La photo de Mode et le Portrait - Citations

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Presque toutes mes photos sont des portraits. Quand j’ai le modèle en face de moi, je n’ai pas l ’ impression de photographier les vêtements. Ils n’ont en soi pas beaucoup d’ intérêt, même si j’ai le plus grand respect pour les stylistes. Pour moi, les vêtements sont simplement une étape pour arriver à exprimer ce que je veux. [...].

Ce que vous saisissez, je pense, c’est la relation avec la personne que vous photographiez. C’est un échange et c’est ce qui se retrouve sur l ’ image.

-- Peter Lindbergh, 2013, Magazine Victoire.

Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

 

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

La photo de Mode et le Portrait - Paolo Roversi

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Le portrait, c'est ce qui m'intéresse le plus en photographie. Je suis un portraitiste. La photographie de mode, je l'aborde comme un portraitiste... C'est l'atmosphère, l'aura du portrait qui donne vie au vêtement

 

-- Paolo Roversi, février 2003, Vogue Paris.

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Le nouveau visage des tops

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A chaque Fashion Week, des milliers de mannequins défilent sur les podiums,mais seules quelques élues se partagent les contrats publicitaires. Enquête sur ces modèles qui définissent la beauté de la saison.

 

Presque 2 millions d'euros. La vente orchestrée par Christie's fin septembre, à Londres, des 48 oeuvres d'art représentant Kate Moss a dépassé toutes les espérances. Preuve, s'il en est, que le mannequin est bel est bien devenu une star de notre société, au-delà du petit cercle de la mode. "La Brindille" fait toujours partie des modèles les mieux payés du monde (elle figure au 4e rang mondial du classement Forbes en 2012) et continue, à bientôt 40 ans, de séduire les marques. 

 

Un tabloïd britannique a cependant révélé qu'elle avait dernièrement bénéficié d'une doublure corps pour une publicité. Un modèle plus jeune aurait tourné des plans du spot télévisé. Un comble! Et le signe que les marques ne font plus appel aux mannequins pour de simples critères esthétiques, mais pour ce qu'elles dégagent et incarnent. Leur allure compte autant que leur façon d'exprimer leur personnalité. Même l'apprenti mannequin doit désormais déployer une batterie de qualités (ou d'extravagances) pour percer dans un univers où la concurrence est rude. 

 

>>>Diaporama: Les mannequins à suivre pendant les Fashion Weeks printemps-été 2014. 

 

Des corps standardisés

De fait, le nombre de tops a explosé depuis le milieu des années 2000. "Avant cette ère, les marques se disputaient une poignée de filles, très demandées, qui tenaient les rênes du milieu et définissaient les critères esthétiques", explique Vick Mihaci, président de l'agence de mannequins Elite Model Management. Et puis, le rythme de production des collections a changé. "Il y a encore une dizaine d'années, on attendait les mannequins pour ajuster et coudre les vêtements sur elles. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Ils sont fabriqués, puis les filles doivent rentrer dedans pour défiler: c'est quitte ou double." Du coup, les corps se sont standardisés. La diversité de taille n'existe plus. 

 

L'arrivée de modèles originaires du monde entier (et pour beaucoup des pays de l'Est) sur le marché, depuis le milieu des années 2000, a également changé la donne: "Aujourd'hui, être grande ne suffit plus. Dans les agences, on voit tous les jours des filles qui mesurent au moins 1,78 mètre: ce n'est plus le seul critère déterminant, poursuit Vick Mihaci. Du coup, on est beaucoup moins tolérant avec le reste du corps: des hanches larges ou une poitrine opulente, par exemple." Cette uniformisation a un autre revers: les mannequins noirs, moyen-orientaux ou asiatiques sont toujours aussi peu nombreux sur les podiums. Dans ce contexte, mettre en avant sa singularité est un atout. 

 

>>> A lire: Comment devient-on agent de mannequin? 

