : en Moyen format, les dimensions désignent la taille de la pellicule pour une vue, marges comprises. Par exemple, la dimension de surface utile d'un format 6 x 6 cm est de 5,6 x 5,6 cm

 

Grand Format

9 x 12 cm (3,55 x 4,73 Inches) et au dessus
Note : en Grand Format, les dimensions désignent la taille du plan film.

 

TERMES USURPES

 

Full Frame et Plein format

Si on veut utiliser ces termes, il faut dire de quel format on parle, puisqu'il existe des "Plein Format" en 24x36 mais aussi en Moyen Format
Autant utiliser le terme "24x36"

 

DX / FX

Ces termes sont des dénominations commerciales appartenant à Nikon. Ce ne sont pas des "formats" photographiques.

Comment construire un shooting Mode ?

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Un shooting Mode est réalisé selon une série d'étapes précises dont la section "prise de vues" ne représente qu'une petite partie. La réussite du shooting dépend de l'intégralité des étapes et pas seulement de la prise de vues elle même. Dans les stages pratiques, nous apprenons la technique et l'artistique. Mais ces éléments fondamentaux ne suffiront pas à eux seuls, à assurer le bon déroulement de votre shooting.

 

On pourrait découper le déroulement complet de la manière suivante :

 

DIRECTION ARTISTIQUE : la Direction Artistique est l'entité qui assure la réalisation du shooting. Toutes les actions de direction, de conception, de réalisation se font sous sa direction. Le Directeur Artistique peut être celui du client, ou bien son rôle peut etre assuré par une autre personne. A minima c'est le photographe qui tiendra ce chapeau. Les éléments ci-dessous font partie des prérogatives de la DA

  • Moodboard et Brief
  • Stylisme : Les fonctions du Styliste seront adaptées au produit vendu par la marque. Il est évident que le Stylisme "Coiffure" n'est pas le même que le stylisme pour une marque de bijoux.
  • Recrutement de l'équipe (Photographe, Makeup Artist, Coiffeur, Styliste, etc). Si le shooting est réalisé pour un client, l'équipe sera en partie composée de membres du staff du client.
  • Logistique (lieux, accessoires, repérages, catering, etc)
  • Casting
  • Choix de la lumière (ou contrôle que la lumière réalisée par le photographe, soit bien en adéquation avec le brief)
  • Contrôle des vues pendant le shooting
  • Instructions pour le développement numérique
  • Editing
  • Instructions pour la retouche

MOODBOARD : Un moodbord ("tableau d'humeur" ou "planche de tendance") est un outil destiné à conceptualiser et communiquer l'idée et l'ambiance de ce que l'on va réaliser. Il peut se composer de textes, d'images, de séquences vidéos, de matières (tissus, bois, textures) ou de tout élément qui peut servir à faire comprendre ce que l'on veut réaliser. Un moodboard peut également contenir des images d'inspiration qui peuvent servir de référence, en tout ou partie. Si vous ne vous servez que que d'images d'inspiration, vous utilisez un "moodboard" réduit à sa plus simple expression.

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BRIEF : Comme son nom l'indique, un brief est destiné à briefer l'équipe sur le projet à réaliser, sous la forme d'une breve explication (textuelle et/ou verbale). En cas de probleme lors d'une des étapes de réalisation, la solution consiste à se référer et à se recentrer sur le brief. Briefer le mannequin par exemple, sera très utile pour lui donner une bonne idée de ce que l'on veut réaliser et sur quel mood.

 

CASTING : Le ou les mannequins ou modèles sont choisis pour "coller" au mood et au brief. On caste toujours pour un projet. On n'adapte jamais un projet pour un mannequin, sauf bien sur si c'est le modèle qui est l'objet du shooting et non le produit.

 

MISE EN LUMIERE : La lumière produite pour éclairer la scène devra traduire au mieux le "mood" exprimé aux étapes précédentes. Pour cela on utilisera les outils à notre disposition : choix du type de lumière (dureté, ombres, angles, etc), choix du modeleur, nombre de sources, etc.

 

SHOOTING : Votre shooting doit aller à l'essentiel : réaliser les vues nécessaires à la réalisation du projet et uniquement celles là, conformémement au brief. 

 

DEVELOPPEMENT NUMERIQUE : En dehors de l'aspect technique permettant l'obtention de photos correctement développées, le développement numérique doit refléter le brief, au niveau artistique. Vous devez donc maitriser le fait de savoir retranscrire un certain "mood" (une certaine émotion, ambiance)

 

EDITING : L'editing (le choix des images) est une étape cruciale. Un mauvais choix peut mettre tout votre travail par terre. L'editing doit servir le projet et pas uniquement le photographe, le coiffeur ou le maquilleur.

 

Même si vous êtes photographe amateur, travailler selon ce plan vous permettra de produire de meilleures images. Ce n'est pas par hasard si les professionnels procèdent de la sorte.

Photographiez ce que vous avez devant les yeux...