 

"Un excellent mannequin sait bouger tout seul, sans qu'on lui dise ce qu'elle a à faire

Sylvie Lécallier, chargée de la collection photographique au musée Galliera, à Paris, explique: "Il y a aujourd'hui deux tendances opposées qui s'affrontent. L'une consiste à rechercher des mannequins interchangeables, lisses, jeunes et parfaites. C'est le cas d'une grande majorité de marques. L'autre montre, en couverture de magazines notamment, des "gueules" qui ont l'attrait de la nouveauté et qui sont un gage de forte personnalité." D'où l'apparition de beautés iconoclastes, dans les séries mode d'abord, dans les campagnes de pub ensuite. "Les allures étranges sont utilisées pour représenter une tendance particulière, explique Vick Mihaci. Lily McMenamy, par exemple, possède un visage très punk, elle incarne parfaitement un esprit, une collection, une maison [NDLR : en l'occurrence celle de Marc Jacobs, dont elle est l'image]." Que l'on possède une particularité ou non, il faut connaître et maîtriser sa beauté pour réussir. "Devenir mannequin, c'est toute une éducation: pour être un visage qui compte, il faut quatre ou cinq ans d'expérience au minimum. C'est le temps nécessaire pour apprendre à poser." 

 

Sans compter les à-côtés du métier. La base: être disponible et avenante alors que l'on sort à peine de l'adolescence ; savoir travailler vite et bien, sur un shooting, avec une équipe inconnue et une bonne dose de pression. Et acquérir une solide culture artistique. Les mannequins performants doivent connaître l'univers esthétique des photographes, et être capables de réagir à des références, un tableau du XVIIe, par exemple.  

 

Oliver Rust, photographe de mode, confirme que "la personnalité du modèle est pour [lui] plus importante que sa plastique. Elle doit représenter une femme imaginaire ou un style. D'ailleurs, [il] préfère photographier une "gueule" qu'une fille trop lisse. Un excellent mannequin sait bouger tout seul, sans qu'on lui dise ce qu'elle a à faire. On lui explique l'humeur générale du shoot et elle sait improviser, se fondre dans le rôle. Lorsque cela arrive, la séance photo est inoubliable." 

 

La versatilité est l'une des clefs du succès des grands tops

Celles qui tirent leur épingle du jeu sont celles qui ont une certaine maturité. On ne compte plus les mannequins "âgés" qui caracolent en haut des affiches. Au hasard, la sublime Saskia de Brauw (32 ans), visage d'Armani Beauté, l'étrange MariaCarla (33 ans) chez Givenchy et l'indéboulonnable Gisele Bündchen (33 ans), icône healthy, chez Chanel. La Brésilienne Adriana Lima, au physique très sensuel, enchaîne aussi les campagnes à 32 ans. En les choisissant, les marques prennent le parti des valeurs sûres. "Une image comporte tellement d'enjeux financiers qu'elles préfèrent utiliser une femme qui est connue et qui a déjà fait ses preuves plutôt qu'une novice. La prise de risques est moindre", observe Vick Mihacy. 

 

La concurrence entre mannequins est aujourd'hui telle que bon nombre de jeunes recrues n'ont pas le temps de faire leurs preuves et d'accumuler les expériences qui enrichissent leurs palettes d'expression. Pourtant, rien ne remplace ces moments d'apprentissage, où le top doit jouer et apprendre à se glisser dans la peau d'un ou plusieurs personnages. Pour Christian Salmon, chercheur au CNRS et auteur de Kate Moss Machine, la versatilité est l'une des clefs du succès des grands tops auprès des photographes et du public. "Le talent de Kate Moss, c'est son aptitude à incarner des rôles différents. Lorsqu'elle monte sur un podium avant un défilé, la première question qu'elle pose, c'est: "What's the story?", quelle est l'histoire? Avec elle, la mode se fait récit, feuilleton, jeux de rôle. C'est au fond ce que la société demande à chacu : "Quel genre d'histoire es-tu? Quel rôle es-tu capable d'endosser?"" 

 

Le mannequin est très certainement le reflet d'une époque

La faculté à provoquer l'empathie, ou l'identification, est le dernier secret des grands tops. Ne l'oublions pas, "le mannequin est très certainement le reflet d'une époque", rappelle Sylvie Lécallier. L'une d'entre elles l'a bien compris: la Britannique Cara Delevingne, du haut de ses 20 ans. Son ascension est extraordinaire: en deux ans et demi, elle a atteint le statut de star. Elle sait incarner l'esprit grunge d'une saison et le style tradi-chic de la maison Burberry. Mais sa success story tient pour beaucoup à son talent de communicante.  