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"Mettre en valeur" : 

 

J'ai vu assez souvent apparaitre chez les photographes, cette notion de "mettre en valeur" : 

  • "Tu as mis le sujet principal en valeur" 

  • Le modèle est bien "mis en valeur" 

  • Je voulais "mettre en valeur la chevelure"

  • etc

Je ne pense pas que le rôle du photographe soit "de mettre en valeur" un portion spécifique, mais plutôt de mettre en image une scène globale. Voir les choses ainsi peut changer considérablement la manière d'éclairer ou de composer une image.

 

Si l'on ressent le besoin de devoir isoler un point ou une partie de l'image d'une manière autre que par la simple composition, c'est que quelque chose ne va pas dans la composition de l'image

 

Si l'on ressent le besoin de devoir éclairer une partie de la scène, au détriment de la mise en lumière générale, dans le but de "mettre en valeur' cette partie, quelque chose de va pas dans la compréhension de la lumière en photographie.

En effet c'est justement grace à la composition que l'on met l'accent, que l'on raconte, etc... La composition est en elle même un mode de narration.

 

J'ai remarqué que les excellents photographes "Photographient ce qu'ils ont devant les yeux". Ils utilisent un outil que nous sommes tous censés posséder : la composition d'image

 

Photographiez ce que vous avez sous les yeux

 

La photographie est un témoignage. La photographie est une opinion. Réaliser une photo, qu'elle soit spontanée ou préparée, c'est donner son opinion sur ce que l'on a devant les yeux.

Et selon moi, un bon photographe à de bonnes aptitudes à "photographier ce qu'il a devant les yeux" sans avoir besoin de davantage d'artifices (notamment en utilisant un post-traitement exagéré dans le but de compenser un "manque" à la prise de vues) pour que la photo "parle" et transmette par elle même, ce que le photographe "avait devant les yeux" au moment de la prise de vues et la la façon dont il l'a traduit sous forme photographique

 

A photograph is not created by a photographer. What they do is just open a little window and capture it. The world then writes itself on the film. The act of the photographer is closer to reading than it is to writing. They are the readers of the world

[Une photographie n'est pas créée par un photographe. Ce qu'ils font, c'est juste d'ouvrir une petite fenêtre et de la capturer. Le monde s'écrit alors lui-même sur le film. L'acte du photographe est plus proche de lire qu'il ne l'est d'écrire. Ils sont les lecteurs du monde.]

—— Ferdinando Scianna

 

Les gens ne regardent pas assez. Ils pensent. Ce n'est pas la même chose.

—— H. Cartier Bresson

 

Comment cela se traduit-il dans la réalité ?

 

Je vous conseille donc d'agir de la même manière. Plutot que de chercher à "mettre en avant" un élément de la scène, composez plutot une (mise en)scène, mettez la en lumière et PHOTOGRAPHIEZ CE QUE VOUS AVEZ DEVANT LES YEUX.

Ou bien pour la photo spontanée : remarquez une scène, regardez là, shootez la.

 

Il est a mon avis bien plus simple de photographier ce qui est là, devant vous, plutot que d'essayer de vous ingénier a utiliser des artifices pour tenter d'attirer l'attention sur telle ou telle partie. C'est en tout ca comme celà que je procède, tant en photo de mode (notamment en édito) qu'en reportage. Je ne prétends pas que c'est la seule manière de faire, mais elle fonctionne au moins pour moi et ce depuis plusieurs décennies.

C'est votre œil, votre composition, votre cadrage, votre point de vue sur ce que vous avez devant les yeux, qui va donner VOTRE interprétation de ce qui se trouvait là.

A Guide to PhotoVogue, by Alessia Glaviano, Senior Photo Editor of Vogue Italia and L'Uomo Vogue

PhotoVogue has reached over 72,000 photographers and each day, we receive thousands of photographs to review.

To be able to explain personally to each user the reason why his/her photograph was rejected we would need a team of people in charge of that only and I’m afraid we don’t have either the time or the resources to do that. The photos featured on Photo Vogue are personally selected by the Photo Editors of Vogue Italia (which is also the added value such photography platform offers); they are constantly reviewing and selecting, even outside working hours, but do not have physically the time to provide individual explanation of the reason why a certain image was rejected.

I believe that it is important to pay attention to what is approved and what is rejected among the works you upload, this way you’ll be more able to appreciate what type of photographs we accept; in doing so, however, I kindly ask you to keep in mind that the selection is the result of our personal review and, in no way, do we expect to be the beholders of the absolute truth.

As we pointed out more than once however, if you decide to submit your works to us, in doing so you must also accept our judgment, after all, participating is not compulsory but simply a choice. Photo Vogue is open to all photography genres but it is not for everyone; it is not a “democratic” (if you pass me the term) platform on which everybody can simply upload whatever they like. Photo Vogue will feature only those images that have been approved by us.

Having said this, with this article I would like to elaborate on some of the assessment criteria so as to help you become self-critical.

The right approach when taking a photograph is not "I’ve seen something I like hence I’ll photograph it” (think How? Why? What is by the side, above and below that view/object you liked? What angle will you take the picture from? With what lens?); it is true that, especially with certain photographic genres, you have to seize the moment but, to ensure that the photography-wise that moment is perfect, you need to have absorbed certain processes and have developed a "photographic eye".

The right way to position yourself in respect to the subject is the same way you’d do in front of a blank canvas so as to give the necessary attention to all the elements you are going to include, put in your framing and on set in order to understand the meaning of composition in photography.

My advice, at the beginning, is to focus on something and to photograph it repeatedly day after day: it could be a street view, for the instance; the goal is to absorb certain procedures so that they become almost automatic.

How to assess a photograph? There are both objective and subjective criteria. In assessing an individual photograph the subject, the composition, the light and the technique are important. Whereas when it comes to a photographic narrative, besides the above mentioned criteria, there needs to be no repetition, unless it is meaningful to the story; in addition, there needs to be narrative cohesion and the ability to tell a story.

Given that the images are assessed by human beings and not machines, there is also a series of subjective criteria that may prevail over the technical ones precisely because photography is a form of art which – luckily – has emancipated itself from being a mere representation of reality long time ago, hence our job is not to judge how a sunset truly resembles the real deal or how clear and precise a certain photograph is; there are many technically perfect shots which are flat, with no soul and that work only as a mere photographic reproduction of the subject.

It is transformation that makes a shot artistic, the variance between reality and the way it is portrayed: such variance is the added value and represents the photographer’s unique vision. A good photograph needs to have a soul, be open, not provide answers but rather trigger questions, it needs to intrigue, have several layers of meaning and not be dull, flat, banal or one-dimensional.

When “reading” an image, as well as when taking it, the cultural and visual baggage of both the viewer and the photographer plays a fundamental role because this is one of the elements that will, unconsciously, influence both the reviewer’s assessment of such image and the photographer’s approach to shooting it.

Like Instagram and social network, photography is now considered on par with a language although, if you consider it carefully, it is not quite like that: it is not quite a language but rather different types of languages according to who are those engaged in the dialogue and where they are; this applies to photography as it does with the different world languages, dialects, a formal and informal tone.  

Being more familiar with the subject of a photograph doesn’t make everyone an expert arbiter or a good photographer just as it is true that not everyone who knows how to write (in the most literal interpretation of the term) can be called a writer. Being able to judge a photograph means to truly know the history of photography, have knowledge of the masters and have studied, and not one photographic genre only because, given the current fusion of the different genres, being competent in only one would be limiting and ultimately not enough.

Some time ago I posted on my Instagram account a series of guidelines related to fashion photography; I had chosen fashion photography because this is the genre in which I’ve seen the most flagrant and gross errors, and not only in the images that are submitted to us on a daily basis on the Photo Vogue platform but also on many of the so called “fashion magazines” that all they achieve through their ill-crafted photographs is to belittle one of the most fascinating photographic genres, one that is ground-breaking and forerunner of innovation in photography generally speaking.

I believe that fashion photography is the most complex photographic genre, one in which being skilled photographers is not enough and, above all, it does not guarantee total control over the end result which depends on the model, the make-up and hair style, the set and the styling, all elements that a good fashion photographer needs to be able to guide or, at least, judge like a good film director.

Some of these guidelines can be applied to other photographic genres. I will list them below:

- Unless you know exactly and are fully confident in what you are doing, don’t go over the top. In all other cases, LESS IS MORE.

- The make-up and hair style of the model are fundamental.

- Accessories are equally paramount as they can make a photograph look incredible or completely spoil it: earrings, bracelets, necklaces, bags, glasses – consider each element that will feature in the image and ask yourself whether it improves or worsens the picture.

- If you don’t have access to a good stylist, opt for simplicity: again LESS IS MORE.

- If you do fashion photography, a good way to learn to assess whether the work of the stylist you are collaborating with is good is to observe and analyze the styling of the most prestigious international fashion magazines.

- Pay attention to any small detail appearing in your framing. Everything that is considered accidental in real life becomes intentional in a photograph.

- Assess the ability of your subject/model to move and, unless you are working with a professional who truly knows how to move in front of the camera, avoid over the top poses. With this regard, I’d recommend that you watched the artistic video Poses by artist Yolanda Dominguez.

- There is no one way only to shoot a fashion photograph: if, for instance, you are good at reportage, you should not revolutionize your style completely; a fusion of genres often produces the most exciting results.

- Strive to achieve an image with several layers: add levels to your framing. The co-existence of several critical points on the different focal planes – foreground, mid-ground, background – can make an image truly powerful.

- If you are working for a magazine, you need to be coherent and able to present a story comprising at least 8 images, all of which must be excellent. The pages of a magazine lend very well to story-telling. Treat your frames like movie stills.