 

Grâce au réseau social Instagram, où elle compte 2,6 millions d'abonnés, elle alimente quotidiennement son fil de photos personnelles. Ses grimaces, son look de garçon manqué et son humour trash sont le reflet parfait de sa génération. Ses écarts et ses imperfections la rendent bien plus attachante que de simples images sur papier glacé. Se mettre en scène, jouer un rôle, se montrer et faire parler: Cara maîtrise parfaitement les codes de son époque. Une future grande. 

5 Key Steps to Defining Your Personal Photographic Style

March 19, 2013 by Jason D. Little

Create your own visual style…let it be unique for yourself and yet identifiable for others

 — Orson Welles.

While the visual style Welles was referring to was probably in the context of his work as a motion picture director, his words bear just as much relevance for photographers. Sooner or later we all will need to make a substantial proclamation of what we are all about as photographers. Naturally, most of us embark upon this journey through photography shooting anything and everything that catches the eye; we haven’t yet mastered any specific technique, neither have we pinned down a specific area of focus.

 

As novices we are also generalists. Of course, there is nothing wrong with having a wide range of interests and shooting diverse subjects; this could surely be considered a strength. But it is also important to be able to determine, in very specific terms, what kind of photographer you are — or, at least, aspire to be. How do you create a body of work that honestly reflects the way you see the world around you?


1. Self-analyze. This may seem obvious or overly simplistic, but I fear that a significant number of photographers might not spend enough time in introspection. You have to know what you like and even what you don’t like. What motivates and moves you? What are you inspired by? Why do you do photography in the first place? These are questions that may not have easy answers, but they are questions from which you can extract invaluable insights if you spend some time contemplating them.

 

2. Choose a subject. But don’t pick just any subject, choose something you are passionate about. Now you can see why the previous step is so vital in this process: it’s extremely difficult — if not impossible — to be passionate about photographing something you have no interest in. Henri Cartier-Bresson once lamented, “People don’t watch enough. They think. It’s not the same thing.” The key is to use your eyes; just see, explore, observe. Don’t over think things. Once you know what you really want to be shooting, devote the bulk of your time and energy to capturing that in such a manner that reveals how you feel about your subject; allow your passion to shine through.

 

3. Learn from the masters. You don’t need to enroll in a formal course or hunt down a famous photographer and beg them to take you on as an apprentice. Learning from the masters is as simple as picking up a book of their work and studying the variety of ways in which they use light and angles, how they frame their subjects, and all the other elements that make a great photo — or, perhaps more important, the elements that make their photos great. Remember, though, that the goal is not to imitate the style of others; you should use photographs you admire as a source of inspiration and encouragement. Recognize the stylistic consistency across a great photographer’s work and strive for the same consistency in your own.

 

4. Experiment. Great achievements quite often come at the end of a long, arduous, often discouraging sequence of trial and error. But the only way you are going to be able to even begin refining your style is by trying new things and deciding what works for you and what doesn’t. Whether it pertains to composition or lighting or post processing techniques, dare to experiment. Once you’ve arrived at something you think you may like, mull it over for a day or two; revisit what you have created, look at it and think about it critically. Ask yourself if what you have before you represents you. Don’t lock yourself into anything yet. We’re talking digital, so you’re free to tweak here and there or start from scratch as many times as you need until you find exactly what you want.

 

5. Synthesize. Your style is your unique way of seeing things. This involves more than simply choosing a subject, more than just declaring your personal preferences, more than devising a cool post processing recipe. Your personal style as a photographer is not established as a function of a singularity, but is the culmination of many deliberate choices. Equipment, subject, composition; whether you shoot handheld or use a tripod, whether you shoot spontaneously or plan in advance. Even factors that you don’t have much control over, such as your background and life experiences, may play a part in determining your personal style. Your aim is to cobble these things together in a synergistic way and fine tune them to perfection. Whatever your version of perfection is.

 

Defining one’s unique photographic style isn’t something that’s reserved strictly for professionals; any photographer can benefit from going through the paces of learning to infuse your personality into your work and so that it reflects not only your vision but your heart as well.

Références : Les maitres de la photographie

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