- Get inspired from a wealth of sources: art, literature, social matters, films etc. Photography-wise, some directors of the 60’s and 70’s have become go-to references for their authorial style and the obsessive attention to details in each frame. I’m thinking about Godard, Antonioni, Kubrick, Bergamn or Fassbinder. Watching their movies is great training for the eyes. Spend hours, days and, generally, as much time as possible in specialized bookstores and museums browsing through magazines and sites which – as pointed before - publish articles and images by leading names in the sector.


- An excellent fashion photograph does not simply show the clothes that are to be advertised though it; remember that, after a couple of months, the merely retail value of a product dies away but images “emancipate” and can go down in history forever precisely because of the social, psychological and cultural zeitgeist they depict. Because they go beyond what they advertise and portray - “voice” – a world, a dream, an era and a vision.

 

di Alessia Glaviano

 

Tuto, Le nombre d'Or et La règle des Tiers

Ceci est la première version — partielle pour le moment — d'un article qui sera complété au fur et a mesure

 

Le nombre d'Or : Qu'est ce que c'est ?

Le nombre d'or est une proportion, historiquement surnommée « divine proportion ». On en trouve les premières traces dans l'antiquité.


En termes simples, c'est un chiffre qui traduit  sous forme mathématique ce que l'esprit humain considère comme les proportions les plus harmonieuses pour une œuvre d'art, qu'elle soit Architecturale, Sculpturale ou Picturale (dessin, peinture ou photographie). En fait ce nombre s'applique à tout ce qui peut être construit par l'homme, mais on en trouve aussi des exemples dans la nature.

 

De très nombreuses œuvres, depuis la Grèce Antique jusqu'à Le Corbusier utilisent ce nombre dans leur conception.


Sa valeur est de 1,6180339887 !

 

A quoi ça sert ?

Le Nombre d'Or (et ses différentes applications) est un outil puissant pour réaliser des compositions équilibrées. Cela s'applique donc à la photographie.

 

Le Nombre d'Or a été "traduit" sous forme d'outils géométriques (règle des tiers, rectangle d'or, triangle d'or, spirale d'or), afin que l'on puisse les utiliser de manière pratique.

 

Ces outils permettent de couvrir toutes les possibilités de cadrage sans limiter la créativité tout en maintenant les "divines proportions". 
 

La Règle des Tiers

Cette règle (qui utilise le nombre d'or) est la plus connue

Elle consiste à diviser le cadre en tiers verticaux et en tiers horizontaux, ce qui donne la grille suivante :

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  1. Les points de force sont à l'intersection des lignes. Le regard a tendance à aller vers ces points. On essaiera de placer un ou plusieurs éléments importants de l'image sur un ou plusieurs de ces points (un objet, un personnage une partie du corps, la tête du modèle, l'oeil ou le regard d'un portrait, etc). Attention : l'usage des points de force n'est pas obligatoire. Prétendre le contraire est un arbitraire. On peut utiliser la Règle des Tiers sans utiliser les points de force

  2. Les Lignes de force sont plutot utilisées pour exprimer un flux ou un mouvement. Elles sont moins "fixées" que les points de force, d'ou cette notion de direction, de flux ou mouvement.

  3. Les tiers verticaux gauche, centre ou droit ou bien horizontaux superieur, centre ou bas peuvent aussi être utilisés, avec une force encore plus atténuée, pour exprimer une notion plus statique. Le tiers vertical central notamment peut servir pour exprimer de la douceur ou de la sérénité, ou pour figurer un élément ou un émotion statiques

Exemples

 

CAMERON RUSSEL par MARIO TESTINO - Vogue Paris Avril 2014

Ce choix de cadrage exprime à la fois de la dynamique et du mouvement, combinés à une certaine nonchalance. Le cadrage "cinéma" qui coupe la tête et les pieds amplifie la notion de mouvement.

 

Cet cadrage n'utilise pas les points de force, mais une ligne de force seule

Sur le triptyque, vous verrez comment ce cadrage utilise la règle des tiers, mais aussi la Spirale d'Or et le Triangle d'Or

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Quelques Exemples...

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Cindy Crawford par Herb Ritts

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Tatjana Patitz par Herb Ritts

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Natalie Portman par Paolo Roversi

Fausse Donnée : La Balance des blancs

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Plutot que le terme français, je vous propose de regarder la définition de "Balance" dans le dictionnaire Merriam Webster
Définition du mot 'balance', dans le dictionnaire Merriam Webster : a counterbalancing weight, force, or influence 

Pour se rapprocher davantage de la définition anglaise, Il serait préférable d'utiliser le terme "Compensation du Blanc" plutot que "Balance". Cela aide à davantage de compréhension.

 

la Balance des Blancs c'est quoi ?

C'est la procédure qui consiste à faire le réglage nécessaire, pour que les blancs paraissent blancs avec l'illuminant qui éclaire la scène


4000 K "c'est froid", 6000 K, "c'est chaud" !

Hé bien non, c'est l'inverse !

La lumière du jour peut varier dans des conditions extrêmes de 2000 à 16000 K.
Plus une lumière est froide, plus sa notation sera élevée et plus elle tirera sur le bleu, et inversement, plus une lumière est chaude, plus sa notation sera basse et plus elle tirera vers le jaune ou l'orange.

 

Voici la Température de couleurs émises par les principaux illuminants

  • Bougie : 1800 K
  • Lampe à incandescence : 2500 K
  • Lampe Halogène : 3400 K
  • Ecran de télévision : 9300 K
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On voit donc que plus la source émet des couleurs "froides" et plus le chiffre en Kelvins est élevé. Le "plein soleil" est aux alentours de 5000 K, alors qu'un ciel voilé, à la lumière plus "bleue" donnera une TC aux alentour de 6500 K

 

Pourquoi le réglage sur le boitier ou sur le logiciel produit-il un résultat inversé ?

Ce réglage est une compensation (balance) de la température de couleur de l'illuminant, en se basant sur le blanc. 
Il est donc normal que pour compenser un illuminant dont la TC est froide (Chiffre de notation élevé) on utilise un indice de compensation (celui qui est affiché dans le logiciel) dont le chiffre de notation est bas.

 

Il y a une dominante, donc la White Balance est mal réglée !

Là encore, il y a incompréhension...

  • Admettons que l'on règle parfaitement la WB sur une image.
  • Puis que l'on ajoute un virage ou un traitement croisé à notre image...
  • Nous obtiendrons ainsi une image à la WB parfaitement calée, mais avec une dominante...

La compensation concerne l'illuminant, c'est a dire la source de lumière. Celà n'a rien à voir avec le traitement.

Tout comme en argentique, on peut détourner l'usage de cette compensation pour créer des effets spéciaux. mais il s'agit bien d'un détournement d'usage. Ne pas oublier qu'un décalage de la compensation provoque un ré-étalonnage complet de toute la colorimétrie. Or une dominante n'affecte jamais toutes les couleurs. Pour corriger une dominante, on utilisera d'autres outils, qui n'agiront que sur la couleur concernée.

Renseignez vous sur le type de traitement qui a été fait sur l'image !
 

On ne doit pas utiliser le terme "balance des blancs" ?

Malheureusement, cette mauvaise traduction fait désormais partie du langage de la photo numérique.

  • On peut donc continuer à l'employer, si possible en toute connaissance de cause.
  • Ne pas perdre de vue qu'il s'agit d'une mauvaise traduction à partir d'un "faux ami", ce qui introduit davantage de confusion dans un sujet dans lequel il y en a déjà beaucoup
  • Puisqu'on utilise "Balance" qui est dans ce cas un terme anglais, autant utiliser White Balance (WB)
  • Mais l'idéal serait d'utiliser "Compensation du Blanc"

Les réglages de l'appareil photo

Le tableau ci-dessous vous montre les températures d'illuminants qui sont compensées par chaque réglage

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Tuto : Les chapeaux du photographe moderne

De nos jours et avec l'avènement du numérique, les chapeaux autrefois portés par d'autres personnes, doivent (ou peuvent) être portés par le photographe lui-même.

  • Le Photographe
  • Le Tireur Photo
  • Le Retoucheur (si la retouche est requise)

Le chapeau "photographe"

 

Le photographe est celui qui va : 

  • Mettre la scène en lumière
  • Déterminer l'exposition (censée être correcte)
  • Faire le cadrage en choisissant l'angle et la distance
  • Déclencher
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A ce stade, l'image est "dans la boite", mais elle n'existe pas encore en tant que photographie. Il faudra un processus pour la matérialiser. Que le processus soit automatique (fichier jpg créé par le boitier) ou manuel, il y a obligatoirement un process à réaliser (post-traitement), que l'on soit en numérique ou en argentique et ce, depuis l'invention de la photographie il y a plus de 200 ans.

En d'autres termes, aucune image ne peut exister sans post-traitement

Le chapeau "Tireur Photo"

 

Tout d'abord, je vous invite a regarder cette vidéo, qui explique ce qu'est le Tireur Photo et quel est son rôle. Nous ferons ensuite le parallèle avec le numérique

Le Développement et le Tirage sont de nos jours, effectués en grande partie sur les logiciels de développement Raw : Lightroom, Adobe Camera Raw (en conjonction avec Photoshop), Capture One, et DXO pour les plus performants et les plus connus.

 

Ces logiciels vont permettre d'effecturer la partie créative du développement/tirage, dont Raymond Cauchetier parle dans la vidéo ci-dessus. On voit donc que la création de l'image ne se limite pas à la seule Prise de Vues (chapeau de "Photographe"), mais qu'elle passe aussi par le Chapeau du "Tireur Photo" (Développement et Tirage)

 

L'impression se fait sur des imprimantes à jet d'encre, mais il existe des procédés qui permettent d'imprimer du numérique sur du papier argentique (tireuses laser, procédés alternatifs argentico-numériques)

 

Vous pouvez consulter cet article pour en savoir davantage sur le développement numérique, et cet article pour en savoir davantage sur l'importance du traitement numérique, en ce qui concerne le rendu photographique.

Le chapeau "Retoucheur" - Si celui-ci est requis

 

Je vous propose en tout premier lieu de regarder cette vidéo d'une retoucheuse argentique au travail (et de bien écouter ce qu'elle dit sur le numérique)

Quelques faits importants concernant la retouche : 

 

Qu'est-ce que la retouche ?

  • Il y a beaucoup de confusion sur ce qu'est la retouche. et notamment, un mélange avec le Développement/Tirage. Je vous invite donc a clarifier ça en lisant ce texte
  • La confusion existe parfois chez les gens qui ont fait de la photographie argentique, ce qui devrait normalement ne pas se produire
  • Le retouche existe depuis la création de la photo, il y a plus de 200 ans. Rien de nouveau donc. Photoshop n'a pas inventé la retouche
  • La retouche n'est pas destinée à "effacer des défauts ou des erreurs". Elle est destinée à donner à l'image, le rendu que l'on s'est proposé de réaliser ou que l'on vous a demandé d'exécuter. 

Faut-il retoucher ? dans quelle mesure ?

  • Que ce soit en argentique ou en numérique, la retouche peut être si discrète et si légère qu'elle est totalement invisible. Il y a donc des degrés d'application de la retouche. 
  • Certaines photos ou certains styles photographiques ne nécessitent pas de retouche. Un simple Développement/Tirage suffira
  • Dans d'autres cas, une retouche modérée sera nécessaire : éliminer quelques petits défauts sur la peau, un fil électrique qui traverse le ciel, etc. La question que vous pouvez vous poser est : "est ce-que si je laisse ce détail, il va apporter quelque chose à la photo ?"
  • Enfin, il existe des disciplines (en Beauté et pour la plupart des images de Mode ou de Publicité) ou la retouche est non seulement requise mais "obligatoire", afin de respecter la demande du client, mais aussi les règles et coutumes de la discipline. C'est donc la demande qui décide, et non le photographe.
  • Dans le cas d'une retouche "poussée" il est évident que la retouche se voit. Il s'agit alors de "visuels pub", destinés à apporter un coté onirique, à stimuler l'imaginaire et non à retranscrire la réalité
  • Quoi qu'il en soit, la "réalité photographique" est une vue de l'esprit. En fait, une photo est toujours "l'expression d'une opinion". A chacun d'utiliser la quantité de retouche qu'il estime nécessaire pour parvenir à ses (ces) fins.
  • Notez qu'un photographe complet, sera tout autant capable de produire autant d'images non retouchées (mais publiables) qu'il sera capable de produire des images retouchées de manière professionnelle.

Combien de temps doit-on passer en retouche ?

  • Selon le type de résultat voulu ou demandé, le temps de retouche peut aller de quelques minutes a plusieurs heures.
  • Le temps passé peut-être lié à la difficulté de la retouche, ou tout simplement au type de rendu demandé qui peut nécessiter beaucoup de temps pour le réaliser.
  • Si on doit passer du temps à retoucher des "bétises" faites aux étapes précédentes, ce n'est pas la retouche qui doit être incriminée, mais celui qui à mal réalisé les étapes précédentes.

La retouche, processus créatif ?

  • A priori, la retouche semble être destinée a corriger des erreurs. Ce n'est pas sa seule utilité.
  • La retouche (ou une certaine manière de retoucher) peut faire partie du style. Elle est donc également un processus créatif

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre en retouche ?

  • Retoucheur est un métier. Ce qui implique des techniques spécifiques et un grand savoir faire. Mais ce Chapeau peut-être porté par le photographe, si celui-ci s'y investit en prenant dès le départ, les bonnes habitudes
  • De nombreux procédés utilisés pas des amateurs inexpérimentés et n'ayant aucune culture de la retouche professionnelle ne sont pas des techniques de retouche. Utiliser du "flou gaussien" ou n'importe quel filtre de flou, ou technique de floutage (comme par exemple le réglage "clarté négative" de Lightroom) NE FAIT PAS PARTIE DES TECHNIQUES DE RETOUCHE. Le résultat est en général catastrophique et n'a rien à voir avec ce qu'un retoucheur pro sera capable de produire. C'est de la "retouche de comptoir" (par analogie aux "discussions de comptoir", dans lesquelles les gens "refont le monde" accoudés au zinc)
  • Les retoucheurs pros ne FLOUTENT PAS LA PEAU. Si vous voulez donc que vos retouches aient en rendu professionnel, il faut apprendre à retoucher comme les pros et oublier le floutage.
  • Le "lissage de peau" n'utilise pas le floutage. Le lissage est une technique professionnelle qui demande de nombreuses heures de pratique pour parvenir a un résultat pro. Ce n'est pas accessible à un débutant. Il ne pourra y parvenir qu'après de nombreuses heures de pratique.
  • La fausse retouche (utilisant le flou la plupart du temps) fait croire aux gens naifs que l'on peut "retoucher en appliquant un simple filtre". Ne soyez pas crédules. 

Une photo "avant retouche"

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La même photo "apres retouche " (il reste quelques détails a éliminer)

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Une photo "non retouchée" nécessitant tres peu de retouche

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Conclusion

 

Le métier de photographe a évolué. Il me semble inéluctable que le Photographe doive savoir porter également le chapeau du "Tireur Photo", voire celui du "Retoucheur", car la maitrise de son style en dépend.

 

Autrefois, le Photographe et le Tireur travaillaient de concert. Le photographe réalisait la Prise de Vues, et le Tireur "interprétait la partition" en apportant sa propre touche créative. De nos jours, c'est le Photographe qui doit être capable de faire les deux.

 

Pour certains styles photographiques, la retouche est nécessaire. L'idéal serait de pouvoir s'en charger, à condition de le faire de manière "professionnelle" (même si ce n'est pas votre métier). Les retouches mal faites (en utilisant de "techniques" amateur) donnent une tres mauvaise image de votre travail, car elles mettent en évidence votre incapacité à obtenir un résultat "pro" (même si la photo n'est pas votre métier). 

  • La photographie est un métier. Développer/Tirer une photo est un métier. Retoucheur est un métier

  • On peut les pratiquer de manière amateur, mais le meilleur moyen de progresser et de parvenir à un certain niveau, c'est de pratiquer sa passion "comme un pro", c'est a dire avec beaucoup de sérieux et d'exigence

  • J'estime que pour parvenir a un bon niveau en photo, il faut environ 10 ans de travail serieux, exigeant et constant, tant en prise de vues qu'en Developpement/Tirage

  • Au bout de 10 ans, il faudra travailler encore plus dur, car les gens attendront encore davantage de vous

  • J'estime que pour devenir compétent en retouche sur ses propres images (sans pour cela prétendre atteindre le niveau d'un retoucheur pro, qui lui est capable de retoucher les photos des autres), il faudra environ deux ans de travail intensif et journalier.

Ne vous découragez pas. Mais ne vous laissez pas non plus endormir naivement par les apparences. La photographie est un loisir enrichissant, mais qui demande beaucoup de travail, si vous avez vraiment envie d'arriver à un certain résultat. Comportez vous comme un professionnel dans votre approche de la photographie, même si celle-ci n'est pas votre métier.

Glossaire - "Dans la pastille" ou "en pleine pastille"

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Une photo cadrée "en pleine pastille"

Se dit d'une image dont le sujet principal (par exemple, la tête du modèle) se trouve à l'intersection des deux diagonales du format

 

Il s'agit d'une erreur de cadrage, notamment parce que l'espace au dessus de la tête ne sert à rien.


L'expression "en pleine pastille" date de l'époque ou les appareils n'étaient pas autofocus, et ou le dépoli de visée comportait en son plein centre, un système d'aide à la mise au point manuelle (appelé stigmomètre). Les photographes novices avaient tendance à laisser leur sujet sur "la pastille" après avoir fait le point, plutot que de recomposer leur image avant de déclencher.

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Un dépoli comportant un stigmomètre en son centre

Tuto : Shootez en plein soleil

Photographier à certaines heures de la journée seulement ?

Il existe une donnée très répandue, qui dit que l'on ne doit photographier qu'a certaines heures de la journée, afin d'éviter la violence d'un soleil trop direct. Cette donnée est à la fois vraie et fausse. Vraie parce que la lumière est plus facile à dompter à ces heures. Fausse parce que la lumière "plein soleil" est très belle, elle aussi, pour peu que l'on prenne les précautions spécifiques à ce type de situation

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Photo réalisée en lumière naturelle, avec le soleil quasiment a son zénith

Choisir le bon angle

Photographier en plein soleil implique simplement de choisir le bon angle pour la lumière qui tombe sur le sujet. Bien entendu, on ne peut pas tout faire, mais on peut tout de même réaliser de belles choses. Le plus simple est d'éduquer le modèle a se positionner correctement, afin d'éviter l'effet "yeux de panda", essentiellement en relevant le menton...
 

Sur la photo ci-dessus, j'ai placé le mannequin "parallèle à la source" en la faisant s'allonger, tout simplement.

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La position Mannequin-Photographe par rapport à la source déterminera le contraste et l'emplacement des ombres
Photos : Jérémy Rasse

Le Syndrome de la robe de mariée

Photographier une robe de mariée (ou un vêtement blanc ou très clair) en plein soleil semble tenir du challenge, et ce n'est pas complètement faux. Mais il est possible de le faire... Le problème n'est pas tellement la robe elle-même, mais plutôt l'amplitude dynamique de la scène. Une des solutions consiste donc à réduire cette amplitude dynamique.

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On peut éclairer un sujet habillé de blanc, en réduisant la dynamique de la scène - Photo non retouchée, développée dans Lightroom

Doit-on "déboucher" les ombres ?

Le "fill-in" consiste à "remplir" les ombres avec de la lumière supplémentaire, afin de réduire le contraste et d'adoucir les ombres.

 

Cela peut être réalisé de plusieurs manières : 

  • Utiliser des réflecteurs. Il faudra moduler le rendu avec le type de réflecteur utilisé. Profoto vient de créer une intéressante gamme de réflecteurs nuancés.
  • Utiliser les réflexions environnantes. Un mur blanc ou clair à proximité, un sol ou une table blancs ou clairs, etc. On orientera le modèle en fonction de l'effet désiré
  • Le flash de studio autonome. C'est la solution permettant de photographier dans n'importe quelles conditions de lumière. Les stages "Fashion in Paris" et "Fashion In Provence" font l'objet d'une formation complète sur cette discipline.

Les ombres, c'est mal ?

Il m'arrive assez souvent de voir des gens qui se "battent avec les ombres" dans la perspective plutot étrange d'essayer de "les éliminer"

 

Bien entendu, il s'agit d'une tentative vaine, puisque sans ombres, une image serait totalement blanche.

 

Il ne faut donc pas confondre : "Il ne doit pas y avoir d'ombres" (qui est une jolie fausse donnée) et "il ne doit pas y avoir d'ombres disgracieuses ou gênantes"

 

Photographer en plein soleil peut être l'occasion de travailler avec des ombres, afin d'obtenir un très beau rendu... Et puis, il faut savoir prendre des risques non ?

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Alyona Subbotina pour Marie Claire UK photographiée par David Roemer

Stage "Street Fashion - Street Portrait"

Les notions développées dans cet article sont abordées dans le cadre du stage "Street Fashion - Street Portrait", qui traite de la prise de vues en lumière naturelle, dans toutes les conditions d'éclairement. Ce stage ne traite pas de l'éclairage au flash. Il est tout à fait adapté à la photo de Mode, mais aussi au portrait classique, tout comme à la photo de Mariage ou autre photo sociale.

Fausse donnée : "En numérique, on n'a plus besoin de Flashmètre"

Le seul moyen d'avoir une mesure exacte, est de mesurer en lumière incidente au flashmètre (lumière flash), ou au posemètre, dans le cas de la lumière continue (naturelle ou artificielle)


Alors que le flashmètre mesure la lumière incidente (celle qui arrive sur le sujet), la mesure réfléchie (celle utilisée par la cellule intégrée à l'appareil) dépend de la réflectance du sujet. Elle est donc fluctuante : le résultat de la mesure est différent, selon que le sujet réfléchit peu ou beaucoup, alors que la lumière elle, est restée la même. 

On utilisera donc le flashmêtre, dans tous les cas ou c'est réalisable.

 

Par ailleurs, l'histogramme "ne dit pas tout" :

  • L'histogramme donne une vue globale de la scène, pas du sujet. Impossible de connaitre la quantité de lumière recue par le sujet.

  • L'histogramme donne une vue globale de la scène en lumière réfléchie. Cela veut dire que les information d'exposition de la scène changent avec la réflectance du sujet. Or l'exposition doit être la même quelque soit le sujet photographié (sinon cela conduit a des erreurs d'exposition)

  • Un histogramme ne pourra pas donner les contrastes (les écarts basses lumières / hautes lumières ou les écarts de luminosité) au sein de la scène

  • Un histogramme ne permettra pas de déterminer le contraste latéral sur un mannequin

  • Un histogramme ne permettra pas de déterminer le contraste vertical sur un mannequin

  • Impossible de régler la distance, l'inclinaison, l'angle et le positionnement d'une boite a lumière avec un histogramme. Le flashmètre permet de le faire au 1/10e de diaph près et de le répéter avec la même exactitude, quel que soit le materiel, le lieu, les circonstances et les conditions.

  • L'histogramme ne permet pas d'établir à la fraction d'IL près, le ratio entre sources ni la symétrisation des sources. Avec un flashmètre, ou peut régler chaque source à la faction d'IL près

  • Plus la mesure de base est précise (a la faction d'IL près) et moins les variations d'exposition durant la prise de vues auront de mauvaises conséquences (celles notamment dues aux mouvements du mannequin par rapport à la source). Tous les flashes modernes se règlent au 1/10e d'IL, pour cette raison.

  • Le LCD d'un appareil photo, quel que soit son prix, ne permet pas de restituer correctement les contrastes (ni les couleurs). C'est ainsi que l'on s'aperçoit qu'une photo ne ressemble pas du tout à l'écran, à ce que l'on avait vu sur le LCD

  • Un LCD ne permet pas de juger de l'exposition. Cette erreur est tres couramment commise.

  • Le cerveau a tendance à compenser les contrastes. L'oeil va donc interpréter les contrastes alors que l'appareil de mesure lui, reste imperturbable.

  • La mesure au flashmètre est bien plus rapide que la méthode empirique de l'histogramme

  • Un Histogramme n'est pas un instrument de mesure. C'est juste le reflet statistique de la répartition des pixels dans l'image une fois faite et ce, pour le JPG servant à l'affichage. Pas pour le fichier RAW.

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